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dimanche, 26 juillet 2009

Harcèlement moral à l'université.

Premièrement : Il ne faut pas confondre harcèlement moral et harcèlement sexuel, cela n'a rien à voir.

Souvent ce sont les meilleurs étudiants ou candidats de ooncours qui sont harcelés, lorsqu'ils ne s'inscrivent pas d'emblée à l'université avec un binôme (être en binôme protège du harcèlement, car si une amitié très forte unit le binôme, l'autre moitié du binôme est témoin que son binôme passe bien les examens, est présent aux examens et aux devoirs, rend ses devoirs maisons, fait des exposés, qu'il ne chahute pas et ne bavarde par, a un bon niveau, etc..)

Le harcèlement moral est plus fort en concours que chez les étudiants passant des examens parce que la concurrence est très forte, en particulier dans les préparations d'agrégation.

Mais pour les étudiants passant un examen, il se peut qu'a l'affichage des résultats, certains étudiants essaient d'infuencer le jury en disant qu'on a confondut sa copie avec celle d'un copain, surtout dans le cas de QCM ou de copies anonymées utilisant peu l'écriture manuscrite. C'est ainsi que j'ai vu dans des examens de type certifications des candidats absents ^à l'examen, être reçus (sans doute à la place d'un autre).  Bon, il se peut que ce soit une erreur aussi, le jury s'étant trompé de ligne en regardant le n° d'anonymat.

D'ailleurs, même pour l'agrégation l'anonymat est levé avant la publication des résultats, si bien que certains candidats bien plus forts dans la matière que leurs camarades ne sont même jamais admissibles. Des bruits ayant courru qu'ils ne remplissaient pas les conditions, alors qu'ils les remplissaient pleinement!

Dans la salle de cours même le harcèlement moral se passe ainsi :

- Un étudiant ou candidat de concours est isolé complètement par ses camarades, il a beau être gentil et essayer de prendre contact avec tout le monde, car ce n'est au départ pas un malade, mais une personne très "public relation", peu à peu, on fait courir des bruits sur lui, tels que : "Il ne remplit pas les conditions de concours", ou "Il est nul et il fait faire les devoirs par son conjoint" (même ceux sur table faits à l'heure où son époux travaille.) Quand le candidat finit par participer (à des cours de tradution par exemple) sans préparation écrite, pous montrer qu'il a la science inffuse et que ce n'est pas son conjoint qui fait les préparations, on fait alors courir deux sortes de bruit : le premier étant qu'il ne travaille pas, et qu'il a certes la science infuse, mais que comme il ne travaille pas, son niveau allait baisser, le deuixème bruit étant que le conjoint fait les préparations, et qu'il les apprend par coeur). Dans le cas que je connais, le mari n'est même pas certifié par concours, mais par liste, car il a râté plusieurs fois son CAPES, alors que l'étudiante harcelée a son CAPES, et est bi-admissible à l'agrégation.

- On peut aussi raconter qu'il sent mauvais politiquement, c'est à dire qu'il est nationaliste ou quelque chose de ce genre, lorsque les autres étudiants ou candidats sont de gauche. Même si ce n'est pas vrai et que l'étudiant ou candidat est lui-même de gauche.  Mais non militant.

- Le candidat étant isolé des autres, séparé du groupe, séparation qui se traduit par sa place dans la salle, s'il y a peu d'étudiants, il est placé seul et dans une autre rangée, ou bien tout seul devant, et personne ne vient le rejoindre,

-Certains  professeurs, surtout des femmes,  voyant qu'il est isolé et séparé des autres participent parfois à l'ambiance générale qui consiste à ricaner quand il donne une réponse même juste, et/ou le rabroue lorsque, bon an mal an, il arrive à placer une réponse dans les réponses qui fusent de toute part, mettant alors fin au brouhaha, en rabrouant ce pauvre étudiant qui n'avait soufflé mot jusque là, alors que les autes étaient tous en train de donner des solutions plus ou moins juste et de rire avec le professeur. C'est arrivé il y quelques années à un cours d'agrégation, une étudiante placé en dehors du groupe ne disait rien alors que le professeur cherchait "dans la bonne humeur" la solution à un problème de traduction, dès que l'étudiante en question donna sa solution, (qui était bonne) on lui a dit : "Je ne veux pas vous entrendre, Madame NN. Vous voyez bien que vous nous empêchez d'avancer dans le cours" et "Bon, on travaille", puis le cours reprenait une direction sérieuse. C'était cetté année là, le cas pour plusieurs cours et pour la même étudiante... Généralement, ce qui se passe, c'est que l'étudiant harcelé se terre dans sa coquille et ne dit plus rien. Cette année là la candidate harcelée, a été la seule admissible de la formation!

- L'étudiant harcelé choisit une date d'exposé et un exposé , le prof "oublie" sa date, et donne le même exposé à un autre étudiant, le jour J, les deux étudiants arrivent avec leur exposé et celui qui a eu le sujet une semaine après l'autre insiste tellement que c''est lui qui fait l'exposé.

- Lorsque l'étudiant fait son insciption annuelle, on lui fait un tas de tracasseries, par exemple on lui renvoie trois fois son dossier d'inscription, en lui demandant de refaire le chèque pour les droits d'inscription, car le montant ne correspond pas à la préparation et en lui indiquant trois fois un montant différent, de façon à ce que la date limite soit passée et qu'il ne puisse plus s'inscrire ou qu'il se décourage et ne renvoie plus le dossier. Ensuite ils diront : Bon, si l'étudiante candidate d'agrégation s'est découragée devant l'adversité, elle ne pourra pas être prof, car elle sera trop faible, etc... Or, cette même personne est prof avec succès dans le secondaire depuis 30 ans...

- L'étudiant harcelé est un professeur du secondaire en activité, des étudiants plus jeunes et qui ne travaillent pas lui font des remarques (tout en le tutoyant), parce qu'il n'a pas fait (il n'a pas eu le temps) un devoir, ou n'a pas préparé suffisamment son exposé.

- Des professeurs donnent des devoir toutes les semaines et ne veulent plus les corriger lorsque le professeur du secondaire en activité rend ses devoir la semaine suivante, même si le corrigé n'a pas encore été fait en cours, ni donné aux étudiants.

 - Alors que jusqu'ici, l'étudiant était le seul de son nom ou de son prénom dans sa formation, on en inscrit un autre qui porte le même nom, mais est moins bon que lui, et deux autres qui portent le même prénom, passent le concours d'en dessous (CAPEs au lieu d'agrégation ) ou est retraité. Ainsi quand l'étudiant passe le concours, on dit "Ce n'est pas possible qu'il ait si bien réussi, ça ne doit pas être sa copie, ça doit être la copie d'un tel", car on le confond avec l'autre moins bon de même nom, ou alors le candidat qui porte comme patronyme votre nom marital ne se présente pas au concours, si bien que quand on demande "Est ce Mme NN s'est bien présentée", on répond, non, elle était absente, alors qu'elle s'est présentée sous son patronyme (c'est obligatoire!). En ce qui concerne le prénom et la personne inscrite dans l'année d'en dessous : "Et bien non, Dummie Doofie ne remplit pas les conditions pour l'agrégation interne, puisque Dummie (Sottie, mais on ne cite pas le nom de famille) a passé le CAPES externe)!

- On inscrit à la préparation de CAPES§Agrégation, une mère de trois enfants qui n'a besoin d'aucun diplôme pour passer le concours, et qui porte le même prénom que l'étudiante harcelée. Et ensuite on dit de l'étudante harcelée qui a eu des mentiosn au bac, et dans ses études univesitaires qu'elle a fait très rapidement jadis (elle n'avait redoublé que sa première année, car ayant de l'avance, elle n'avait pas l'âge pour entrer en deuxième année). il fallait 18 ans révolus pour s'inscrire à l'université, mais elle avait été inscrite en première année, parce qu'elle était venue s'inscrier avec sa mère à ses côtés, ce qui était considéré comme permission parentale. Or, elle n'a eu 18 ans que juste  avant de passer son examen de fin de première année. Peu à peu,on la confond avec la mère de trois enfants qui n'a aucune diplôme et a le même prénom qu'elle et on lui dit : "Oh! De toute façon, tu n'es pas bonne, car tu n'as aucun diplôme!", alors que la pauvre a Licence, Maîtrise et CAPES. Alors que l'étudiante maintenant harcelée mais qui ne l'était pas trois ans auparavant, était alors très aimée, sous son prénom et son nom de famille des autres étudians, on a fait venir à l'université cette autre personne portant le même prénom, en la rendant très populaire, pour qu'on ne se souvienne plus de la première, et quand celle-ci et revenue en préparation d'agrégation l'année suivante, tout le monde appelait l'autre par son prénom et ignorait celle qui était populaire par ce prénom trois ans avant.

- L'étudiante d'agrégation avait payé un droit supplémentaire pour les polycopiés, régulièrement un professeur donnait un document supplémentaire en disant "C'est pour Dummie!", mais le document atterisait dans les mains de l'autre Dummie, et quand la première Dummie  à laquelle revenait officiellement le document demandait à la seconde Dummie : "Qu'est ce que c'est? Est-ce que tu pourras me le montrer", l'autre Dumm ie cachait le document dans ses bras en disant "Cela ne te regarde pas, de toute façon, on le mettra après à  la bibilothèque", elle a fait pareil avec un document donné une semaine avant l'agrégation interne, sur un auteur qui est tombé (c'était le compte rendu d'une conférence de l'auteur), alors que la seconde Dummie qui n'a pas voulu préter le document à la première Dummie ne passait son CAPES qu'un mois plus tard.

- On fait  des RV avec des professeurs pour des cours supplémentaires pour un certain groupe d'étudiants (par exemple un cours supplémentaire pour l'agrégation interne), mais on ne prévient pas Dummie, l'étudiante harcelée qui a payé des droits plus chers pour l'agrégation externe, tout en préparant les deux agrégations.

- L'étudiante plus âgée marchant moins rapidement que les autres, on fixe en ha^te une salle pour un cours qui ne peut avoir lieu dans la salle habituelle, dans une salle très éloignée située dans un autre bâtiment, on donne un numéro de salle érooné à l'étudiante qui n'arrive pas à suivre le groupe parti au pas de course, et  elle ne trouve jamais la salle et râte le cours... car essayent de suivre les autres tant bien que mal, d'un seul coup au détour d'un couloir, elle ne voit plus le groupe, et ne sait pas où a lieu le cours....

- On fait disparaître le dossier de l'étudiant, ou on le cacher en partie, en particulier ses plus hauts diplômes lorsqu'un professeur veut le consulter.

- Lorsqu'un étudiant  professeur du secondaire manque une semaine ou deux, parce qu'il a des conseils de classe, des réunions de parents, des moyenne à faire, etc...; un professeur le considère comme démissionaire de sa formation et de son concours, et s'exclame quand il revient (même si vous avez envoyé des  mails pour vous excuser) "Tiens, vous n'aviez pas abandonnée?"....

- Un étudiant découragé par le harcèlement ou l'attitude de certains professeurs vis à vis de lui, dit à un autre étudiant en sortant des cours "Tiens, je crois que je vais abandonner". L'autre étudiatn s'empresse de le drie au professeur et quand l'étudiant arrive le jour de cours suivant, un professeur le chasse en disant "Vous n'avez plus le droit d'être ici, vous avez abandonné vos études!" L'étudiant rentre chez lui en pleurs et interloqué trouve une lettre à son retour formulant son renvoir en des termes qui laissent supposer de graves choses sur lui, et sans jugement elors qu'il est inscrit et a payé dans les 200 ou 300 Euros de droits d'inscription. La lettre stipule 1) Qu'il n'est pas incrit, alors qu'il est inscrit, 2) Qu'il se livre à des "interventions" bruyantes dans l'université (alors qu'il n'a jamais participé aux blocages et aux mouvements de grève...), 3) Qu'il s'y livre à des activités répréhensibles, alors que ses seules activités sont d'écouter les cours, de prendre des notes, de faire des exposée (parfois qualifiés d'intervention par les professeurs), et de rendre des devoirs.... de passer des examens et des concours... Comme il s'agissait d'une étudiante, l'étudiante était inscrite sous son patronyme (nom de naissance), mais la lettre était adressée à son nom marital, sans mention du patronyme.

 Tout ceci est arrivée à une même étudiante, professeur du secondaire de son état, qui avait fait des études initiales sans problème à un âge très jeune, avait eu son bac avec mention avec un an d'avance, à une dame gentille comme tout... on se demande vraiment pourquoi...

Elle me l'a raconté.

domino

 

 

jeudi, 02 juillet 2009

Résultats

Cet après-midi les résultats de l'oral sont tombés. Moi, personnellement je m'en f.... , parce que je n'y étais pas. Alors, je n'ai pas ressenti le même serrement au coeur, qui précéde le moment fatidique où l'on fait apparaître sur le site des résultats, les académies, puis quand on passe la souris sur les lettres de l'alphabet pour voir s'il y a quelqu'un sous notre initiale. Et auparavant, la fébrilité de l'attente.

 

Mais voilà, même si je l'aime bien, ça ne m'aurait pas fait du bien, si celle qui avait peu préparé son option et n'avait pas suivi les cours avec moi pour les deux questions supplémentaires par rapport à l'externe, et n'avait pas travaillé ces deux questions, avait été reçue.

Alors quand j'ai vu que mon académie ne figurait pas au tableau d'honneur des académies ayant des lauréats, j'ai éclaté de rire (tu me pardonneras, chère amie, si tu lis ce blog et que tu me reconnais, mais le même a pu se produire dans d'autres académies). Alors j'ai éclaté de rire, je suis comme on dit en allemand, "schadenfroh" (cherchez dans le dictionnaire si vous voulez savoir ce que cela signifie...), j'ai éclaté d'un bon fou-rire de soulagement.

Il faut dire que depuis déjà trois semaines, j'imaginais ma collègue se voir offrir une chaire supérieure, un poste à l'université, des classes préparatoires, à elle qui est TZR comme moi. Je n'imaginais que des belles choses pour elle, en les voyant m'échapper.

Dans mon académie qui était dans les années 60/70 la deuxième académie pour l'allemand, il n'y a pas eu de reçu à l'agrégation depuis deux ans et demi.

La dernière en date, était une lauréate de l'interne en 2007. Il n'y a pas eu de lauréats dans l'académie ni en 2008, ni en 2009. Pourtant l'un des départements de l'académie représente 4% de la population de la France, et l'autre 2%. Si bien que l'académie fait 6% de la population française.

Jadis le palmarès était :

1) Strasbourg,

2) Mon académie,

3) Nancy-Metz,

4) Paris...

Actuellement le quatuor de tête est :

1) Paris - Créteil - Versailles,

2) Lyon,

3) Ex-aequo : Nancy-Metz et Montpellier.

Strasbourg, jadis vainqueur, a 1 admis tout comme 4 autres académies, dont La Réunion, qui a des reçus tous les ans.

Le paysage de l'allemand a beaucoup changé ces derniers temps.

Il y a 34 admis au lieu des 35 prévus.

Seulement 3 hommes, les autres sont des femmes.

Combien d'allemandes et d'allemands, attendez la suite, je vais compter.

Ou vous citer les prénoms allemands, ce sera plus simple....

 En plus cela vous fera de jolis prénoms si vous cherchez à baptiser vos enfants...

Heide, Andrea, Maria, Stefanie (avec un f), Irina, Sandra, Natalja, Franziska, Kathrin, Barbara, Helena, Frank, Malte (comme chez Rilke), pour les prénoms allemands assortis de patronymes allemand, car certains comme Sandra et Barbara sont des prénoms bilingues.  Soit 13 germanophones sûrs,... soit : Plus du tiers des lauréats sont germanophones, c'est à dire "native speakers".

C'est une mode que les "native speakers" se présentent maintenant aux concours de langues jadis réservés aux français, rendant plus difficile l'accès des français à ces postes de professeurs fonctionnaires dans leur propre pays.

On constate le même phénomène dans les universités au niveau des CLES où certains native speakers se présentent dans leur langue maternelle, à des examens de niveau B1 ou B2 (et aussi C1) selon de Cadre Européen pour les langues, ce qui leur permet d'acquérir facilement des crédits en points pour leur année d'étude.

C'est comme si nous passions à l'étranger  des examens de français pour tester notre niveau en langue française : est-ce que ça vous viendrait à l'idée?

A la rigueur, quelqu'un qui habite depuis longtemps dans le pays peut passer un concours d'enseignement de sa langue maternelle pour avoir du travail. En France aussi, il y a dans les universités des cours pour  des francophones qui veulent enseigner le français aux étrangers, en faisant par exemple en même temps de l'alphabétisation. On prend dans les écoles Berlitz et au Goethe Institut uniquement des professeurs alemands pour enseigner aux français. Mais je pense pour l'avoir vécu en classe qu'avoir beaucoup de cours avec un professeur français qui connait vos difficultés car il les a vécues lui-même étant petit, et moins d'heure avec un/une assistant/e ou un professeur locuteur natif, devrait suffire. Je ne sais pas si c'est une bonne chose que des professeurs qui sont tombés dans la marmite de l'allemand à leur naissance, enseigne leur langue de façon presque exclusive pour certains collèges où il n'y a qu'un professeur, sans savoir où sont les difficultés que rencontrent un élève français et les fautes récurrentes des élèves français.

Par ailleurs dans les concours, les locuteurs natifs qui ont appris la littérature et l'histoire dans leur pays, sont tombés dedans aussi quand ils étaient petits, comparativement aux professeurs français qui ont découvert l'histoire et la littérature allemande tout doucement à partir de 12/13 ans quand ils ont étudié l'allemand en seconde langue, et ces concours sont beaucoup plus faciles pour eux.

Quand l'Europe a décidé d'ouvrir les concours de fontionnaires, y compris les concours de professeurs à tous les ressortissants de la communauté européenne, (vers 2000-2001, je crois), il aurait dû être fait une exception pour les locuteurs natifs des concours de langues.

Jadis, quelques bilingues de parents allemands et français se présentaient, mais avaient des familles franco-allemandes, alors qu'actuellement des purs représentants du pays de Goethe et de Mozart peuvent se présenter aux concours.

Je parle bien sûr en tant que francophone ayant toujours eu mon domicile familial en France et ayant appris l'allemand comme seconde langue à partir de l'âge de 12 ans en quatrième. Même si j'ai fait de l'allemand sans interruption depuis cet âge, c'est à dire depuis plus de quarante ans, j'estime que ceux qui ont fait de l'allemand depuis leur naissance et ont été à l'école en Allemagne, et de plus sont parfois depuis plusieurs années en France, pour ce qui est de parler français, sont plus avantagés que moi, dans ces concours.

Si dans mon académie, il n'y a plus de lauréats d'agrégation, ce n'est ni de la faute des professeurs de l'université, qui donnent beaucoup de leur temps pour nous, et qui souvent à ce niveau sont d'anciens jurys d'agrégation, voire même des jurys actuels, donc, savent de quoi ils parlent dans leurs cours, ni de la faute du QI des habitants, qui dans des statistiques récentes, ont été classés meilleure moyenne des QI de France, et le petit pays juste frontalier a le plus fort taux de membres de l'Institut Mensa au monde (association réunissant les plus gros QI), peuple héréditaire d'intelligences supérieures. Cette région possède aussi la ville ayant la plus forte concentration de grandes fortunes de France, battant largement la Côte d'Azur et ses villas de stars. Donc, ce n'est pas une région inintelleigente. C'est une région qui possède les plus grands musiciens de la Renaissance, les plus grands peintres, les plus grands inventeurs...  de grands romanciers, etc... Donc, c'est une région qui a les potentialités de réussir l'agrégation d'allemand, ce n'est pas une région de pecnauds, alors, quoi, c'est une injustice flagrante, pas vis à vis de moi, mais vis à vis de la région-académie... Et notre seule représentante à l'oral, n'était même pas originaire de la région. Alors, quoi, on nous boude, nous, les bâtisseurs d'ouvrages architecturaux capables de défier les grandes eaux...

Et les strasbourgeois qui sont aussi dans l'une des régions les plus intelligentes de France, eux dont la moitié de la population parle encore un dialecte qui ressemblent à l'allemand, euix qui n'ont qu'un fleuve à traverser pour aller en Allemange, ils n'ont qu'un admis...? Il y a quand même un problème, on suppose quand même que l'université de Strasbourg est une université de bons germanistes...

domino 

(Il y a quelqu'un qui ajoute des fautes dans mon texte au fur et à mesure que je le corrige pour faire croire que je serais mauvaise en français, et qui change même les chiffres, j'avais bien écrit B1 et B2 et je retrouve B2 et B2, etc...)

vendredi, 26 juin 2009

Je suis le frère de ma nièce...

Imaginez un peu que l'autre jour, voulant passer un petit examen qui prouve que je sais me servir d'un ordinateur et d'internet, je me suis retrouvée sur les mêmes bancs que ma nièce.

 

J'avais repéré avant qu'elle allait passer le même examen que moi, et nous avions deux places voisines.

 

Le surveillant en passant dans les rangs pour faire signer le bordereau de présence, a d'abord fait signer ma nièce, puis il lui a demandé : "Ah, il y en a un deuxième qui porte le même nom" (c'est mon nom de naissance, un nom rare). "C'est ton frère?" a-t-il dit à ma nièce, en voyant mon prénom qui est un prénom mixte. Et il me regardait, étonné de voir une femme assise à cette place, et cherchant un garçon des yeux.

Alors j'ai entendu ma plus belle voix des jours où les cours de chant la porte bien haut et toute flûtée, toute féminine, répondre en s'envolant vers le plafond (c'est vrai que tant en chant que quand je parle à voix forte, j'entend ma voix dans le haut de la pièce qui résonne comme une flûte) "Non, je suis sa tante!".

Bon, voilà qui peut poser bien des confusions : un jour où j'avais été voir mes copies d'agrégation la correctrice me lisait ses notes en lisant "Le candidat".

Pourtant, j'ai un air très féminin, je vous l'assure.

domino

 

Le jeu des coefficients

A l'agrégation d'allemand les coefficients ont été changés il y a trois ou quatre ans. Le thème et la version qui se passaient séparément, ont été rassemblés en une épreuve de traduction.

Dans l'ancien système le thème et la version étaient pour chacun au coefficient 3, c'est à dire 6 pour les deux, tandis que chaque dissertations était coefficientée 4.

Dans le nouveau système chacune des disseratations est toujours coefficientée 4, la traduction est aussi coefficientée 4 pour les deux traductions ensemble. Si bien que la traduction a perdu 2 coefficients.

Durant les dernières années de l'ancien système de coefficients, la note du dernier admissible était située entre 74 et 77 sur 280.

J'ai calculé ma note d'écrit de cette année avec les anciens coefficients, j'aurais eu 80,5, Donc avec ces anciens coefficients j'aurai été admissible avec quelques points d'avance.

Avec les nouveaux coefficients, ma note n'est plus que de 59 sur 240.  Et la note du dernier admissible qui était l'année dernière à 62 est passée à 71, ce qui fait remonter la note du dernier admissible à presque la même note que ce qu'elle était auparavant, mis à part qu'elle est sur 240 et non sur 280 comme avant. Ce qui veut dire que le jeu des coefficients aidant, les candidats ont augmenté leurs notes de dissertation de beaucoup, vu que le rôle de la traduction qui est la seule épreuve où est mesurée la compétence en langue étrangère, devient négligeable.

Pour vous montrer la différence avec le jeu des coefficients en moyenne sur 20, tout en sachant que l'agrégation externe d'allemand étant un concours que l'on résussi avec une moyenne de 6,5/20 et où l'on est admissible avec une moyenne qui varie habituellement entre 5 et  5,5/20, voici mes notes réduites /20 dans les deux systèmes.

Système 1 :

(ancien système) 80,5/280 = 5,74/20

Système 2 :

(nouveau système) 59/240 = 4,89/20

Soit presqu'un point de moyenne en moins pour ceux qui sont bons en traduction et moins bons en dissertation.

(NB : je plaide ma cause puisque j'ai eu 10,75/20 en traduction).

Si je dis que la dissertation n'est pas une épreuve de langue, c'est que :

- un candidat qui a une langue excellente et fait un hors-sujet obtient 0,5/20 à se disseration.

- un candidat qui a fait beaucoup de fautes de langue, qu'il ait fait un hors sujet ou non, obient 0,25 à se dissertation.

Pour une disseration la différence entre ces deux candidats celui qui a un excellent niveau en langue, mais a fait un hors sujet, et celui qui a un niveau exécrable en langue, n'est que de 1 point /240.

Ce qui montre que l'agrégation d'allemand n'est pas un concours de langue allemande, mais un concours de bachotage d'un programme.

On veut récompenser l'étudiant qui a bien travaillé d'une façon très scolaire, et non plus le fort en thème (qui lui s'il est déjà professeur et francophone, a dû travailler énormément sa langue dans sa jeunesse pour arriver à ce niveau-là). On va récompenser le bûcheur jeune, qui n'a jamais enseigné, mais a toujours appris ses dates et ses citations par coeur, plutôt que celui qui a de fortes potentialités, dont le don des langues.

On va récompenser l'étudiant qui a appris son programme d'une façon très scolaire, ses cours de fac et cours du CNED par coeur, plutôt que le professeur qui a bossé toute l'année en lisant son programme d'agrégation et ses cours du CNED d'une façon intelligente, mais sans en retenir les détails par manque de temps.

On va récompenser le jeune qui a le temps, plutôt que le professeur expérimenté et dévoué aux fortes potentialités.

Un jeune qui va peut-être abandonner le métier lors de sa première année (c'est plus facile maintenant, car il n'y a plus d'engagement quinquennal), alors que le prof qui a bossé toute sa vie ne sera même pas agrégé à la fin de sa carrière.

On a dit que l'agrégation interne était là pour pallier à ce défaut. Elle a un programme plus léger, mais la moitié de l'année universitaire en moins pour la travailler.

L'année universitaire commence fin septembre et l'écrit de l'interne a lieu fin janvier, soit 3 mois et demi à 4 mois de cours pour l'interne, souvent tronqué d'une journée ou deux par semaine, puique les horaires d'université sont répartis sur trois jours souvent du mardi au jeudi. Les cours magistraux d'interne ayant lieu le mercredi matin et les cours de traduction le mercredi après-midi. La plupart des professeurs qui passent l'interne ne sont libre que le mercredi, voire même que le mercredi après-midi.

L'écrit de l'externe est fin mars, début avril, donc les étudiants d'externe ont deux mois de plus pour étudier un programme d'écrit légèrement plus long, qui ne comporte cependant pas les justifications de traduction demandées à l'interne et quji demandent aussi une préparation en traductologie/linguistique, les candidats d'externe repoussant souvent la préparation en linguistique au-delà de l'écrit.

L'oral de l'interne est début avril, celui de l'externe s'étend de la mi-juin au début juillet.

Le candidat d'interne doit préparer la didactique que ne prépare pas le candidat d'externe.

Le candidat d'externe a trois mois entre l'écrit et l'oral, alors que le candidat d'interne n'a que deux mois.

Alors les deux questions de programme écrit en moins, cela était peut-être valable à l'époque où l'écrit de l'interne était fin août, et que les candidats avaient pratiquement un an pour travailler le programme à partir de sa parution.

Alors que maintenant, le candidat d'interne n'a plus que la moitié du temps qu'il avait avant pour travailler le même programme qui cette pour l'année prochaine a été changé pour les deux tiers, alors que pour l'externe, trois questions sur six, soit la moitié des questions dont les options (la sixième question) sont restées identiques.

Donc, des candidats d'interne avec des programmes allégés, allons donc! La moitié du temps en moins pour faire environ une même quantité de travail si on la répartit dans le temps. Cela revient au même et l'agrégation interne est plus difficle dans la mesure où nous ne sommes que des professeurs certifiés et cerifiés bi-admissibles à l'agrégation à nous présenter (les MA n'ont pas le droit de s'y présenter), et que les moyennes des candidats sont également plus élevées qu'à l'externe. Car mes observations des cours à l'univesité m'ont prouvé que les candidats d'interne (des professeurs) sont d'un niveau plus élevé que celui des étudiants qui préparent l'externe.

Alors, dans la mesure où bon nombre de professeurs certifiés se présentent aussi à l'externe, on se demande pourquoi, dans les statistiques de l'an dernier, un seul certifié était admis à l'externe. Généralement, on répond à cete question que c'est parce qu'ils n'ont pas le temps de travailler leur agrégation, alors pourquoi sont-ils reçus en nombre à l'interne, avec de meilleures notes, alors que le rapport temps/questions de programme semble être inférieur à l'interne par rappot à l'externe?

domino

vendredi, 19 juin 2009

Le deuxième examen râté

(Extrait de la vie "romancée" de Dummie, Nouvelle ou Roman de Domino)

(Vous direz que dans les romans, on dit parfois la vérité, parfois la vérité romancée, parfois rien que la vérite, parfoir toute la vérité!)

Dummie m'a raconté :

Cet examen est un examen de langue, autre que celle que j'enseigne, autre que celle dont je suis spécialiste, autre que ma langue maternelle. J'ai réussi le niveau d'en-dessous l'an dernier.

A propos de langue maternelle,  je dois dire que j'ai lu sur le site officiel de cet examen que  les locuteurs natifs ont le droit de passer leur langue maternelle. Je sais que certains de nos élèves de collège n'ont, dans leur langue maternelle, pas le niveau européen B1 des langues étrangères, mais je suppose quand même qu'un étudiant français qui a son bac, a au moins le niveau C2 en français, et n'aurait pas l'idée de passer des niveaux de B1 à C1 dans sa propre langue considérée dans cet examen comme langue étrangère. A moins de vouloir avoir des points crédits pour son année universitaire facilement acquis.

C'est la plupart du temps ce que font les étudiants étrangers un peu paresseux, désirant valider leur année en France, ils passent un examen de leur langue maternelle, langue étrangère pour gagner des points crédits pour valider leur année en France. Alors peut-on dire quand le niveau 3 n'existe pas et qu'ils passent le niveau 1 ou 2, c'est à dire le B1 ou B2 du cadre européen, qu'ils ont dans leur langue maternelle, le niveau du bac dans leur pays? S'ils réussissent le niveau B1 ou B2, il n'y a aucune preuve qu'ils auraient le niveau C2... voir D2 ou E2 ou Z2 qui sont des niveaux non répertoriés, mais qui devraient être ceux des locuteurs natifs.

Bon, tout ceci pour dire qu'une autochtone du pays, qui parlait mal le français et avait même du mal à s'exprimer dans notre langue passait ce niveau C1 et l'a réussi. Si elle avait dû passer le niveau C1 en français, ce qui aurait été plus logique, elle ne l'aurait certainement pas eu. Devant le jury, elle n'a parlé que la langue de l'examen et l'écrit était aussi dans la langue de l'examen, il n'y avait aucune traduction.

Dummie continue à raconter, sans que j'interrompe ses longues explications...

J'ai vu partir le train d'avant, car mon mari me fait toujours attendre 10 minutes devant la maison au volant de ma voiture, il crie sur moi pour que je me dépêche tant que je suis dans la maison, mais une fois que j'ai sorti la voiture et que j'attends devant, il vérifie pendant 10 minutes si tout est bien fermé, si les robinets de la salle de bain et de la cuisine sont fermés (c'est depuis qu'il avait arrosé un locataire d'en-dessous en laissant les robinets d'un lavabo ouvert lors d'une panne d'eau, juste avant notre mariage il y a presque 35 ans...), si les plaques de la cuisinière sont éteintes, si les lumières sont fermées.... et regarde 20 fois les robinets et les plaques de la cuisinière. Il avait dû à l'époque rembourser les livres de l'abbé qui habitait en dessous de chez lui.

Tout marchait bien ce matin là, jusqu'à ce que mon train qui devait arriver vers 8 heures 40 dans Grande Métropole, s'est arrêté en plein voix, environ 5 km avant la gare de Grande Métropole Régionale. J'avais un rendez-vous à 9 heures 20 pour passer un examen de langue niveau C1, donc j'avais largement le temps en 50 minutes d'arriver en métro, puis à pieds. A mon rythme de marche qui ne peut être rapide, il faut compter 10 mn pour descendre du train et aller jusqu'au quai du métro, 15 minutes de métro, et 10 minutes pour aller jusqu'à l'université et la salle, donc il devait rester 15 minutes avant l'entrée dans la salle. J'avais demandé à ne passer qu'à 10 heures, mais quand on a pris les rendez-vous (en raison de la configuration de l'examen, les étudiants commencent leur écrit avec des décalages de 20 minutes), il semblait que l'organisateur ne voulait pas prendre de rendez-vous aussi tardif (d'autres se sont ensuite inscrits après moi!), et j'ai pris 9 heures 20 au lieu du RV à 10 heures que je voulais prendre.

A environ 5 mn de l'arrivée en gare - jusque là le train n'avait aucun retard - le train s'arrête en pleine voix. Généralement, quand il s'agit d'un feu rouge, le train s'arrête une ou deux minutes, mais là, il ne repars pas, je commence à m'inquiéter, à trembler, en désespoir de cause, j'appelle mon mari au téléphone qui se veut rassurant. Bon, voilà le train qui redémarre... Il s'est bien arrêté pendant 10 à 15 minutes.

Je n'ai pas l'habitude de courir, mon vieux corps en a perdu l'habitude, mais cette fois-ci, je cours, je cours, je cours à ma façon et à ma vitesse, car il y a des tas de gens plus jeunes que moi, ou plus mince qui me dépassent en marchant!

Dans le métro ça va, pas besoin de courrir, mais ça me semble interminable!

Me voici à courir de nouveau, il reste 3 minutes, je n'arriverai jamais à courir jusqu'au bout, je halète, j'ai envie de pleurer, je crois que je pleure, je cours et je halète en même temps.

Pourtant cet examen n'est pas vital pour moi, je ne suis ni en danger de mort, ni en danger de perdre mon métier si je le râte, je n'ai rien à perdre et tout à gagner, ce n'est pas l'examen que j'ai préparé durant toute l'année comme l'agrégation. Pour l'agrégation je me poste à l'hôtel la veille et parfois même l'avant-veille pour réviser tranquillement et arriver à l'heure. Et je ne suis jamais arrivée en retard.

Ce n'est pas un examen de spécialité, c'est un examen pour non spécialistes, simplement destiné à calculer le niveau dans une langue, mais prouvant que l'on peut consulter des ouvrages de cette langue dans nos recherches et  les comprendre et nous débrouiller dans le pays, en particulier dans une université de ce pays.

J'ai juste encore 30 secondes pour traverser le parvis, le hall, heureusement c'est au rez-de-chaussée, j'arrive haletante comme un cheval qui vient de courrir cent tiercés en suivant devant la salle dont la porte est ouverte. Il n'y a qu'une étudiante matinale arrivée à 8 heures du matin et commençant à 9 heures 20, je suis la deuxième à passer. Arrivée à l'avance, la suivante qui doit passer à 9h40 est déjà là. Il n'y avait personne entre celle de 8 heures et moi.

Le professeur me demande, si comme je suis essouflée, je veux changer de place avec elle, mais j'ai peur qu'on fasse des confusions dans les listes, alors je préfère prendre place tout de suite à l'ordinateur qu'on m'indique, à côté de l'autre étudiante. On me donne le sujet (dont je tairai le contenu ici), l'étudiante qui est arrivée une heure 20 avant moi est à côté de moi, je suis embêtée parce que mon essouflement rend ma respiration bruyante et me fait toussoter (je vais bien toussoter pendant un quart d'heure, par intermittence bien sûr), cela faisait bien dix ans que je n'avais pas couru et 20 ans que je n'avais pas couru aussi longtemps. Je crois que j'ai bien failli en mourir!

Bon, il y a par moment plus de bruit que mon toussotement du début ne peut en faire... car à chaque fois que quelqu'un entre dans la salle, un autre professeur (il y a plusieurs langues qui préparent aux ordinateurs de la même salle), ça discute ferme et fort. En trois heures, il faut...

- écouter une vidéo dont il est noté sur le sujet qu'elle dure 10 minutes 30, mais elle dure en fait 28 minutes.

- lire 9 pages de texte d'un niveau assez élevé, mais tout à fait à ma portée, textes très intéressants, qu'encore une fois, j'aurai bien aimer emmener à la fin, mais qu'on m'a repris,

- prendre connaissance  d'un document iconographique que j'ai posé sur la table, me disant que j'allais m'en occuper en dernier, mais c'est au moment de reprendre les textes pour aller passer l'oral, que je me suis rappelée de son existence, alors, je l'ai inclus dans la partie orale de ma présentation, en improvisant,  c'est d'ailleurs à propos de ce document qu'on m'a cuisinée le plus pendant l'entretien.

- taper une présentation sur l'ordinateur de type Powerpoint, mais ici c'est Impress, dont j'ai l'habitude puisque j'ai déjà dû l'utiliser pour un autre examen. Dans le sujet on vous donne un rôle dans la société (je ne vais pas dire exactement lequel, parce que ce sujet ne doit pas être divulgué, mais je suis sûre que d'autres étudiants s'en souviennent autant que je m'en souviens aujourd'hui et sont capables de renseigner le public à ce sujet, mais moi, je ne le ferais pas).

- et  au bout de trois heures, présenter sa présentation sous forme d'une conférence de dix minutes, oralement au jury, tout en présentant son plan projeté par l'ordinateur sur l'écran.

Bon, je commence .... J'écoute le vidéo, trois journalistes discutent ensemble, l'une interviewant les deux autres (je ne dis pas ici de quoi çà parle par déontologie étudiante et professorale, en principe les sujets de ce niveau sont axés sur les sciences humaines, mais dans l'ensemble, je comprends le sens général). Accent très américain. Le genre d'accent qu'a Obama. Sur la vidéo, pas d'images explicatives. Rien que les journalistes qui parlent. Au début, je ne m'aperçois même pas que c'est une vidéo, le tout démarre en audio, cet ordinateur ne fonctionne pas du tout comme le mien. J'ai un écran noir avec un petit magnétophone. J'écoute donc en audio, sans l'aide des noms des journalistes montrés sur la vidéo, et sans l'aide de la forme de leur bouche qui parle, car c'est plus facile de comprendre en voyant les lèvres qui bougent que seulement d'oreille, du moins pour les langues étrangères qui ne sont pas l'allemand et parlées vite. Il est écrit 10 minutes 30 sur la feuille, et bigre cela fait déjà 12 minutes que j'écoute cette vidéo en prenant des notes. Sans l'aide de l'image. D'un seul coup au bout de 20 minutes, je vois la suivante s'installer à côté de moi, sa vidéo démarre : elle a des images! Alors je cherche où je peux cliquer et après quelques recherches je trouve où je dois cliquer pour  obtenir la vidéo entière, d'abord en petit format, puis en grand format pour ma voisine. ça va mieux, je vois quand ça change d'homme qui parle (il y a deux hommes et une femme). Je comprends beaucoup mieux. Sans l'image je m'étais imaginée tout à fait d'autres visages pour les personnes. j'écoute jusqu'au bout, 28 minutes, je me demande comment je vais le réécouter une deuxième fois.

C'est beaucoup plus dur que ce que l'on donnait aux BTS, section dans laquelle j'ai enseigné l'allemand. Où ils avaient 3 minutes d'enregistrements audio avec 2 pauses possibles, qu'ils pouvaient écoutre deux fois en suivant (à moins que ce soit 3 fois, je ne m'en souviens plus) avant d'en faire le compte-rendu. Nous enregistrions nous-même nos documents (nous les faisions enregistrer par des locuteurs natifs) en vitesse lente, sur des textes  simples, concoctés par nos soins.

Bon, je ne sais même pas combien de fois on a le droit d'écouter cette vidéo. De toute façon, il ne reste plus que 2 heures et demi, les 9 pages de texte à lire et la présentation à faire, et ma voisine de gauche continue à taper sa présentation, ce ne sont pas des claviers silencieux comme celui de mon portable sur lequel j'écris maintenant, je me repasse le début... bon, je réécoute le début, je vois les noms des protagonistes écrits en toutes lettres, j'en avais bien compris deux, quand aux médias où ils travaillent, j'avais tout compris.

Je comprends bien le début, je réécoute 10 minutes 30 en complétant mes notes. Je rectifie certains trucs que j'avais mal compris. Comme pour tous l'examen, mes notes sont prises en écriture de médecin. Il n'y a pas trop de place pour poser les feuilles devant l'ordinateur, c'est comme si on écrivait sur un coin de table.

Bon, passons aux documents suivants les textes. Il y a des titres en gras, c'est bien stucturé. Mais c'est écrit assez petit et assez clair pour le reste, quand ma voisine de gauche va passer son oral, et libère la place sur ma gauche, je peux regarder mon texte en le tenant en l'air sur ma gauche tout en écrivant avec ma main droite, parce que au bout d'un moment dans la pénombre, face à l'écran d'ordinateur qui éblouit, les yeux se fatiguent plus que si on lisait sur un ordinateur, où c'est plus facile à lire avec la lumière qui met les lettres en relief. Pourtant, j'ai mes lunettes. Mais au bout d'un moment, je m'aperçois que je lis mieux sans lunettes. Je suis assise dans une rangée d'ordinateur qui fait face au mur qui est le long du couloir, alors que de l'autre côté de la salle il n'y a qu'une personen assise aux ordinateurs qui sont face aux fenêtres. En fait, toute la lumière venait d'en face, celle de l'ordinateur et celle du jour, et n'éclairait ni le clavier, ni la feuille à lire. Dans la partie après l'oral je demanderai d'allumer la lumière, ce qui fut fait. Bon je trouve les textes écrits relativement facile, je comprends tout.

Une heure de travail pour lire les 9 pages et prendre les notes.

Reste à structurer, faire un plan, m'imaginer être un certain personnage qui va exposer tout cela, dans cette histoire j'ai complètement oublié mon document iconographique que je n'oublierai pas de nouveau si j'ai l'occasion de  repasser cet examen. Je base donc ma conférence "de presse" sur les autres documents. Je tape mon plan sur Impress. Je m'apercevrai au milieu de la projection que le texte d'une diapositive dépassera vers le bas. Mais comme l'écran est grand, on le voit quand même. Et puis, on nous avait dit que si on ne savait pas le faire, on pouvait le faire sur traitement de texte, alors, je ne sais pas si c'est compté, mais le fait que j'ai fait le plan sur diapositive n'est déjà pas mal.

Dummie continue à raconter (et c'est vraiment "dumm"*) :

Que...

Au moment de passer l'oral, Dummie se lève, elle demande si elle doit prendre ses affaires (son cartable et son sac à main étaient posés à une certaine distance d'elle, contre le mur). On lui dit de laisser ses affaires, même son sac à main. Dummie n'aime pas laisser son sac à main. Dummie a peur qu'on lui vole ses sous! Elle laisse de mauvais gré son sac à main, dans lequel elle trimbale aussi son appareil de photo bijou, celui qu'elle sort sur les passerelles pour photographier les slogans politiques historiques de la grève pendant laquelle elle a scupuleusement suivi les cours d'agrégation, parfois seule, les cours de prépa concours n'étant pas supprimés, mais les étudiants faisant bigrement défaut en ces temps troublés du début du XXIème siècle.

Dummie a un peu honte de son accoutrement. Dans les magasins, elle ne trouve, ni pantalon, ni chaussures à sa taille, et pour les tuniques c'est tout juste. Alors c'est un pantalon de survêtement qui lui sert de pantalon de ville, qui assorti de chaussures et de tunique, de foulards, prend un aspect de ville. Elle a de grosses galoches mi-ville, mi-sport. C'est entre la basket de couleur, en peau, et la chaussure de randonnée basse. Enfin pas vraiment des chaussures de sport. Comme Dummie ne sait plus faire ses lacets parce que son gros ventre l'empêche d'atteindre ses pieds avec ses mains, elle a pris des chaussures avec des fermetures velcro qui font scratch. Mais voilà, ces bandes se déscratchent sass cesse et elle est obligée de les remettre tout le temps et voilà qu'elle se lève de devant son ordinateur face au jury et la bande de sa chaussure est déscratchée. Elle dit "Attendez" et rescratche sa chaussure. Mince! Pense-t-elle deux semaines après, en cherchant les raisons de son échec, c'était peut-être à cause de ma bande déscratchée, ils ont cru, que moi qui ne triche jamais, j'aurais caché une antisèche, ce serait dumm alors, d'autant plus que je ne savais même pas à l'avance de quoi ça allait parler, ni des mots dont j'aurais besoin...Et ce n'est pas mon genre, de mon enfance jusqu'à ma quatrième année d'université, je n'aurais jamais eu besoin d'antisèche même si j'avais voulu, je montais tous les échelons avec un an d'avance sans problèmes, et puis me voilà, moi, maintenant, vieille, la plus vieille de l'agrégation après avoir été la plus jeune de l'école de mon enfance, pense Dummie.

Quand à mon appareil de photo, c'est à partir de ce jour-là (quand je vais regarder les photos prises sur le retour à la maison) qu'il commence à ne plu aller. L'écran se brouille, mais le contenu de la carte n'est pas abîmé. La semaine suivante, l'écran se met carrément deux fois à l'envers, les maisons sont accrochées à la route qui est en l'air, et les lettres des instructions se lisent l'appareil retourné et de droite à gauche, à l'enves, il faudrait un miroir pour lire aurtrement qu'en déchiffrage ce qui est écrit. Est-ce que quelqu'un y a touché pendant mon oral. Il s'est réparé tout seul deux semaines plus tard.... Bizarre...

Bon, on nous dit bien d'éteindre nos portables pendant un examen, mais mon appareil de photo était fermé et il n'a pas de fonction d'envoi. Il n'y avait pas d'enregistrement audio dedans, mais des vidéos sur lesquelles je chantais entre autres du folk anglo-américain, chansons  que je sais, en principe, par coeur. Mais je n'y ai pas pensé avant de venir, et ça n'avait rien à voir avec le contenu de l'examen.

continue à me raconter Dummie.

Et oui, je me fais toujours des reproches comme cela, dit Dummie.

Mince! Ce document icono! Dans ma liasse! Je l'avais complètement oublé, qu'est-ce que c'est? Ah! oui, je vois.... où vais-je l'inclure pensais-je en chemin. Oui, là, vers la fin, il me servira d'exemple.

Et Dummie de continuer son histoire :

Je suis arrivée dans une autre salle, juste uine ou deux portes au dessus, je veux dire plus loin, encore une salle d'ordinateur, j'ai dû metre mon travail, la présentation Impress sur l'ordinateur du bureau, par une clef USB. ça s'est affiché, c'était sous la forme plan, il a fallu le mettre sous la forme Notes puis diaporama.

Mon plan était projeté derrière moi sur un écran. Je devais apparemment rester debout devant l'écran, mais j'ai préféré m'assoir, seulement avec les ordinateurs qu'ils avaient devant eux, le jury ne me voyait plus, alors j'ai du me mettre sur le coté et eux aussi. Ils étaient deux messieurs, des profs d'anglais parmi les plus connus de la fac, j'ai commencé à faire ma conférence après m'être présentée pas avec mon vrai nom qu'ils connaissaient, mais avec le nom de mon rôle, comme si j'étais ce personnage important. Pendant 10 minutes je leur aie exposé les tenants et les aboutissants du sujet qui nous intéressait ici, les avantages et les incovénients. Comme je n'avais pas bien regardé ma montre, après avoir fini ce que j'avais à dire, j'ai demandé si ce n'était pas trop long. Quant c'est en allemand, c'est toujours trop long! Généralement mes profs me laissent continuer pour me dire ensuite : "A l"agrégation, l'heure, c'est l'heure, si vous n'avez pas fini au bout de 30 minutes (de 10 minutes pour la grammaire), on vous coupe en pleine phrase. Vous avez encore une minute, m'a répondu l'un en cette langue que je passais.  Tiens, les phrases de cette langue sont moins longues que les phrases allemandes? Alors j'ai ajouté une ou deux phrases pour faire une minute. Ensuite a commencé l'entretien de dix minutes.

Au début de l'exposé j'avais un accent bigrement allemand, et ces derniers temps j'ai regardé sur You Tube beaucoup de vidéos d'un homme politique de la langue que je passais et qui n'est pas l'allamand et aussi des filles qui à l'Ouest d'un grand pays, qui chantent et parlent entre deux, alors j'avais un accent pas très européen. A un moment, j'ai fait un effort pour diphtonguer plus. Et j'avais l'impression qu'en face, pendant l'entretien, mes deux jurys ont commencé par le même accent que moi, soit qu'ils se sont laissé influencer, soit qu'il me singeait pour ce foutre de l'accent allemand que j'ai dans cette langue, la langue étrangère que nous parlons le plus influençe toujours nos autres langues étrangères. Mais en fait, par rapport à ma jeunesse, époque où j'ai étudié cette langue, cette langue à la fois continentale, et d'outre-mer, et d'un autre continent, a beaucoup évolué sur le plan de l'accent. Elle était beaucoup plus douce et mélodieuse avant. Maintenant alors que l'allemand s'adoucit, cette langue devient plus dure.

Comme je l'ai dit à part une question posée sur ma mini-conférence, toutes les autres questions portaient sur le famaux document iconographique, et on a tenté de me faire changer d'opinion sur l'homme qui était au centre de cette image, ce que je fis. Dans notre rapport écrit que nous allions refaire sur l'ordinateur, il fallait tenir compte des remarques du jury, donc j'y ai consacré tout un paragraphe.

Bon, après l'oral, qui semblait s'être bien passé, je suis repartie dans la salle informatique à mon ancienne place, écrire le rapport. Sur le chemin, le jury semblait plus souriant qu'à l'aller et j'ai pensé qu'il avait changé d'opinion sur cette germaniste habillé à la six-quatre-deux. (Quand j'étais petite on dessinait aussi des visages de bonhommes avec un six, un quatre et un deux!). De toutes façons, je n'ai pas d'autres vêtements.

Enfin, c'est mieux que Max qui va conduire son frère en voiture au lycée, en redémarrant bien vite en trombe, parce qu'il est en pyjama.*

Dummie continue :

Bon, continuons, on a une heure. Là le chronomètre redémarre dès qu'on est assis, avant même qu'on mette la clef USB fournie par le centre d'examen dans l'ordinateur (clef  qu'on vous reprendra à la fin pour en refaire le correction).

Je travaille directement sur le traitement de texte, un traitement de texte Writer, alors qu'il est écrit Word sur le sujet, mais il n'y a pas de traitement de texte Word sur cet ordinateur-là, c'est sûrement pour cela que le jury ne m'a pas octroyé l'examen, il a corrigé sur Word et on ne voyait rien.

800 mots, 800 mots d'ordinateur, je ne vois pas ce que ça peut faire, sur le papier on met 100 mots par page environ, mais sur l'ordinateur?

Bon, allons y, je suis de nouveau mon personage, je fais un rapport des documents lus et visionnés pour mes collaborateurs. A la fin, je fais la part belle à la correction du document iconographique, selon ce que m'a fait dire l'examinateur. Juste avant, je relate le contenu de la vidéo, mais je n'ai pas le temps de m'étendre. Pas le temps non plus de remplacer le mot français "document iconographique" par "Image" dans la langue de l'examen ou quelque chose de ce genre pour le titre que j'ai mis à ma 4ème partie. Déjà, alors que je recompte mes mots tout en faisant mes dernières rectifications, on me dit comme au jeu des mille francs "C'est fini!!". "Rendez votre clef USB" J'ai enregistré, vite, enregistrez....

Tirons la clef, zut, j'ai oublié de cliquer sur "Retirez le périphérique sans danger"!

"Elle vient, cette clef?"

"Oui, monsieur, mais je n'ai pas cliqué sur "Retirez le périphérique sans danger!" Si on ne fait pas cela, on risque de perdre toutes les données. "Je peux la remettre pour vérifier". Alors, il regarde avec moi, pour vérifier si tout est là. Quand on ouvre le texte, on ne voit que les trois dernières lignes. "Il n'y a que ça?" "Non, non, monsieur, il faut bouger la glissière à droite de l'écran pour voir le haut!"  Et mes deux pages qui surmontent les trois lignes apparaissent. Bon peut-être qu'en corrigeant, les correcteurs ont oublié de bouger la glissière, pour faire apparaître le texte. Ou alors, ils l'ont lu sur Word qui n'a peut-être pas su convertir et aurait corrompu mon fichier. Dans la mesure où j'ai rendu mon fichier en bon état...  il faudrait me re-faire fare cette partie de l'épreuve, si mon travail a disparu. Puisqu'il compte comme compétence de production écrite, tandis que l'oral compte comme production orale. La compréhension n'étant pas évaluée en tant que telle dans cet examen, elle est évaluée au niveau d'en dessous que j'ai réussi l'an dernier.

 Bon, le monsieur colle ma clef USB sur le bordereau que j'ai rempli au début. Nous ne sommes pas anonymes, il n'y avait pas de numéros d'anonymat qui ont été attribués. Contrairement aux autres examens, on a dû mettre nos noms sur le bordereau. Puisqu'on n'avait pas d'anonymat, je me suis demandée comment ils allaient reconnaître mon travail, alors j'ai nommé mes fichiers par mon nom et mon prénom. Il ne fallait peu être pas, et j'ai peut-être été éliminée pour cela. En fait, les consignes concernant les noms et numéros d'anonymat sont très floues. Par exemple, au niveau 1 du même examen, c'est à dire A1, on doit faire à la fin un enregistrement. L'année dernière, dans une autre langue, j'avais réussi toutes les compétences sauf celle-là. Oralement, on avait dit d'écrire son numéro d'anonymat, mais sur le sujet il était écrit de dire son nom, alors j'ai suivi la consigne écrite de préférence à la consigne orale, et j'ai échoué à cette partie-là. Je me suis demandée si c'était parce que j'avais dit mon nom ou parce qu'on aurait perdu mon enregisrement.

Ah bon, dis-je à Dummie, et que vas-tu faire maintenant?

 

-  Travailler de nouveau mes langues autres que l'allemand et essayer de réussir où j'ai échoué cette année, il ne fait pas rester sur un échec! Même sur deux échecs.

- Mais tu as eu deux victoires?

- Oui, mais c'est là où je pensais avoir raté!

- C'est bizarre!

- Oui, c'est bizarre, la vie!

- Pour Dummie, héroïne de roman :

domino   

* Dumm, mot allemand signifie sot en français.  

* C'est dans un autre blog qu'a lu Dummie hier soir.

 

(Note non términée)

jeudi, 18 juin 2009

Examens bizarres...

Dummie raconte sa vie à l'université :

(Roman ou Nouvelle)

Pour les quatre examens que j'ai passé en plus de l'agrégation, à l'université, j'en ai râté deux et je dois dire que lors de ces deux examens, il ne s'est passé que des choses bizarres...

Voici un examen que j'ai râté (j'ai eu les résultats avant d'écrire ce texte) :

Enfin pour l'un des examens où il faut composer pendant à peu près deux heures et demi, puis passer un oral de 10 mn en interaction (un examen que j'ai réussi l'an dernier dans une autre langue), il ne s'est passé que des choses bizarres.

J'avais dormi à l'hôtel pour être sûre d'arriver à l'heure, les trains ayant souvent du retard et de plus si j'étais partie de chez moi, pour être à 8h30 dans la salle, j'aurais dû me lever à 4 heures et demi du matin et partir pour la gare à 5h 30 pour prendre le train le 6 heures.

J'ai attendu bien 1/2 heures devant la porte de la salle d'examen, dans un grand hall avec des bancs. Je m'étais assise dans le hall à rêviser du vocabulaire en attendant. Les organisateurs ont bien vu que j'étais là, puisqu'à un moment, celui qui dirige cette partie des examens dans l'université s'est arrêté pour me parler. A un moment, deux professeurs sont arrivés, sont restés un moment dans la salle avec la porte fermée, puis ont rouvert et ont appellé les candidats qui à part un étaient quasiment tous des candidates. Enfin, comme ce n'est pas un concours, mais un examen, on ne peut pas parler de candidates. Il faudrait trouer un autre mot pour "celui qui passe un examen".

J'ai rangé mes affaires et, les jeunes étant beaucoup plus rapides que moi,  le temps que me lève de mon banc, tout le monde était entré et la porte ferme. J'ai réussi à courir juqu'à la porte située à environ 20 mètres de là (c'était un grand hall où j'attendais!), elle n'était pas fermée à clef et je ne suis pas restée dehors, à m'installer avant qu'on distribue le sujet. Comme je ne pouvais plus passer dans les rangs où étaient déjà assis les onze autres étudiants, je me suis installée derrière. Je ne me suis même pas demandée s'il y avait des numéros de table, mais on ne m'a rien dit. Je n'ai mis que des stylos sur ma table, et ma carte d'étudiante qu'on n'a même pas vérifiée, Pourtant on nous a dit de la mettre sur la table avant de distribuer les sujets.

Il fallait d'abord remplir le bordereau anonyme que constitue la première page. A un endroit il y a une colonne "langue", je ne savais pas si je devais écrire la langue que je passais ou ma langue d''études et d'enseignement. J'ai mis la langue que je passais.

On avait mis un modèle pour le numéro d'anonymat au tableu. Il fallait le mettre sur deux lignes réparties autour d'une ligne pointillée. Au tableau, comme nous avions tous les même chiffres pour le début et que seuls les trois derniers numéros changeaient selon les étudiants, on a copié le numéro commun, suivi de  trois petites croix. En faisant passer une feuille avec les numéros d'anonymat.

Sur la première ligne, j'ai bien mis mon numéro d'anonymat à la fin. Sur la deuxième ligne j'ai copié bêtement les trois petites croix du tableau à la fin du numéro, puis m'en aprecevant, j'ai laissé échappé juste au moment où le surveillant passait (en fait, c'était le prof qui m'avait interrogé) :"Mince, je me suis trompée!", puis j'ai pris mon blanco pour corriger. Comme le prof passait à côté, et qu'il a peut-être vu que je corrigeais le numéro d'anonymat et je me suis dit qu'ainsi mon anonymat était peut-être violé.

La deuxième page, c'était un bordereau disant que l'on autorise d'utiliser le travail à des fins d'analyse, mais il fallait signer le bordereau. Donc, puique c'était les surveillants qui corrigeaient, où est l'anonymat?

Ensuite, on nous a passé la vidéo pour la compréhension. Trois pasages par vidéo et une fiche de compréhension à remplir. Accent régional caractéristique, débit très rapide, pour un niveau B2, c'est hard! Seul un personnage officiel parle "normalement". C'est une langue que j'ai apprise en autodicacte et avec des locuteurs natifs. J'ai même fait, en tant que française une stage de vacances de travailleuse immigrée dans mon propre pays, dans la catégorie artisanat, où, bien que nous étions en France, toutes les instructions étaient données dans cette langue, alors je sais - et peut-être que les autres postulants à ce diplôme ne le savaient pas - tous les noms d'outil pour le bois dans cette langue : le ciseau à bois, les outils, le rabot, la lime, etc... et les noms des bois qui servent à faire les instrumetns de musique : l'épicéa, l'érable.. Au bout de la deuxième écoute, le miracle se produit, je décrypte l'accent régional et je commence à tout comprendre, mais il faut aller vite pour réfléchir aux questions et écrire en même temps.

C'est une langue que je parlais aussi  beaucoup avec les assistantes, quand j'enseignais en lycée, j'ai profité des assistanes qui n'étaient pas de la langue que j'enseignais pour perfectionner mes autres langues. Je regrette cette époque au lycée, où je voyageais de la Colombie et du Pérou à l'Australie ou à l'Irlande, en passant par les Etats Unis, sans quitter le lycée.

Bon, ensuite, j'ai retourné mon sujet (qu'on n'avait pas le droit de garder à la fin de l'épreuve, c'est dommage, parce que c'était des textes interessants que j'aurais bien voulu retraivailler après), pour faire la compréhenson écrite. Je comprends tout, mais il faut lire très vite, il y a beaucoup de pages, au moins six ou sept, sept textes en tout, beaucoup plus que dans la langue que j'ai passé l'an dernier. Il y a des questions qui chapeautent plusieurs textes, il faut chercher les réponses dans tous les coins.  L'heure de sorite est écrite au tableau. A un moment, je m'énerve, il ne reste plus qu'un quart d'heure, et puis non, j'ai mal lu, il reste une heure et quart! Une heure et quart, c'est bien une heure et quart, j'ai encore l'expression à faire.

Attention : Deux cent ciinquante mots, plus ou moins quinze pour cent. Je fais mon petit travail au brouillon, c'est bien structuré. Mon brouillon est bien écrit, mieux écrit que ne le sera le texe définitif que je devrais élaguer car il dépasse la nombre de mots. Je compte les mots, trois cent dix ou vingt. Bon, il faut élaguer, 250 + 10% (je fais le calcul sur un coin de mon brouillon) = 250 + 25 = 275, + 5% pour faire 15% = + 12,5 mots = 287,5 mots. Tiens, un demi-mot?  Je cherche les phrases qui ne sont pas indispenssables ou je reformule pour ne pas dépasser le nombre de mots. J'arrive à 287 mots.

Un candidat est déjà sorti depuis longtemps. En disant qu'il ne peut pas rester parce qu'il dot passer un autre examen en même temps, et qu'il ne peut pas faire une ou deux parties de l'examen. C'est un examen en quatre compétences où toutes les compétences sont comptées indépendamment les unes des autres, et il faut avoir de 12 à 14 de moyenne sur 20 selon les compétences pour être reçu, les quatre compétences devant être réussi pour avoir le certificat. Il sera reçu quand même, on lui aura peut-être fait rattraper la partie qui manquait ensuite.

Je dois recopier, il existe une demi-heure pour recopier mes 287 mots, ça devrait aller...

Je commence à recopier sous le sujet, et je vois par transparence que sur la page suivante il y a des lignes prétracées... J'ai commencé à recopier une page trop tôt. Alors je barre, il reste 25 minutes, et j'avais déjà copié un tiers de page! Je mets "Voir pages suivantes" et je recopie sur les deux pages prévues à cet effet. Il reste 10 minutes, il n'y a plus qu'une jeune étudiante blonde qui compose devant, tous les autres sont sortis (c'est bizarre, il y a des examens où l'on ne peut pas sortir avant la fin). Je relis, je recompte le nombre de mots. J'ai fini cinq minutes à l'avance. Ouf! Mais avec ma copie ratûrée, il y a peu de chance que je réussisse, même si j'ai bien réussi l'expression et la compréhension écrite. Et que j'ai peut-être quand même la note requise en compréhension orale.

Je vais porter ma copie (qui est en fait une liasse de feuilles de réponse), les textes du sujet et mon brouillon, puisqu'il faut  rendre. aussi le sujet et le brouillon Je les remets au professeur qui est au bureau (je  mets les sujets sur sa table devant son nez, car il est en train d'écrire) et il me donne mon heure de passge pour l'oral. Je lui demande ce que je dois faire avec le brouilon et les textes, car dans ce type d'examen, on n'a jamais le droit de les garder. Il me fait mettre le brouillon et les textes du sujet  à la poubelle en me faisant un signe vers la poubelle. Je lui dis "C'est dommage!", parce que j'aurais voulu garder le brouillon comme preuve que c'était bien moi qui avait fait cette copie là, et j'aurais surtout voulu garder les textes pour les retravailler ensuite pour ma gouverne personnelle et faire des progrès. Et mieux réussir une autre année au cas où je ne l'aurai pas, c'est ce que je me disais, parce que je trouvais ces textes intéressants et il n'y a pas de livres dans le commerce pour préparer cet examen, j'en ai cherché, mais je n'ai pas trouvé. Je n'étais pas non plus à la réunion de préparation, parce que j'avais un cours d'agrégation en même temps.

J'ai trouvé aussi que c'était dommage de mettre les textes  à la poubelle pour le papier et pour les arbres. Ces textes  auraient pu être réutilisé en exercice d'entraînement une autre année. J'aurais pu aussi les retravailler à la maison pour apprendre les mots que je ne sais pas.

Le prof ne fait pas trop attention à moi, il est en train de dédicacer un livre pour une personne qui se trouve là tout près. Et il a un chèque sur la table devant lui. Cela me fait un drôle d'effet. Je me dis qu'un étudiant lui aurait donné un pot de vin, et puis non je me dis que c'est quelqu'un qui lui a acheté le livre. Aparemment, il est écrivain. Peut-être que si je lui avais acheté un livre, j'aurais eu l'examen. Ou alors, on a mis un chèque sur la table (qui n'est pas de ma banque, rassurez-vous) pour faire croire que je lui aurais donné un pot-de-vin. J'interprète peut-être mal en pensant qu'on a de mauvaise intentions vis à vis de moi, mais on ne sait jamais.

En tout cas, je suis honnête, et je n'ai jamais, ni triché, ni donné de pots de vin de ma vie.

Il n'y a plus qu'une étudiante blonde qui compose dans la salle.

Maintenant tous ces détails sur ma copie, je les ai donné après les résultats, mais il serviront peut-être à mettre mon nom en face de ma copie, au cas où on aurait perdu la liste des numéros d'anonymat, on ne sait jamais. Sur les 12 étudiants qui ont passé cet examen (il y avait beaucoup d'absents), neuf l'ont eu, dont celui qui n'avait pas fait une compétence. Je les donne aussi après les résultats pour qu'on ne puisse pas identifier ma copie et qu'elle reste anonyme. Je n'ai dit à aucun prof, que je m'étais trompée pour l'endroit où il fallait recopier l'expression, et que j'ai barré et recommencé ensuite pour la mettre au bon endroit. Au baccalauréat quand on corrige des copies (je suis prof moi-même), on ne fait, dans ces liasses à remplir, pas trop attention à la présentation. Il y a des élèves qui ont des écritures bien plus mauvaises que la mienne, mais les professeurs du secondaire sont des experts en déchiffrage d'écriture et d'othographe fantaisite!

Bon, je passe dans le couloir, j'ai environ une heure et demi avant l'oral. Je ne révise rien, je ne sais pas si c'est permis. Il est l'heure de manger, je vais chercher un petit sanwich ou une salade à la cafétaria. Je m'installe sur un banc face à la salle, je prends un autre livre, d'une autre matière. Puis je cherche mon binôme pour l'oral en interaction. Il n'y a que des jeunes filles ou jeunes femmes qui sont déjà toutes deux par deux. Je suis la dernière mà passer avec  un garçon, mais il est introuvable. On me dit que c'est celui qui était sorti avant. Je me demande s'il va revenir. Nous sommes six groupes de deux pour l'oral en interaction. Je suis dans le sixième groupe. Quand le cinquième groupe entre, il n'est toujours pas là. Il arrive cinq minutes à l'avance (tous les autres étaient revenus rapidement à proximité de la salle d'examenl). En attendant le garçon, je commençais à paniquer : Vais-je pouvoir passer mon oral? S'il n'était' pas là, j'aurais dû rentrer avec les autres pour passer l'oral  à trois. D'ailleurs sur le sujet que nous avons eu après, un rôle C    était prévu pour les trinômes en plus du A ou du B.

Bon, je me rassure, mon binôme est arrivé. Il me dit que de toute façon, il n'aura pas l'examen, car il n'en a pas fait une partie. En rentrant dans la salle il veut prendre des affaires dans son sac pour passer l'examen (qui se passe sans document et sans stylos), et on lui fait la remarque qu'il n'a rien à prendre. Dans l'interaction, j'attends qu'il comence, mais comme il ne dit rien j'ouvre le feu en me présentant (enfin théatralement parlant, en présentant celle que je suis dans le rôle. Et comme nous travaillons ensemble, je le présente aussi, puis nous discutons de notre affaire (je ne peux pas ici révéler le sujet , même en tant qu'étudiante), il envoie sa première phrase à la vitesse brand V, en nivau B2, il parle couramment la langue, avec une accent très régional. Un bilingue de naissance? En B2? Bah! J'ai vu sur la liste des reçus d'une autre langue qu'une anglaise avait passé et réussi l'anglais. Quel certificat de langue E T R A N G E R E pour ces locuteurs natifs. Nul par sur les référents du cadre commun européen il est écrit que le nivau B2 était un niveau de bilinguisme, c'est le niveau C2, et encore! Il y a des étudiants bilingues ou locuteurs natifs qui passent des Certifications en langue en intercation  en interaction en dessous de leur niveau apparemment pour perturber le binôme. Les autres étudiants qui passaient cette langue (je les ai entensu discuter dans le hall), avaient tous des niveaux incroyables, ils avaient des séjours dans le pays pendant un ou deux ans, il y avait une allemande qui ne parlait pas bien français au bout d'un an passé ici (A titre de comparaison, je parlais courramment allemand en Terminale après avoir passé seulement 15 jours en Allemagne!),  et un an passé dans le pays dont on passait la langue. Il faut vous rendre compte que B2, c'est le niveau que l'on demande de nos élèves au bac. Alors si c'est le même B2 qu'à l'université, le jour où les certification en langue seront obligatoires pour paser le bac, il faudra  que nos élèves fassent des séjouts prolongés dans les pays étrangers, ce qui retardera l'âge de passage du bac. Et il est probable qu'il y aura alors, si on demande le même niveau B2 qu'à l'université (c'est peut-âtre seulement pour cette langue, car j'ai eu un autre niveau B2 l'an dernier, qui était moins difficile), il n'y aura plus que 5% de réussite au bac.

 Enfin, pour en revenir à l'oral au bout de deux phrases, je commence à décrypter tout ce que cet étudiant me dit, et au bout de trois phrases, je finis par tout comprendre. L'an dernier, dans l'autre langue, j'avais eu affaire à quelqu'un qui parlait plus distinctement. Mais ce garçon a certainement passé trois ans dans le Sud du pays pour parler à cette vitesse là, et avec cet accent. Par contre ses arguments ne sont pas très convaincants, il tourne en rond et répète toujours la même chose, et j'ai du mal à trouver des réponses qui peuvent varier la conversation, car je suis obligée de répondre à ce qu'il dit, contrairement à l'an dernier, où j'avais réussi à tendre des perches à l'autre étudiant, ici, lui restant campé sur ses positions, tandis que j'essaie de trouver un compromis, je n'y arrive pas, cependant le jury semble être très satisfait et est très souriant. Le jeune homme demande s'il peut avoir quand même son examen, sans avoir fait une compétence, mais on lui dit que non. Mais il l'a eu quand même. Alors, je me damande si on n'a pas inversé les copies.

En sortant, je suis allée jusqu'au bout du grand hall avec mon binôme : il m'a dit que j'avais bien parlé, alors que je pensais avoir fait quelques fautes, pour lesquelles je me suis reprise. Au Capes ou à l'agrégation, quand on corrige soi-même sa faute, ou lorsque l'on corrige après question du jury, la réponse, si elle est bonne, est considérée comme bonne; Rien à voir avec le musique, où la moindre fausse note ne peut être reprise, sinon, on casse le rythme.

J'ai entendu dire aussi qu'une prof comme moi, n'aurait pas besoin de ces examens; si, pour enseigner en section européenne.

Pour Dummie, héroïne du roman :

domino

 (Il parait que certains ont confondu Dummie, héroïne de roman, avec domino, l'auteure de ce blog! Et bien...  non, les dix personnes qui ont téléphoné à trois universités françaises où elles pensent que domino, auteure non identifiée, étudie en ce momeint, disant que Mme domino n'avait pas le niveau B2 en anglas et que le certificat qu'elle a eu l'an dernier serait usurpé, se  sont trompées. C'est Dummie qui l'a eu.C'est seulement que j'utilise pour ma narration une narratrice à la 1ère personne, et que je suis une romancière omnisciente, car je sais lire dans les pensées de mes personnages.)

 (Cet écrit est de la pure fiction aucun nom réel de protagoniste et aucun lieu n'ayant été cité ici, aucun établissement universitaire n'ayant été cité, l'auteur de ce roman, domino, ne peut être poursuivi).