dimanche, 13 septembre 2009

Les études de Doofie... (2)

Doofie écrit :

Voilà, dans les récit de mes études j'en était presque arrivée à la fin de mon redoublement de première année.

En fait, j'ai fait traduction et toute la grammaire allemande comme en première année. Comme à cette époque là on ne donnait pas les notes quand on avait réussi, tout ce que je sais c'est que j'ai eu mention Assez Bien à mes "UV bloquées d'allemand" (cela veut drie que l'on comptait toutes les UV (unités de valeur, appelées de nos jours UE ou unité d'études), et Bien à mon UV de néerlandais débutant.

Lors de cette première année de néerlandais, j'ai étudié un livre dédié aux "Avontuuren van Laarmand, kaasvertegenwoordiger". c'était une méthode pour débutants Lors de ma première première année, j'avais eu un peu d'anglais en fin d'année, de la version. Sinon, on pouvait suivre les cours avec les spécialistes si on voulait, mais ils avaient cours en même temps que nous et étaient 1500 dans l'amphi, nous en allemand on était que 400 (Ce qui est beaucoup par rapport à aujourd'hui où dans la même université il y a rarement plus de 30 germanistes en première année!).

Pour les TD, on était répartis en 10 groupes... On faisait un test en début d'année pour nous mettre en groupes de niveau d'environ 40 personnes, mais en général au bout d'un ou deux mois, on était plus qu'une vingtaine par groupes car beaucoup abandonnnaient en cours d'année.

Lors de ma première première année, j'ai été mise dans le groupe 5. Donc, celui du milieu, les bilingues étant dans les groupes 1 ou 2. Schnelly est arrivé lors de ma deuxième première année, il avait eu le bac en même temps que moi, mais sans mention, et dans un lycée français d'Allemagne, mais son bac est d'une académie française. Là-bas, bien que de père français, il était dans la classe des germanophones. C'est vrai que au début de notre mariage qui a eu lieu 5 années plus tard, Schnelly rêvait tout haut la nuit en dialecte sarrois.

Lors de ma deuxième deuxième année, malgré mes progrès en première année, j'étais toujours dans le groupe 5 et Schnelly dans le groupe 1. Nous nous sommes rencontrés dans un couloir de la vieille fac où j'avais décidé de faire l'option néerlandais. La suite, çà ne vous regarde pas, mais il était pour moi exotique. Il avait un accent pas de chez nous et faisait des germanismes en parlant et en plus à cette époque là, il était extrêmement mignon (et moi aussi j'étais pas mal, mince, sportive et j'avais un beau petit minois avec des yeux marrons qui flamboyaient ou pétillaient). On était les amoureux de la fac, mais on travaillait beaucoup. quand vous verrez tout ce que j'ai lu en deuxième année, vous comprendrez.

Schnelly ramenait beaucoup de livres d'Allemagne, qui concernait notre programme. Moi, je continuais à aller chez ma corriespondante pendant quinze jours à 3 semaines par an, mais ces séjours étaient très profitbles, car, dans la mesure où j'étais allée pour la première fois en Allemagne en Terminale (ma correspondante était venue pendant les grandes vacances précédentes et elle a fait des études de Germanistik et Romanistik française). 

Qu'avait fait Schnelly pendant que je faisais ma première première année d'allemand? Il avait fait un an de droit français à Sarrebrück et avait réussi sa première année de droit; il avait voulu être médecin mais avait râté le bac D (sciences ex) en 1967, donc, il n'avait pas chopé le bon bac, car il a redoublé en Terminale A (littéraire), et eu son bac de justesse, enfin avec 11 de moyenne quand même. Quant à moi, j'avais eu deux points de plus de moyenne avec 3 ans et demi d'âge en moins!

Bon, j'ai encore dit du mal de Schnelly se dit Doofy, mais ceci est mon journal et personne ne le lit.

(Enfin, Doofie, tu sais bien que si tu écris sur mon blog, beaucoup de monde va le lire, soupire domino, votre serviteur).

Bon, bref, en première année, il m'expliquait Wohin treibt die Bundesrepublik et Karl Jaspers. ça parlait des Notstandgesetze (les lois d'exception).

Comme il avait fait du droit constitutionnel et du droit international, c'était un féru de droit et je me tapais toutes les constitutions en allemand (celle du Bund et celles des Länder) , ce qui complétait ma formation en ce qui concerne la partie de programme de civilisation entre 1945 et 1968 (on était en 1969-70).

Schnelly avait changé d'orientation parce que son deuxième choix d'orientation avait été "Juge pour Enfants", mais quand il avait vu ce que recouvrait ce métier, il avait changé d'idée et comme il avait besoin de quelque chose rapidement, parce que ses parents ne pouvaient pas lui payer de grandes études, il a donc décidé de partire dans l'enseignement, et des études d'allemand en France, c'était ce qui pouvait le faire le plus vite entrer dans la vie professionnelle. Il avait une bourse de 300 francs par mois (environ 50 Euros) et avait du mal à joindre les deux bouts et il travaillait pendant les grandes vacances pour avoir un peu plus d'argent durant l'année universitaire. Je me souviens lui avoir payé un savon avec mon dimanche qui était de 3 francs par semaine et qu'il était fauché et n'avait plus de savon pour se laver!

On n'a pas passé l'IPES ni l'un ni l'autre, parce que finalement, ça nous aurait obligé à être profs et on aurait pu aussi être interprêtes. On avait beaucoup de copains et copines en seconde année qui avait 1000 francs par mois, grâce à leur IPES et dont ces années comptent dans leur ancienneté, ce qui n'est pas le cas pour nous.

Mais je complétais cette bafouille sur la deuxième première année pour cela : parmi les oeuvres lues je me souviens aussi de Tonio Kröger d(pendant la première, première année) de Thomas Mann et Prinz von Homburg de Heinrich Kleist en plus de Böll, Kafka, Jaspers et Dürrenmatt. Sinon, le programe était le même que lors de ma première première année avec le néerlandais en plus.

Bon, me voici, mentions en poche, en seconde année, où j'obiendrai tous mes examens à la première session (le redoublement de première année avait été profitable, même s'il semble qu'il était dû à une limite d'âge inférieure, car j'avais eu une année d'avance, maintenant perdue).

Schnelly, lui avait eu sa première année avec mention Bien en allemand, et en Bien ou Assez-Bien (je ne m'en souviens plus!) néerlandais. Donc, il avait une mention plus haute que moi en allemand, mais pas en néerlandais.

En seconde année, je suis déscendue à la mention tout juste en allemand, et je suis montée à la mention Très Bien en néerlandais. Schnelly était descendu à la mention Assez Bien en allemand, et a râté son néerlandais à la session de juin, je lui ai donné quelques cours et il a eu la mention Très Bien aussi à la session de septembre, soit 3 mois après ma mention Très Bien à moi. Le DEUG n'existait pas encore, mais s'appelait DUEL, DUES, DUEJ ou DUEM selon les facultés ou universités et la section de celle-ci, L signifiant littéraire, S scientifique, J juridique, etc...  Donc, nous avons eu le DUEL.

Pendant les vacances j'avais eu une lettre de mon prof de néerlandais, me demandant si je voulais faire encore l'option en 3ème année de néerlandais ou si je voulais faire carrément une licence de néerlandais (3ème année). Mais je ne pouvais pas, car pour la licence d'enseignement, qui était la meilleure licence, et la seule qui permettait de se présenter au CAPES de la même matière (actuellement, on peut passer n'importe quel CAPES avec n'importe quelle licence), pour cette licence là il fallait absolument deux UV ou certificats de littérature allemande, et la quatrième UV devait être aussi une UV d'allemand (la troisème était la traduction). Donc, il n'y avait pas moyen de faire le néerlandais, ou alors j'aurais dû le faire en plus. Mais Schnelly ne voulait pas, alors j'ai fait comme Schnelly.

Bref, on a fait encore un sans faute en troisième année, en obtenant tous les deux notre licence sans mention à la session de septembre, ou du moins, la mention n'avait pas été calculée. Mais javais bien la mention AB ou B en linguistique, d" UV dans laquelle j'avais obtenu des noters au delà de 12 au contrôle continue et j'avais aussi 12 en oral de traduction (c'était un thème oral, et même si on ne pouvait savoir ses notes lorqu'on avait réussi, la prof qui m'avait interrogée, m'avait dit ma note lors de mon passge. En thème oral, j'ai eu plus que Schnelly qui était pourtant bilingue de naissance et a dû repasser cet oral à la session de septembre. Moi, j'avais mes deux oraux de littérature à repasser (on était encore dans un système où il fallait réussir l'écrit pour avoir le droit de passer l'oral, comme aux concours actuellement, et on gardait le bénéfice de l'écrit pour la session de septembre, ce qui était mon cas, et le cas de Schnelly en traduction). J'ai travaillé ma littérature pendant toutes les vacances, malgré le fait que ma mère avait failli mourir d'une péritonite au mois d'août et que j'avais trimé tout août et septembre, à faire le ménage pour cinq, avec deux repas différents quand ma mère était à l'hopital (ma petite soeur, alors agée de 13 ans était difficile et ne mangeait pas comme les autres) et  en février 73 re-belotte quand ma mère, décédée il y a peu à un âge avancé, s'est fait opérer de l'estomac, ce qui l'a encore amenée un mois à l'hopital plus un mois de convalescence pendant lequel je faisais encore un troisième repas sans mets irritant pour l'estomac. Et en plus tout le ménage, et cela pendant l'année ou je passais à la fois le CAPES et la maîtrise comme Schnelly. Nous avons râté tous les deux le CAPES : Schnelly avait oublié de recopier une phrase en thème et avait eu la note mémorable de 1/20. Ce qui pour un germanophone était une note mirobolante, surtout en thème qui était sa matière forte, mais on avait compté la faute maximum pour chaque mot oublié. Par la suite, il a été 3 fois admissible au CAPES, et est devenu certifié par liste d'aptitude arprès avoir été AE.  Quant à moi, je l'ai eu au 3ème essai en 1976, une année où je préparais sans Schnelly, mais avec une agrégative qui était ma meilleure copine à l'université. La deuxième fois on préparait à quatre, avec une copine qui a eu son CAPES cette année là, je crois en 74 ou en 75. J'avais passé une année en 75,

Bon, mais revenons en 2ème année, car vous êtes sans doute curieux de savoir ce qu'était ce fameux programme digne de 3 agrégations passées la même année.

On avait

Littérature

Plusieurs questions de civilisation

Compréhension sur la question sur la Weimarer Republik, on nous passait un document lu à toute vitesse, sur un vieux magnéto dans un amphi et il fallait faire le résumé du document entendu et le commentaire. J'écrivais très vite et je prenais pratiquement tout le texte en notes, ce qui me facilitait  la tâche ensuite.

Traduction


On avait des questions qui étaient un peu hubrides entre la littérature et la civilisation comme la guerre de 30 ans (1618-1648) et le baroque.

Alors, pêle-mêle :

La République de Weimar.

Oeuvres lues :

- Friedrich Maria Remarque : Im Westen Nichts Neuses.

- Ernst von Salomon : Die Geächteten (peut-être aussi der Fragebogen).

- Joseph Roth : Radetzkymarsch.

Civilisation du 19ème siècle (1815 à 1870)

Oeuvres lues :

- Der Vormärz (RÜB) (Anthologie)

- Das Junge Deutschland (RüB) (Anthologie)

- Heinrich Heine : Deutschland, ein Wintermärchen.

- Büchner : Woyzzeck, Der Hessische Landsbote, Dantons Tod, Leonce und Lena, Lenz.

- Pour le Biedermeier : Romeo und Julia auf dem Dorf de Gottfried Keller et Aus dem Leben eines Taugenichts de Joseph Eichendorff.

- Le baroque et la guerre de 30 ans :

Oeuvres lues :

Grimmelshausen : Simplicius Simplicissimus et die Landstörzerin Courasche.

Böhme : Der schlesiche Mystiker.

et des textes de Gryphius, Opitz et d'autres auteurs baroques probablement en anthologie. Et aussi une Geschichte der Barockliteratur.

Sinon, on avait aussi dans un programme purement littéraire :

Les Buddenbrooks de Thomas Mann

et

Irrungen, Wirrungen de Fontane.

Je me souviens aussi d'un cours sur Louis II de Bavière et Lola Montès par le même professeur qui faisait le baroque.

 

Je ne sais pas si j'ai fait Brecht : Herr Puntila et son valet Matti en seconde ou en troisième année.

En troisième année, j'avais donc :

Traduction (version écrite et thème oral, mais on avait un TD de thème avec des devoirs écrits pendant l'année).

Linguistique  que j'ai prise en contrôle continu.

Littérature 1 et litérature 2.

L'une des UV étant consacrée à la littérature classique et l'autre à la littérature contemporaine (années 50/60 et XXème siècle). On était en 1971-1972.

J'avais un TD sur Don Carlos de Schiller.

Et je pense avoir lu :

Hyperion de Hölderlin.

Heinrich von Ofterdingen de Novalis.

Iphigenie de Goethe.

Die Râuber de Schiller.

Plus un tas de petites oeuvres classiques et romantiques citées dans le cours sur la littérature de la fin du XVIIIème siècle et le début du XXème siècle, comme des pièces de  théâtre, des nouvelles etc..

J'ai lu aussi Des Knaben Wunderhorn des frères Grimme entièrement (recueil de chants populaires).

Andorra de Max Frisch (on avait un TD et un cours magistral sur cette oeuvre)

Mais j'ai lu aussi tout le théâtre de Max Frisch et son journal.

Quatre volumes de poèmes de Brecht.

Je ne sais plus si c'est en licence ou en CAPES que j'ai lu :

Un gros livre avec toutes les nouvelles de Thomas Mann (Der Tod in Venedig, der kleine Herr Friedemann...).

Le Romanzero de Heinrich Heine.

Bien sûr entre temps, nos profs nous mettaient  aussi au courant d'oeuvres comme les chansons de Wolf Biermann, on parlait aussi de la RDA, etc...

Ceux qui faisait l'option civilisation avaient le Reich Wilheminien (que j'ai étudié depuis en long et en large pour l'agrégation) et le nazisme, bref le côté dur de l'Allemagne, alors qu'en faisant les options littérature 2 et linguistique, j'avais vu surtout le beau côté humaniste de l'Allemagne, tout  le plaisir en était pour moi et mon futur époux!

Pêle-mêle dans ce que j'ai vu ensuite :

En maîtrise, les poèmes de Hans Magnus Enzensberger, dont j'ai traité Landesprache en devoir de Textlinguistik.  Je devais choisir un poème dans les trois ou quatre volumes de poèmes.

Pour mon mémoire j'avais lu Berlin Alexanderplatz de Döblin dont je devais traiter le vocabulaire politique et social, mais je n'ai pas terminé ce mémoire. A la place j'ai fait un mémoire de linguistique (allemande) pure il y a quelques années. Vous savez, il y a eu l'histoire avec la maladie de ma mère.

J'avais aussi lu en français depuis la licence : Saussure, Jakobson, Fourquet, Zemb, Chomsky, Roland Bartjhes, et tenez vous bien, c'était presque du chinois Tel Quel avec Jacques Derrida et Julia kristeva.

Mon prof de lingusitique avait deux phrases clefs (pardonnez-moi, monsieur Derrida de la citer ici : "On ne se déride pas avec Derrida!" et "Il ne faut pas manger des oeufs à la coque avec des gantes de boxe", mais c'était à l'intention de Schnelly.

Dans mes années de CAPES, j'ai lu pêle-mêle et entre autres :

Bobrowsky : Levins Mühle.

Uwe Johnson : Mutmaßungen über Jakob.

Les nouvelles de Thomas Mann, je pense. 

Le Romanzero de Heine.

Campagne in Frankreich de Goethe.

Egmont de Goethe.

En civilisation, j'ai vu :

Martin Luther (réformateur en religion du XVIème siècle) en civilisation

Les allemands et la révolution française.

Et j'ai réussi mon CAPES avec Dürrenmatt : Der Besuch der alten Dame et Die Physiker en dissertation allemande (coef 2 par rapport au reste).

Et un poème de Lenau (tout le recueil était au programme) en commentaire de texte.

A l'oral, j'ai eu un poème de Rilke en explication de textes (hors programme) et les Verbes Forts en grammaire.

....

Bon, un jour, je vous servirai tous les programmes d'agrégation que j'ai déjà étudiés, a écrit Doofie à la fin de sa page de journal.

(Ce texte-ci a peut-être, en ce qui concerne les programmes étudiés, rapport avec ma réalité, l'histoire de Doofie et de Schnelly, et de leur rencontre est une invention de l'imagination de la romancière, je pense...)

domino 

vendredi, 11 septembre 2009

Les études de Doofie... (1)

Doofie qui est une vieille prof-étudiante était par contre très précoce étant jeune.

1955-57 Doofie sait lire et écrire avant d'aller au jardin d'enfants. Elle savait lire à 2 ans, et écrire à 3 ans... Elle entre à l'école maternelle à 4 ans et demi, obtient le prix d'excellence et le prix d'honneur. (Le troisème grand prix était le prix de bonne camaraderie, mais Doofie ne la frôlé qu'une fois, en CM1 où elle avait une voix de moins que l'élue et c'était sa voix à elle que l'élue avait en plus!).

En 3ème année de maternelle, Doofie forme un groupe à elle toute seule. Elle lit des livres dans son coin et fait des calculs compliqués pour son âge, soustractions, multiplications, divisions sans reste.  Parfois la maîtresse l'appelle pour lire tout haut devant la classe, avec le ton.

Son frère trois ans plus vieux, a du mal à retenir ses résumés d'histoire. Doofie les sait dès que son frère les a lus tout haut une fois, alors Doofie rigole en chantant à tue-tête le résumé dans la petite salle à manger. Quand son père rentre, son frère se fait gronder. Alors? Quoi! Tu ne sais pas encore ton résumé tonne son père. Et Doofie le récite en chantant! Toi! Au coin! hurle son père sur Doofie! Qui se met à pleurer dans le coin. De quoi la décourager d'aimer l'histoire pour toujours!

Doofie pendant toute l'école primaire veut être "maîtresse d'école". Elle dit clairement "institutrice". Dès la sixième elle voudra être "prof de latin ou de maths", elle ne faisait pas encore d'allemand.

Mais revenons-en à l'école maternelle. En troisième année d'école maternelle, Doofie a le prix d'excellence.

Au premier trimestre de CP, Doofie est encore à l'âge "normal" pour la classe. Elle a 6 ans. A la fin du premier trimestre elle a 10/10 partout sauf en soin, parce que depuis qu'elle est passée du crayon à la plume Sergent-Major et au porte-plumes, elle fait des tâches sur ses cahiers, ouh!!!! Son écriture de médecin sera toujours un problème pour Doofie juqu'en sixième comprise.

Comme Doofie a un niveau trop élevé pour sa classe, on décide de la faire monter de classe pendant les vacances de Noël. Doofie est maintenant la plus jeune de sa nouvelle classe, et sera la plus jeune jusqu'en CM2 compris. Mais elle doit rattraper les divisions avec reste et la preuve par 9 qu'elle n'avait pas vu en CP. C'est vite fait, seulement avec les filles plus agées, Doofie n'est plus première de classe, elle termine l'année aux environ de la 4ème ou de la 5ème place, ce qui n'est pas mal quand même. Elle sera de nouveau première en CM1 CM2 et aura le prix d'excellence dans l'un des deux cours.

Doofie doit changer d'école pour passer du CM2 à la sixième, et comme elle change d'école, elle doit passer un examen d'entrée en sixième. Un nouveau collège vient de se créer juste à coté de sa nouvelle maison, mais sa maman et son papa, ne veulent pas qu'elle y aille parce que le milieu est trop "mélangé". Et elle apprendrait à mal parler et à dire des gros mots. Peut-être aussi qu'elle n'aurait pas été acceptée en 6ème publique parce qu'elle était trop jeune.

Alors Doofie va dans la vénérable institution de centre-ville de la ville voisine. Doofie n'est plus la plus jeune. Une autre fille a 9 ans à l'entrée en 6ème, certaines sont du mois de septembre et n'ont pas tout à fait 10 ans, Doofie a 10 ans et 3 mois. Celle qui a 9 ans et 13 ans à l'entrée en seconde va redoubler sa seconde.

Nous sommes en 1961. On est loin d'écouter la musique des sixties. A la radio, on entend beaucoup de jazz. On n'a pas la télé chez Doofie : c'est nusiible pour les études des enfants, a dit son père. On aura la télé et le téléphone chez Doofie qu'à la fin des études de Doofie, dans les années 70. Le  téléphone n'était pas très répandu.

Dans la nouvelle maison de Doofie, il y avait une cave à charbons car le chauffage central marchait encore au charbon. On passera au gaz plus tard, à la fin des années 60.  Doofie a déménagé en septembre 61. Avant elle habitait dans la ville où elle va maintenant en classe. A l'école primaire, elle était dans la ville où elle habite maintenant. Echange de ville pour la maison, échange de ville pour l'école, qu'on appelait ni collège, ni lycée, mais "école secondaire".

Doofie bon an, mal an est arrivé en terminale, sans jamais redoubler. Il fallait 12 de moyenne pour monter de classe. Quand à une trimestre, elle avait entre 11, 75 et 11, 99, on disait : Doofie est intelligente, elle peux monter de classe, elle s'en sortira toujours.

Orientée en scientifique, 2nde C, à l'issue de la troisième, à l'âge de 14 ans, Doofie veut passer en littéraire parce qu'en littéraire il y a deux heures d'allemand en plus, et Doofie veut être prof d'allemand. Elle change de classe après les conseils juste avant les vacances de Noël, portant ses livres et cahiers dans ses bras. Elle rencontre sa prof de maths dans le couloir qui lui dit :'Mais qu'avez vous  faire en littéraire, Dominique? Regardez, vous avez encore 16/20 en maths!"

C'est vrai qu'en 4ème, Doofie trouvait les théorèmes de géométrie à l'avance. Toute contente, elle voulait dire à sa prof, regardez j'ai trouvé quatre nouveau théorème, j'ai essayer toutes les combinaisons, ça tombe toujours juste. Et vlan, pendant le cours, on a justement expliqué ces quatre théorèmes-là et déçue Doofie a vu qu'elle n'avait rien inventé!!!!

En troisième, Doofie a vu un jour son frère qui séchait avec trois ou quatre copains sur un problème de géométrie. Dans le groupe, il y avait le plus fort de sa classe, un incollable en maths qui séchait aussi. Comme son frère avait redoublé, il n'était plus qu'une classe au dessus d'elle. Doofie est arrivée et a dit : "Oh! Mais c'est facile". Elle employa une théorème que son frère et ses copains dont l'incollable en maths  ne connaisaient pas. Ils ont dit : "T'es sûre que c'est un théorème et qu'il existe". Bien sûr a dit Doofie.... Il est dans mon livre, regardez! Ah! ont-il fait incrédules. Alors Doofie s'est dit :"C'est quand même incroyable qu'ils ne me font pas confiance." Doofie se sentait vexée. Son frère et ses copains ont dit : On va quand même prendre cette solution là, et la montrer à la prof. Le lendemain, mon frère est arrivé radieux : J'ai eu un 20 en maths. J'ai été intérrogé, j'ai donné la solution de Doofie, et j'ai eu bon! C'était pas lui qui avait eu le 20, mais Doofie, mais il a gardé le 20 quand même.

Après avoir été en scientifque, Doofie avait abandonné le latin, passée en littéraire, elle a fait la section langue 2 renforcée (ou plutôt spécialité, on y étudait des poèmes, et on faisait des explications de texte en allemand) et maths.

La meilleure classe de secondaire de Doofie fut la première : elle était bonne en français, a eu le 1er accessit de français (depuis la 6ème, elle avait toujours un prix en maths, mais elle l'a râté en première à cause de sa grippe du deuxième trimestre, pendant laquelle elle avait fait la compsition de maths, elle n'avait rien écrit sur sa feuille, parce que sa tête ne tenait plus debout et avait dormi dans ses bras croisés sur sa table pendant toute la composition et avait obtenu un mémorable 0/20.

Avoir le 1er accessit de français, il fallait le faire, parce que les deux premières (la première était une fille de prof), étaient très fortes! Mais elles avaient un an de plus que Doofie!

En Terminale, Doofie ne savait pas trop si elle voulait être prof d'allemand ou journaliste. En seconde et en première, elle voulait être prof d'allemand ou écrivain. Mais on lui avait dit que ce n'était pas un métier! Qu'on ne pouvait pas en vivre.  Son père espérait secrètement qu'elle râte ses études unversitaires pour devenir sa secrétaire, dans l'entreprise où il travaillait. Mais Doofie ne voulait pas d'un travail assis, et elle ne voulait pas travailler avec son père!

En Terminale, trois second cycle d'écoles secondaires ont fusionné, Doofie s'est retrouvé dans une classe de 40, plus un garçon qui venait d'une autre école pour les cours d'allemand. Au début de l'année, elle dessinait chez elle des dessins en noir et blanc, au crayon gris tout en reliel, elle faisait des portraites de Joan Baez, d'après ses photos, et elle a fait le portrait de sa soeur. Elle a aussi dessiné beaucoup de danseuses, et ses copines lui faisaient des commandes de danseuses. Qu'lelle leur donnait gratuitement. ça  a duré jusqu'en février, quand le 2 février, elle a été, avec ses économies et sa mère, acheter sa première guitare qui avait coûté 200 francs. Une Höfner de petite taille, de taille guitare romantique. Elle avait été à Préfecture pour acheter sa guitare. Bien qu'on habitait qu'à 11 kilomètres de Préfecture, on y allait rarement. Doofie alla encore à Préfecture passer son bac, qu'elle réussi avec mention AB avec un an d"avance, il faut le dire quand même.

Elle a eu :

10 en sport (elle aurait eu plus si on l'avait autorisé à prendre natation au lieu de gymnastique, car Doofie n'a jamais réussi à faire un équilibre sur la tête ou sur les deux mains, ou un pont. Mais Doofie était moyenne en athlétisme et bonne en natation).

11 en anglais.

12 en philosophie;

12 en français.

Pas de 13!

14 en maths (là où on a écouté que le 1er exercice en 5 minutes en lui disant, c'est bien! Et où on n'a pas voulu écoutre les dex autres exercices que Doofie savait faire.... cette année là l'écrit où Doofie aurait eu 20 a été supprimé!)

15 en allemand (elle avait passé deux semaines en Allemagne chez sa correspondante, chez laquelle elle avait tous les ans pendant deux à trois semaines ensutie).

17 en histoire-géo.

Avec tout cela elle était dans les places 4 à 7 de sa classe de 40 élèves , puisqu'il y avait une mention TB et deux mentions B. Et 4 mentions AB. Avec les coefs d'alors cela faisait 13 de moyenne, avec les coefs actuels cela ferait 13, 25 à 13,50 selon les année

Elle est entrée après le bac en Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, section allemand. Dans les préfabriqués du Campus Scientifique. Il n'y avait qu'une examen de fin d'année; Il fallait avoir l'écrit pour avoir le droit de passer l'oral. Doofie n'a eu que 9 ou 9,5 aux deux sessions, et elle a perdu son année d'avance, car elle avait eu une année d"avance jusqu'à sa première année d'université.

Elle a redoublé sa première année, a rencontré son futur mari avec lequel elle a fait toutes ses études. Jusqu'au premier passage du CAPES et à l'année de maîtrise. Il était bilingue de naissance, et l'aidait à déchiffrer certains passges de Karl Jaspers : Wohin treibt die Bundesrepublik? Un livre avec une couverture rouge et noire.

Au programme de sa première première année, Doofie avait :

Littérature :

Ansichten eines Clowns de Heinrich Bölle.

Der Prozess et Das Schloss de Kafka.

Die Panne de Dürrenmatt.

Civilisation :

L'Allemagne et l'Autriche depuis les Germains jusqu'à 1945.

L'Allemagne depuis 1945.

Traduction.

Grammaire

Néerlandais (langue, civilisation et littérature, niveau débutant)

Elle a eu mention AB pour les UV bloquées d'allemand et mention B pour la première année de néerlandais.

domino

 La suite au prochain numéro parce que je fais la pause.

(Doofie était un peu comme la Mathilde de Roald Dahl).

 

Les escaliers

Hier en montant les escaliers de l'univeristé, Doofie a encore été victime d'un phénomène bizarre :

Doofie montait toute légère les escaliers jusqu'à son UFR. Toute légère? Non! Doofie est vieille et empâtée! Mais en pensant à sa jeunesse, elle se sentait soudain légère.... 

Doofie pensait :

"Dans ma jeunesse, je montais les escaliers trois marches à la fois, en courant. Et je les descendais deux marches à la fois, toujours en courant et je sautais les trois marches du bas...

Dans le premier établissement où j'ai enseigné, la première  année avant mon mariage, j'avais une chambre d'internat, j'avais 22 ans.

C'était un vieux bâtiment, j'étais au troisième étage, les escaliers étaient en bois avec une rampe à petites colonnes de bois, et des moulures sur la rampe tous les deux mètres, pour que les élèves ne fassent  pas de glissades sur les rampes. Moi, le samedi et le dimanche, je montais les escaliers en chantant et je les descendais en chantant. Je chantais toujours, dans les escaliers, dans mes déplacements, dans les couloirs (quand il n'y avait pas de cours). Et je montais en chantant et en passant trois marches à la fois et je descendais en chantant en passant des marches. J'étais plus heureuse que maintenant, mais souvent triste aussi.

Mais j'étais jeune, et sportive, et légère, légère, se dit Doofie qui depuis a doublé plus que son poids d'alors."

Doofie a pensé cela dans la première moitié du premier étage, et soudain Doofie sort de sa pensée.... Elle était en haut de l'escalier, elle regarde sur la gauche et se dit : "Mais je suis déjà en haut? Comment ai-je fait, ce n'est pas possible, j'ai sauté deux étages à la fois!

En haut, les agents de la sécurité sortaient du couloir de l'UFR, il y en avait 6.

"Où là, se dit Doofie, ils ont vu quelqu'un voler dans l'escalier, mais pas quelqu'un qui volait vers le bas, pas quelqu'un qui tombait, mais quelqu'un qui montait en volant deux étages à la fois!"

Doofie se pose des questions.... Mais... Que s'est-il passé? Ai-je réellement monté ces deux étages? Est-ce que je suis tombée dans les pommes, là où j'ai commencé à penser à ma jeunesse, et qu'on m'a remise deux étages plus haut quand je me suis réveillée?"

Ce qu'en pense domino : Doofie était tellement absorbée par la pensée (elle pensait à sa jeunesse), qu'elle ne s'est  pas rendu compte qu'elle montait en même temps qu'elle pensait ces deux étages que d'habitude, elle monte difficilement. Et elle les a monté comme une fleur.

domino

dimanche, 26 juillet 2009

Harcèlement moral à l'université.

Premièrement : Il ne faut pas confondre harcèlement moral et harcèlement sexuel, cela n'a rien à voir.

Souvent ce sont les meilleurs étudiants ou candidats de ooncours qui sont harcelés, lorsqu'ils ne s'inscrivent pas d'emblée à l'université avec un binôme (être en binôme protège du harcèlement, car si une amitié très forte unit le binôme, l'autre moitié du binôme est témoin que son binôme passe bien les examens, est présent aux examens et aux devoirs, rend ses devoirs maisons, fait des exposés, qu'il ne chahute pas et ne bavarde par, a un bon niveau, etc..)

Le harcèlement moral est plus fort en concours que chez les étudiants passant des examens parce que la concurrence est très forte, en particulier dans les préparations d'agrégation.

Mais pour les étudiants passant un examen, il se peut qu'a l'affichage des résultats, certains étudiants essaient d'infuencer le jury en disant qu'on a confondut sa copie avec celle d'un copain, surtout dans le cas de QCM ou de copies anonymées utilisant peu l'écriture manuscrite. C'est ainsi que j'ai vu dans des examens de type certifications des candidats absents ^à l'examen, être reçus (sans doute à la place d'un autre).  Bon, il se peut que ce soit une erreur aussi, le jury s'étant trompé de ligne en regardant le n° d'anonymat.

D'ailleurs, même pour l'agrégation l'anonymat est levé avant la publication des résultats, si bien que certains candidats bien plus forts dans la matière que leurs camarades ne sont même jamais admissibles. Des bruits ayant courru qu'ils ne remplissaient pas les conditions, alors qu'ils les remplissaient pleinement!

Dans la salle de cours même le harcèlement moral se passe ainsi :

- Un étudiant ou candidat de concours est isolé complètement par ses camarades, il a beau être gentil et essayer de prendre contact avec tout le monde, car ce n'est au départ pas un malade, mais une personne très "public relation", peu à peu, on fait courir des bruits sur lui, tels que : "Il ne remplit pas les conditions de concours", ou "Il est nul et il fait faire les devoirs par son conjoint" (même ceux sur table faits à l'heure où son époux travaille.) Quand le candidat finit par participer (à des cours de tradution par exemple) sans préparation écrite, pous montrer qu'il a la science inffuse et que ce n'est pas son conjoint qui fait les préparations, on fait alors courir deux sortes de bruit : le premier étant qu'il ne travaille pas, et qu'il a certes la science infuse, mais que comme il ne travaille pas, son niveau allait baisser, le deuixème bruit étant que le conjoint fait les préparations, et qu'il les apprend par coeur). Dans le cas que je connais, le mari n'est même pas certifié par concours, mais par liste, car il a râté plusieurs fois son CAPES, alors que l'étudiante harcelée a son CAPES, et est bi-admissible à l'agrégation.

- On peut aussi raconter qu'il sent mauvais politiquement, c'est à dire qu'il est nationaliste ou quelque chose de ce genre, lorsque les autres étudiants ou candidats sont de gauche. Même si ce n'est pas vrai et que l'étudiant ou candidat est lui-même de gauche.  Mais non militant.

- Le candidat étant isolé des autres, séparé du groupe, séparation qui se traduit par sa place dans la salle, s'il y a peu d'étudiants, il est placé seul et dans une autre rangée, ou bien tout seul devant, et personne ne vient le rejoindre,

-Certains  professeurs, surtout des femmes,  voyant qu'il est isolé et séparé des autres participent parfois à l'ambiance générale qui consiste à ricaner quand il donne une réponse même juste, et/ou le rabroue lorsque, bon an mal an, il arrive à placer une réponse dans les réponses qui fusent de toute part, mettant alors fin au brouhaha, en rabrouant ce pauvre étudiant qui n'avait soufflé mot jusque là, alors que les autes étaient tous en train de donner des solutions plus ou moins juste et de rire avec le professeur. C'est arrivé il y quelques années à un cours d'agrégation, une étudiante placé en dehors du groupe ne disait rien alors que le professeur cherchait "dans la bonne humeur" la solution à un problème de traduction, dès que l'étudiante en question donna sa solution, (qui était bonne) on lui a dit : "Je ne veux pas vous entrendre, Madame NN. Vous voyez bien que vous nous empêchez d'avancer dans le cours" et "Bon, on travaille", puis le cours reprenait une direction sérieuse. C'était cetté année là, le cas pour plusieurs cours et pour la même étudiante... Généralement, ce qui se passe, c'est que l'étudiant harcelé se terre dans sa coquille et ne dit plus rien. Cette année là la candidate harcelée, a été la seule admissible de la formation!

- L'étudiant harcelé choisit une date d'exposé et un exposé , le prof "oublie" sa date, et donne le même exposé à un autre étudiant, le jour J, les deux étudiants arrivent avec leur exposé et celui qui a eu le sujet une semaine après l'autre insiste tellement que c''est lui qui fait l'exposé.

- Lorsque l'étudiant fait son insciption annuelle, on lui fait un tas de tracasseries, par exemple on lui renvoie trois fois son dossier d'inscription, en lui demandant de refaire le chèque pour les droits d'inscription, car le montant ne correspond pas à la préparation et en lui indiquant trois fois un montant différent, de façon à ce que la date limite soit passée et qu'il ne puisse plus s'inscrire ou qu'il se décourage et ne renvoie plus le dossier. Ensuite ils diront : Bon, si l'étudiante candidate d'agrégation s'est découragée devant l'adversité, elle ne pourra pas être prof, car elle sera trop faible, etc... Or, cette même personne est prof avec succès dans le secondaire depuis 30 ans...

- L'étudiant harcelé est un professeur du secondaire en activité, des étudiants plus jeunes et qui ne travaillent pas lui font des remarques (tout en le tutoyant), parce qu'il n'a pas fait (il n'a pas eu le temps) un devoir, ou n'a pas préparé suffisamment son exposé.

- Des professeurs donnent des devoir toutes les semaines et ne veulent plus les corriger lorsque le professeur du secondaire en activité rend ses devoir la semaine suivante, même si le corrigé n'a pas encore été fait en cours, ni donné aux étudiants.

 - Alors que jusqu'ici, l'étudiant était le seul de son nom ou de son prénom dans sa formation, on en inscrit un autre qui porte le même nom, mais est moins bon que lui, et deux autres qui portent le même prénom, passent le concours d'en dessous (CAPEs au lieu d'agrégation ) ou est retraité. Ainsi quand l'étudiant passe le concours, on dit "Ce n'est pas possible qu'il ait si bien réussi, ça ne doit pas être sa copie, ça doit être la copie d'un tel", car on le confond avec l'autre moins bon de même nom, ou alors le candidat qui porte comme patronyme votre nom marital ne se présente pas au concours, si bien que quand on demande "Est ce Mme NN s'est bien présentée", on répond, non, elle était absente, alors qu'elle s'est présentée sous son patronyme (c'est obligatoire!). En ce qui concerne le prénom et la personne inscrite dans l'année d'en dessous : "Et bien non, Dummie Doofie ne remplit pas les conditions pour l'agrégation interne, puisque Dummie (Sottie, mais on ne cite pas le nom de famille) a passé le CAPES externe)!

- On inscrit à la préparation de CAPES§Agrégation, une mère de trois enfants qui n'a besoin d'aucun diplôme pour passer le concours, et qui porte le même prénom que l'étudiante harcelée. Et ensuite on dit de l'étudante harcelée qui a eu des mentiosn au bac, et dans ses études univesitaires qu'elle a fait très rapidement jadis (elle n'avait redoublé que sa première année, car ayant de l'avance, elle n'avait pas l'âge pour entrer en deuxième année). il fallait 18 ans révolus pour s'inscrire à l'université, mais elle avait été inscrite en première année, parce qu'elle était venue s'inscrier avec sa mère à ses côtés, ce qui était considéré comme permission parentale. Or, elle n'a eu 18 ans que juste  avant de passer son examen de fin de première année. Peu à peu,on la confond avec la mère de trois enfants qui n'a aucune diplôme et a le même prénom qu'elle et on lui dit : "Oh! De toute façon, tu n'es pas bonne, car tu n'as aucun diplôme!", alors que la pauvre a Licence, Maîtrise et CAPES. Alors que l'étudiante maintenant harcelée mais qui ne l'était pas trois ans auparavant, était alors très aimée, sous son prénom et son nom de famille des autres étudians, on a fait venir à l'université cette autre personne portant le même prénom, en la rendant très populaire, pour qu'on ne se souvienne plus de la première, et quand celle-ci et revenue en préparation d'agrégation l'année suivante, tout le monde appelait l'autre par son prénom et ignorait celle qui était populaire par ce prénom trois ans avant.

- L'étudiante d'agrégation avait payé un droit supplémentaire pour les polycopiés, régulièrement un professeur donnait un document supplémentaire en disant "C'est pour Dummie!", mais le document atterisait dans les mains de l'autre Dummie, et quand la première Dummie  à laquelle revenait officiellement le document demandait à la seconde Dummie : "Qu'est ce que c'est? Est-ce que tu pourras me le montrer", l'autre Dumm ie cachait le document dans ses bras en disant "Cela ne te regarde pas, de toute façon, on le mettra après à  la bibilothèque", elle a fait pareil avec un document donné une semaine avant l'agrégation interne, sur un auteur qui est tombé (c'était le compte rendu d'une conférence de l'auteur), alors que la seconde Dummie qui n'a pas voulu préter le document à la première Dummie ne passait son CAPES qu'un mois plus tard.

- On fait  des RV avec des professeurs pour des cours supplémentaires pour un certain groupe d'étudiants (par exemple un cours supplémentaire pour l'agrégation interne), mais on ne prévient pas Dummie, l'étudiante harcelée qui a payé des droits plus chers pour l'agrégation externe, tout en préparant les deux agrégations.

- L'étudiante plus âgée marchant moins rapidement que les autres, on fixe en ha^te une salle pour un cours qui ne peut avoir lieu dans la salle habituelle, dans une salle très éloignée située dans un autre bâtiment, on donne un numéro de salle érooné à l'étudiante qui n'arrive pas à suivre le groupe parti au pas de course, et  elle ne trouve jamais la salle et râte le cours... car essayent de suivre les autres tant bien que mal, d'un seul coup au détour d'un couloir, elle ne voit plus le groupe, et ne sait pas où a lieu le cours....

- On fait disparaître le dossier de l'étudiant, ou on le cacher en partie, en particulier ses plus hauts diplômes lorsqu'un professeur veut le consulter.

- Lorsqu'un étudiant  professeur du secondaire manque une semaine ou deux, parce qu'il a des conseils de classe, des réunions de parents, des moyenne à faire, etc...; un professeur le considère comme démissionaire de sa formation et de son concours, et s'exclame quand il revient (même si vous avez envoyé des  mails pour vous excuser) "Tiens, vous n'aviez pas abandonnée?"....

- Un étudiant découragé par le harcèlement ou l'attitude de certains professeurs vis à vis de lui, dit à un autre étudiant en sortant des cours "Tiens, je crois que je vais abandonner". L'autre étudiatn s'empresse de le drie au professeur et quand l'étudiant arrive le jour de cours suivant, un professeur le chasse en disant "Vous n'avez plus le droit d'être ici, vous avez abandonné vos études!" L'étudiant rentre chez lui en pleurs et interloqué trouve une lettre à son retour formulant son renvoir en des termes qui laissent supposer de graves choses sur lui, et sans jugement elors qu'il est inscrit et a payé dans les 200 ou 300 Euros de droits d'inscription. La lettre stipule 1) Qu'il n'est pas incrit, alors qu'il est inscrit, 2) Qu'il se livre à des "interventions" bruyantes dans l'université (alors qu'il n'a jamais participé aux blocages et aux mouvements de grève...), 3) Qu'il s'y livre à des activités répréhensibles, alors que ses seules activités sont d'écouter les cours, de prendre des notes, de faire des exposée (parfois qualifiés d'intervention par les professeurs), et de rendre des devoirs.... de passer des examens et des concours... Comme il s'agissait d'une étudiante, l'étudiante était inscrite sous son patronyme (nom de naissance), mais la lettre était adressée à son nom marital, sans mention du patronyme.

 Tout ceci est arrivée à une même étudiante, professeur du secondaire de son état, qui avait fait des études initiales sans problème à un âge très jeune, avait eu son bac avec mention avec un an d'avance, à une dame gentille comme tout... on se demande vraiment pourquoi...

Elle me l'a raconté.

domino

 

 

jeudi, 02 juillet 2009

Résultats

Cet après-midi les résultats de l'oral sont tombés. Moi, personnellement je m'en f.... , parce que je n'y étais pas. Alors, je n'ai pas ressenti le même serrement au coeur, qui précéde le moment fatidique où l'on fait apparaître sur le site des résultats, les académies, puis quand on passe la souris sur les lettres de l'alphabet pour voir s'il y a quelqu'un sous notre initiale. Et auparavant, la fébrilité de l'attente.

 

Mais voilà, même si je l'aime bien, ça ne m'aurait pas fait du bien, si celle qui avait peu préparé son option et n'avait pas suivi les cours avec moi pour les deux questions supplémentaires par rapport à l'externe, et n'avait pas travaillé ces deux questions, avait été reçue.

Alors quand j'ai vu que mon académie ne figurait pas au tableau d'honneur des académies ayant des lauréats, j'ai éclaté de rire (tu me pardonneras, chère amie, si tu lis ce blog et que tu me reconnais, mais le même a pu se produire dans d'autres académies). Alors j'ai éclaté de rire, je suis comme on dit en allemand, "schadenfroh" (cherchez dans le dictionnaire si vous voulez savoir ce que cela signifie...), j'ai éclaté d'un bon fou-rire de soulagement.

Il faut dire que depuis déjà trois semaines, j'imaginais ma collègue se voir offrir une chaire supérieure, un poste à l'université, des classes préparatoires, à elle qui est TZR comme moi. Je n'imaginais que des belles choses pour elle, en les voyant m'échapper.

Dans mon académie qui était dans les années 60/70 la deuxième académie pour l'allemand, il n'y a pas eu de reçu à l'agrégation depuis deux ans et demi.

La dernière en date, était une lauréate de l'interne en 2007. Il n'y a pas eu de lauréats dans l'académie ni en 2008, ni en 2009. Pourtant l'un des départements de l'académie représente 4% de la population de la France, et l'autre 2%. Si bien que l'académie fait 6% de la population française.

Jadis le palmarès était :

1) Strasbourg,

2) Mon académie,

3) Nancy-Metz,

4) Paris...

Actuellement le quatuor de tête est :

1) Paris - Créteil - Versailles,

2) Lyon,

3) Ex-aequo : Nancy-Metz et Montpellier.

Strasbourg, jadis vainqueur, a 1 admis tout comme 4 autres académies, dont La Réunion, qui a des reçus tous les ans.

Le paysage de l'allemand a beaucoup changé ces derniers temps.

Il y a 34 admis au lieu des 35 prévus.

Seulement 3 hommes, les autres sont des femmes.

Combien d'allemandes et d'allemands, attendez la suite, je vais compter.

Ou vous citer les prénoms allemands, ce sera plus simple....

 En plus cela vous fera de jolis prénoms si vous cherchez à baptiser vos enfants...

Heide, Andrea, Maria, Stefanie (avec un f), Irina, Sandra, Natalja, Franziska, Kathrin, Barbara, Helena, Frank, Malte (comme chez Rilke), pour les prénoms allemands assortis de patronymes allemand, car certains comme Sandra et Barbara sont des prénoms bilingues.  Soit 13 germanophones sûrs,... soit : Plus du tiers des lauréats sont germanophones, c'est à dire "native speakers".

C'est une mode que les "native speakers" se présentent maintenant aux concours de langues jadis réservés aux français, rendant plus difficile l'accès des français à ces postes de professeurs fonctionnaires dans leur propre pays.

On constate le même phénomène dans les universités au niveau des CLES où certains native speakers se présentent dans leur langue maternelle, à des examens de niveau B1 ou B2 (et aussi C1) selon de Cadre Européen pour les langues, ce qui leur permet d'acquérir facilement des crédits en points pour leur année d'étude.

C'est comme si nous passions à l'étranger  des examens de français pour tester notre niveau en langue française : est-ce que ça vous viendrait à l'idée?

A la rigueur, quelqu'un qui habite depuis longtemps dans le pays peut passer un concours d'enseignement de sa langue maternelle pour avoir du travail. En France aussi, il y a dans les universités des cours pour  des francophones qui veulent enseigner le français aux étrangers, en faisant par exemple en même temps de l'alphabétisation. On prend dans les écoles Berlitz et au Goethe Institut uniquement des professeurs alemands pour enseigner aux français. Mais je pense pour l'avoir vécu en classe qu'avoir beaucoup de cours avec un professeur français qui connait vos difficultés car il les a vécues lui-même étant petit, et moins d'heure avec un/une assistant/e ou un professeur locuteur natif, devrait suffire. Je ne sais pas si c'est une bonne chose que des professeurs qui sont tombés dans la marmite de l'allemand à leur naissance, enseigne leur langue de façon presque exclusive pour certains collèges où il n'y a qu'un professeur, sans savoir où sont les difficultés que rencontrent un élève français et les fautes récurrentes des élèves français.

Par ailleurs dans les concours, les locuteurs natifs qui ont appris la littérature et l'histoire dans leur pays, sont tombés dedans aussi quand ils étaient petits, comparativement aux professeurs français qui ont découvert l'histoire et la littérature allemande tout doucement à partir de 12/13 ans quand ils ont étudié l'allemand en seconde langue, et ces concours sont beaucoup plus faciles pour eux.

Quand l'Europe a décidé d'ouvrir les concours de fontionnaires, y compris les concours de professeurs à tous les ressortissants de la communauté européenne, (vers 2000-2001, je crois), il aurait dû être fait une exception pour les locuteurs natifs des concours de langues.

Jadis, quelques bilingues de parents allemands et français se présentaient, mais avaient des familles franco-allemandes, alors qu'actuellement des purs représentants du pays de Goethe et de Mozart peuvent se présenter aux concours.

Je parle bien sûr en tant que francophone ayant toujours eu mon domicile familial en France et ayant appris l'allemand comme seconde langue à partir de l'âge de 12 ans en quatrième. Même si j'ai fait de l'allemand sans interruption depuis cet âge, c'est à dire depuis plus de quarante ans, j'estime que ceux qui ont fait de l'allemand depuis leur naissance et ont été à l'école en Allemagne, et de plus sont parfois depuis plusieurs années en France, pour ce qui est de parler français, sont plus avantagés que moi, dans ces concours.

Si dans mon académie, il n'y a plus de lauréats d'agrégation, ce n'est ni de la faute des professeurs de l'université, qui donnent beaucoup de leur temps pour nous, et qui souvent à ce niveau sont d'anciens jurys d'agrégation, voire même des jurys actuels, donc, savent de quoi ils parlent dans leurs cours, ni de la faute du QI des habitants, qui dans des statistiques récentes, ont été classés meilleure moyenne des QI de France, et le petit pays juste frontalier a le plus fort taux de membres de l'Institut Mensa au monde (association réunissant les plus gros QI), peuple héréditaire d'intelligences supérieures. Cette région possède aussi la ville ayant la plus forte concentration de grandes fortunes de France, battant largement la Côte d'Azur et ses villas de stars. Donc, ce n'est pas une région inintelleigente. C'est une région qui possède les plus grands musiciens de la Renaissance, les plus grands peintres, les plus grands inventeurs...  de grands romanciers, etc... Donc, c'est une région qui a les potentialités de réussir l'agrégation d'allemand, ce n'est pas une région de pecnauds, alors, quoi, c'est une injustice flagrante, pas vis à vis de moi, mais vis à vis de la région-académie... Et notre seule représentante à l'oral, n'était même pas originaire de la région. Alors, quoi, on nous boude, nous, les bâtisseurs d'ouvrages architecturaux capables de défier les grandes eaux...

Et les strasbourgeois qui sont aussi dans l'une des régions les plus intelligentes de France, eux dont la moitié de la population parle encore un dialecte qui ressemblent à l'allemand, euix qui n'ont qu'un fleuve à traverser pour aller en Allemange, ils n'ont qu'un admis...? Il y a quand même un problème, on suppose quand même que l'université de Strasbourg est une université de bons germanistes...

domino 

(Il y a quelqu'un qui ajoute des fautes dans mon texte au fur et à mesure que je le corrige pour faire croire que je serais mauvaise en français, et qui change même les chiffres, j'avais bien écrit B1 et B2 et je retrouve B2 et B2, etc...)

vendredi, 26 juin 2009

Je suis le frère de ma nièce...

Imaginez un peu que l'autre jour, voulant passer un petit examen qui prouve que je sais me servir d'un ordinateur et d'internet, je me suis retrouvée sur les mêmes bancs que ma nièce.

 

J'avais repéré avant qu'elle allait passer le même examen que moi, et nous avions deux places voisines.

 

Le surveillant en passant dans les rangs pour faire signer le bordereau de présence, a d'abord fait signer ma nièce, puis il lui a demandé : "Ah, il y en a un deuxième qui porte le même nom" (c'est mon nom de naissance, un nom rare). "C'est ton frère?" a-t-il dit à ma nièce, en voyant mon prénom qui est un prénom mixte. Et il me regardait, étonné de voir une femme assise à cette place, et cherchant un garçon des yeux.

Alors j'ai entendu ma plus belle voix des jours où les cours de chant la porte bien haut et toute flûtée, toute féminine, répondre en s'envolant vers le plafond (c'est vrai que tant en chant que quand je parle à voix forte, j'entend ma voix dans le haut de la pièce qui résonne comme une flûte) "Non, je suis sa tante!".

Bon, voilà qui peut poser bien des confusions : un jour où j'avais été voir mes copies d'agrégation la correctrice me lisait ses notes en lisant "Le candidat".

Pourtant, j'ai un air très féminin, je vous l'assure.

domino

 

Le jeu des coefficients

A l'agrégation d'allemand les coefficients ont été changés il y a trois ou quatre ans. Le thème et la version qui se passaient séparément, ont été rassemblés en une épreuve de traduction.

Dans l'ancien système le thème et la version étaient pour chacun au coefficient 3, c'est à dire 6 pour les deux, tandis que chaque dissertations était coefficientée 4.

Dans le nouveau système chacune des disseratations est toujours coefficientée 4, la traduction est aussi coefficientée 4 pour les deux traductions ensemble. Si bien que la traduction a perdu 2 coefficients.

Durant les dernières années de l'ancien système de coefficients, la note du dernier admissible était située entre 74 et 77 sur 280.

J'ai calculé ma note d'écrit de cette année avec les anciens coefficients, j'aurais eu 80,5, Donc avec ces anciens coefficients j'aurai été admissible avec quelques points d'avance.

Avec les nouveaux coefficients, ma note n'est plus que de 59 sur 240.  Et la note du dernier admissible qui était l'année dernière à 62 est passée à 71, ce qui fait remonter la note du dernier admissible à presque la même note que ce qu'elle était auparavant, mis à part qu'elle est sur 240 et non sur 280 comme avant. Ce qui veut dire que le jeu des coefficients aidant, les candidats ont augmenté leurs notes de dissertation de beaucoup, vu que le rôle de la traduction qui est la seule épreuve où est mesurée la compétence en langue étrangère, devient négligeable.

Pour vous montrer la différence avec le jeu des coefficients en moyenne sur 20, tout en sachant que l'agrégation externe d'allemand étant un concours que l'on résussi avec une moyenne de 6,5/20 et où l'on est admissible avec une moyenne qui varie habituellement entre 5 et  5,5/20, voici mes notes réduites /20 dans les deux systèmes.

Système 1 :

(ancien système) 80,5/280 = 5,74/20

Système 2 :

(nouveau système) 59/240 = 4,89/20

Soit presqu'un point de moyenne en moins pour ceux qui sont bons en traduction et moins bons en dissertation.

(NB : je plaide ma cause puisque j'ai eu 10,75/20 en traduction).

Si je dis que la dissertation n'est pas une épreuve de langue, c'est que :

- un candidat qui a une langue excellente et fait un hors-sujet obtient 0,5/20 à se disseration.

- un candidat qui a fait beaucoup de fautes de langue, qu'il ait fait un hors sujet ou non, obient 0,25 à se dissertation.

Pour une disseration la différence entre ces deux candidats celui qui a un excellent niveau en langue, mais a fait un hors sujet, et celui qui a un niveau exécrable en langue, n'est que de 1 point /240.

Ce qui montre que l'agrégation d'allemand n'est pas un concours de langue allemande, mais un concours de bachotage d'un programme.

On veut récompenser l'étudiant qui a bien travaillé d'une façon très scolaire, et non plus le fort en thème (qui lui s'il est déjà professeur et francophone, a dû travailler énormément sa langue dans sa jeunesse pour arriver à ce niveau-là). On va récompenser le bûcheur jeune, qui n'a jamais enseigné, mais a toujours appris ses dates et ses citations par coeur, plutôt que celui qui a de fortes potentialités, dont le don des langues.

On va récompenser l'étudiant qui a appris son programme d'une façon très scolaire, ses cours de fac et cours du CNED par coeur, plutôt que le professeur qui a bossé toute l'année en lisant son programme d'agrégation et ses cours du CNED d'une façon intelligente, mais sans en retenir les détails par manque de temps.

On va récompenser le jeune qui a le temps, plutôt que le professeur expérimenté et dévoué aux fortes potentialités.

Un jeune qui va peut-être abandonner le métier lors de sa première année (c'est plus facile maintenant, car il n'y a plus d'engagement quinquennal), alors que le prof qui a bossé toute sa vie ne sera même pas agrégé à la fin de sa carrière.

On a dit que l'agrégation interne était là pour pallier à ce défaut. Elle a un programme plus léger, mais la moitié de l'année universitaire en moins pour la travailler.

L'année universitaire commence fin septembre et l'écrit de l'interne a lieu fin janvier, soit 3 mois et demi à 4 mois de cours pour l'interne, souvent tronqué d'une journée ou deux par semaine, puique les horaires d'université sont répartis sur trois jours souvent du mardi au jeudi. Les cours magistraux d'interne ayant lieu le mercredi matin et les cours de traduction le mercredi après-midi. La plupart des professeurs qui passent l'interne ne sont libre que le mercredi, voire même que le mercredi après-midi.

L'écrit de l'externe est fin mars, début avril, donc les étudiants d'externe ont deux mois de plus pour étudier un programme d'écrit légèrement plus long, qui ne comporte cependant pas les justifications de traduction demandées à l'interne et quji demandent aussi une préparation en traductologie/linguistique, les candidats d'externe repoussant souvent la préparation en linguistique au-delà de l'écrit.

L'oral de l'interne est début avril, celui de l'externe s'étend de la mi-juin au début juillet.

Le candidat d'interne doit préparer la didactique que ne prépare pas le candidat d'externe.

Le candidat d'externe a trois mois entre l'écrit et l'oral, alors que le candidat d'interne n'a que deux mois.

Alors les deux questions de programme écrit en moins, cela était peut-être valable à l'époque où l'écrit de l'interne était fin août, et que les candidats avaient pratiquement un an pour travailler le programme à partir de sa parution.

Alors que maintenant, le candidat d'interne n'a plus que la moitié du temps qu'il avait avant pour travailler le même programme qui cette pour l'année prochaine a été changé pour les deux tiers, alors que pour l'externe, trois questions sur six, soit la moitié des questions dont les options (la sixième question) sont restées identiques.

Donc, des candidats d'interne avec des programmes allégés, allons donc! La moitié du temps en moins pour faire environ une même quantité de travail si on la répartit dans le temps. Cela revient au même et l'agrégation interne est plus difficle dans la mesure où nous ne sommes que des professeurs certifiés et cerifiés bi-admissibles à l'agrégation à nous présenter (les MA n'ont pas le droit de s'y présenter), et que les moyennes des candidats sont également plus élevées qu'à l'externe. Car mes observations des cours à l'univesité m'ont prouvé que les candidats d'interne (des professeurs) sont d'un niveau plus élevé que celui des étudiants qui préparent l'externe.

Alors, dans la mesure où bon nombre de professeurs certifiés se présentent aussi à l'externe, on se demande pourquoi, dans les statistiques de l'an dernier, un seul certifié était admis à l'externe. Généralement, on répond à cete question que c'est parce qu'ils n'ont pas le temps de travailler leur agrégation, alors pourquoi sont-ils reçus en nombre à l'interne, avec de meilleures notes, alors que le rapport temps/questions de programme semble être inférieur à l'interne par rappot à l'externe?

domino

vendredi, 19 juin 2009

Le deuxième examen râté

(Extrait de la vie "romancée" de Dummie, Nouvelle ou Roman de Domino)

(Vous direz que dans les romans, on dit parfois la vérité, parfois la vérité romancée, parfois rien que la vérite, parfoir toute la vérité!)

Dummie m'a raconté :

Cet examen est un examen de langue, autre que celle que j'enseigne, autre que celle dont je suis spécialiste, autre que ma langue maternelle. J'ai réussi le niveau d'en-dessous l'an dernier.

A propos de langue maternelle,  je dois dire que j'ai lu sur le site officiel de cet examen que  les locuteurs natifs ont le droit de passer leur langue maternelle. Je sais que certains de nos élèves de collège n'ont, dans leur langue maternelle, pas le niveau européen B1 des langues étrangères, mais je suppose quand même qu'un étudiant français qui a son bac, a au moins le niveau C2 en français, et n'aurait pas l'idée de passer des niveaux de B1 à C1 dans sa propre langue considérée dans cet examen comme langue étrangère. A moins de vouloir avoir des points crédits pour son année universitaire facilement acquis.

C'est la plupart du temps ce que font les étudiants étrangers un peu paresseux, désirant valider leur année en France, ils passent un examen de leur langue maternelle, langue étrangère pour gagner des points crédits pour valider leur année en France. Alors peut-on dire quand le niveau 3 n'existe pas et qu'ils passent le niveau 1 ou 2, c'est à dire le B1 ou B2 du cadre européen, qu'ils ont dans leur langue maternelle, le niveau du bac dans leur pays? S'ils réussissent le niveau B1 ou B2, il n'y a aucune preuve qu'ils auraient le niveau C2... voir D2 ou E2 ou Z2 qui sont des niveaux non répertoriés, mais qui devraient être ceux des locuteurs natifs.

Bon, tout ceci pour dire qu'une autochtone du pays, qui parlait mal le français et avait même du mal à s'exprimer dans notre langue passait ce niveau C1 et l'a réussi. Si elle avait dû passer le niveau C1 en français, ce qui aurait été plus logique, elle ne l'aurait certainement pas eu. Devant le jury, elle n'a parlé que la langue de l'examen et l'écrit était aussi dans la langue de l'examen, il n'y avait aucune traduction.

Dummie continue à raconter, sans que j'interrompe ses longues explications...

J'ai vu partir le train d'avant, car mon mari me fait toujours attendre 10 minutes devant la maison au volant de ma voiture, il crie sur moi pour que je me dépêche tant que je suis dans la maison, mais une fois que j'ai sorti la voiture et que j'attends devant, il vérifie pendant 10 minutes si tout est bien fermé, si les robinets de la salle de bain et de la cuisine sont fermés (c'est depuis qu'il avait arrosé un locataire d'en-dessous en laissant les robinets d'un lavabo ouvert lors d'une panne d'eau, juste avant notre mariage il y a presque 35 ans...), si les plaques de la cuisinière sont éteintes, si les lumières sont fermées.... et regarde 20 fois les robinets et les plaques de la cuisinière. Il avait dû à l'époque rembourser les livres de l'abbé qui habitait en dessous de chez lui.

Tout marchait bien ce matin là, jusqu'à ce que mon train qui devait arriver vers 8 heures 40 dans Grande Métropole, s'est arrêté en plein voix, environ 5 km avant la gare de Grande Métropole Régionale. J'avais un rendez-vous à 9 heures 20 pour passer un examen de langue niveau C1, donc j'avais largement le temps en 50 minutes d'arriver en métro, puis à pieds. A mon rythme de marche qui ne peut être rapide, il faut compter 10 mn pour descendre du train et aller jusqu'au quai du métro, 15 minutes de métro, et 10 minutes pour aller jusqu'à l'université et la salle, donc il devait rester 15 minutes avant l'entrée dans la salle. J'avais demandé à ne passer qu'à 10 heures, mais quand on a pris les rendez-vous (en raison de la configuration de l'examen, les étudiants commencent leur écrit avec des décalages de 20 minutes), il semblait que l'organisateur ne voulait pas prendre de rendez-vous aussi tardif (d'autres se sont ensuite inscrits après moi!), et j'ai pris 9 heures 20 au lieu du RV à 10 heures que je voulais prendre.

A environ 5 mn de l'arrivée en gare - jusque là le train n'avait aucun retard - le train s'arrête en pleine voix. Généralement, quand il s'agit d'un feu rouge, le train s'arrête une ou deux minutes, mais là, il ne repars pas, je commence à m'inquiéter, à trembler, en désespoir de cause, j'appelle mon mari au téléphone qui se veut rassurant. Bon, voilà le train qui redémarre... Il s'est bien arrêté pendant 10 à 15 minutes.

Je n'ai pas l'habitude de courir, mon vieux corps en a perdu l'habitude, mais cette fois-ci, je cours, je cours, je cours à ma façon et à ma vitesse, car il y a des tas de gens plus jeunes que moi, ou plus mince qui me dépassent en marchant!

Dans le métro ça va, pas besoin de courrir, mais ça me semble interminable!

Me voici à courir de nouveau, il reste 3 minutes, je n'arriverai jamais à courir jusqu'au bout, je halète, j'ai envie de pleurer, je crois que je pleure, je cours et je halète en même temps.

Pourtant cet examen n'est pas vital pour moi, je ne suis ni en danger de mort, ni en danger de perdre mon métier si je le râte, je n'ai rien à perdre et tout à gagner, ce n'est pas l'examen que j'ai préparé durant toute l'année comme l'agrégation. Pour l'agrégation je me poste à l'hôtel la veille et parfois même l'avant-veille pour réviser tranquillement et arriver à l'heure. Et je ne suis jamais arrivée en retard.

Ce n'est pas un examen de spécialité, c'est un examen pour non spécialistes, simplement destiné à calculer le niveau dans une langue, mais prouvant que l'on peut consulter des ouvrages de cette langue dans nos recherches et  les comprendre et nous débrouiller dans le pays, en particulier dans une université de ce pays.

J'ai juste encore 30 secondes pour traverser le parvis, le hall, heureusement c'est au rez-de-chaussée, j'arrive haletante comme un cheval qui vient de courrir cent tiercés en suivant devant la salle dont la porte est ouverte. Il n'y a qu'une étudiante matinale arrivée à 8 heures du matin et commençant à 9 heures 20, je suis la deuxième à passer. Arrivée à l'avance, la suivante qui doit passer à 9h40 est déjà là. Il n'y avait personne entre celle de 8 heures et moi.

Le professeur me demande, si comme je suis essouflée, je veux changer de place avec elle, mais j'ai peur qu'on fasse des confusions dans les listes, alors je préfère prendre place tout de suite à l'ordinateur qu'on m'indique, à côté de l'autre étudiante. On me donne le sujet (dont je tairai le contenu ici), l'étudiante qui est arrivée une heure 20 avant moi est à côté de moi, je suis embêtée parce que mon essouflement rend ma respiration bruyante et me fait toussoter (je vais bien toussoter pendant un quart d'heure, par intermittence bien sûr), cela faisait bien dix ans que je n'avais pas couru et 20 ans que je n'avais pas couru aussi longtemps. Je crois que j'ai bien failli en mourir!

Bon, il y a par moment plus de bruit que mon toussotement du début ne peut en faire... car à chaque fois que quelqu'un entre dans la salle, un autre professeur (il y a plusieurs langues qui préparent aux ordinateurs de la même salle), ça discute ferme et fort. En trois heures, il faut...

- écouter une vidéo dont il est noté sur le sujet qu'elle dure 10 minutes 30, mais elle dure en fait 28 minutes.

- lire 9 pages de texte d'un niveau assez élevé, mais tout à fait à ma portée, textes très intéressants, qu'encore une fois, j'aurai bien aimer emmener à la fin, mais qu'on m'a repris,

- prendre connaissance  d'un document iconographique que j'ai posé sur la table, me disant que j'allais m'en occuper en dernier, mais c'est au moment de reprendre les textes pour aller passer l'oral, que je me suis rappelée de son existence, alors, je l'ai inclus dans la partie orale de ma présentation, en improvisant,  c'est d'ailleurs à propos de ce document qu'on m'a cuisinée le plus pendant l'entretien.

- taper une présentation sur l'ordinateur de type Powerpoint, mais ici c'est Impress, dont j'ai l'habitude puisque j'ai déjà dû l'utiliser pour un autre examen. Dans le sujet on vous donne un rôle dans la société (je ne vais pas dire exactement lequel, parce que ce sujet ne doit pas être divulgué, mais je suis sûre que d'autres étudiants s'en souviennent autant que je m'en souviens aujourd'hui et sont capables de renseigner le public à ce sujet, mais moi, je ne le ferais pas).

- et  au bout de trois heures, présenter sa présentation sous forme d'une conférence de dix minutes, oralement au jury, tout en présentant son plan projeté par l'ordinateur sur l'écran.

Bon, je commence .... J'écoute le vidéo, trois journalistes discutent ensemble, l'une interviewant les deux autres (je ne dis pas ici de quoi çà parle par déontologie étudiante et professorale, en principe les sujets de ce niveau sont axés sur les sciences humaines, mais dans l'ensemble, je comprends le sens général). Accent très américain. Le genre d'accent qu'a Obama. Sur la vidéo, pas d'images explicatives. Rien que les journalistes qui parlent. Au début, je ne m'aperçois même pas que c'est une vidéo, le tout démarre en audio, cet ordinateur ne fonctionne pas du tout comme le mien. J'ai un écran noir avec un petit magnétophone. J'écoute donc en audio, sans l'aide des noms des journalistes montrés sur la vidéo, et sans l'aide de la forme de leur bouche qui parle, car c'est plus facile de comprendre en voyant les lèvres qui bougent que seulement d'oreille, du moins pour les langues étrangères qui ne sont pas l'allemand et parlées vite. Il est écrit 10 minutes 30 sur la feuille, et bigre cela fait déjà 12 minutes que j'écoute cette vidéo en prenant des notes. Sans l'aide de l'image. D'un seul coup au bout de 20 minutes, je vois la suivante s'installer à côté de moi, sa vidéo démarre : elle a des images! Alors je cherche où je peux cliquer et après quelques recherches je trouve où je dois cliquer pour  obtenir la vidéo entière, d'abord en petit format, puis en grand format pour ma voisine. ça va mieux, je vois quand ça change d'homme qui parle (il y a deux hommes et une femme). Je comprends beaucoup mieux. Sans l'image je m'étais imaginée tout à fait d'autres visages pour les personnes. j'écoute jusqu'au bout, 28 minutes, je me demande comment je vais le réécouter une deuxième fois.

C'est beaucoup plus dur que ce que l'on donnait aux BTS, section dans laquelle j'ai enseigné l'allemand. Où ils avaient 3 minutes d'enregistrements audio avec 2 pauses possibles, qu'ils pouvaient écoutre deux fois en suivant (à moins que ce soit 3 fois, je ne m'en souviens plus) avant d'en faire le compte-rendu. Nous enregistrions nous-même nos documents (nous les faisions enregistrer par des locuteurs natifs) en vitesse lente, sur des textes  simples, concoctés par nos soins.

Bon, je ne sais même pas combien de fois on a le droit d'écouter cette vidéo. De toute façon, il ne reste plus que 2 heures et demi, les 9 pages de texte à lire et la présentation à faire, et ma voisine de gauche continue à taper sa présentation, ce ne sont pas des claviers silencieux comme celui de mon portable sur lequel j'écris maintenant, je me repasse le début... bon, je réécoute le début, je vois les noms des protagonistes écrits en toutes lettres, j'en avais bien compris deux, quand aux médias où ils travaillent, j'avais tout compris.

Je comprends bien le début, je réécoute 10 minutes 30 en complétant mes notes. Je rectifie certains trucs que j'avais mal compris. Comme pour tous l'examen, mes notes sont prises en écriture de médecin. Il n'y a pas trop de place pour poser les feuilles devant l'ordinateur, c'est comme si on écrivait sur un coin de table.

Bon, passons aux documents suivants les textes. Il y a des titres en gras, c'est bien stucturé. Mais c'est écrit assez petit et assez clair pour le reste, quand ma voisine de gauche va passer son oral, et libère la place sur ma gauche, je peux regarder mon texte en le tenant en l'air sur ma gauche tout en écrivant avec ma main droite, parce que au bout d'un moment dans la pénombre, face à l'écran d'ordinateur qui éblouit, les yeux se fatiguent plus que si on lisait sur un ordinateur, où c'est plus facile à lire avec la lumière qui met les lettres en relief. Pourtant, j'ai mes lunettes. Mais au bout d'un moment, je m'aperçois que je lis mieux sans lunettes. Je suis assise dans une rangée d'ordinateur qui fait face au mur qui est le long du couloir, alors que de l'autre côté de la salle il n'y a qu'une personen assise aux ordinateurs qui sont face aux fenêtres. En fait, toute la lumière venait d'en face, celle de l'ordinateur et celle du jour, et n'éclairait ni le clavier, ni la feuille à lire. Dans la partie après l'oral je demanderai d'allumer la lumière, ce qui fut fait. Bon je trouve les textes écrits relativement facile, je comprends tout.

Une heure de travail pour lire les 9 pages et prendre les notes.

Reste à structurer, faire un plan, m'imaginer être un certain personnage qui va exposer tout cela, dans cette histoire j'ai complètement oublié mon document iconographique que je n'oublierai pas de nouveau si j'ai l'occasion de  repasser cet examen. Je base donc ma conférence "de presse" sur les autres documents. Je tape mon plan sur Impress. Je m'apercevrai au milieu de la projection que le texte d'une diapositive dépassera vers le bas. Mais comme l'écran est grand, on le voit quand même. Et puis, on nous avait dit que si on ne savait pas le faire, on pouvait le faire sur traitement de texte, alors, je ne sais pas si c'est compté, mais le fait que j'ai fait le plan sur diapositive n'est déjà pas mal.

Dummie continue à raconter (et c'est vraiment "dumm"*) :

Que...

Au moment de passer l'oral, Dummie se lève, elle demande si elle doit prendre ses affaires (son cartable et son sac à main étaient posés à une certaine distance d'elle, contre le mur). On lui dit de laisser ses affaires, même son sac à main. Dummie n'aime pas laisser son sac à main. Dummie a peur qu'on lui vole ses sous! Elle laisse de mauvais gré son sac à main, dans lequel elle trimbale aussi son appareil de photo bijou, celui qu'elle sort sur les passerelles pour photographier les slogans politiques historiques de la grève pendant laquelle elle a scupuleusement suivi les cours d'agrégation, parfois seule, les cours de prépa concours n'étant pas supprimés, mais les étudiants faisant bigrement défaut en ces temps troublés du début du XXIème siècle.

Dummie a un peu honte de son accoutrement. Dans les magasins, elle ne trouve, ni pantalon, ni chaussures à sa taille, et pour les tuniques c'est tout juste. Alors c'est un pantalon de survêtement qui lui sert de pantalon de ville, qui assorti de chaussures et de tunique, de foulards, prend un aspect de ville. Elle a de grosses galoches mi-ville, mi-sport. C'est entre la basket de couleur, en peau, et la chaussure de randonnée basse. Enfin pas vraiment des chaussures de sport. Comme Dummie ne sait plus faire ses lacets parce que son gros ventre l'empêche d'atteindre ses pieds avec ses mains, elle a pris des chaussures avec des fermetures velcro qui font scratch. Mais voilà, ces bandes se déscratchent sass cesse et elle est obligée de les remettre tout le temps et voilà qu'elle se lève de devant son ordinateur face au jury et la bande de sa chaussure est déscratchée. Elle dit "Attendez" et rescratche sa chaussure. Mince! Pense-t-elle deux semaines après, en cherchant les raisons de son échec, c'était peut-être à cause de ma bande déscratchée, ils ont cru, que moi qui ne triche jamais, j'aurais caché une antisèche, ce serait dumm alors, d'autant plus que je ne savais même pas à l'avance de quoi ça allait parler, ni des mots dont j'aurais besoin...Et ce n'est pas mon genre, de mon enfance jusqu'à ma quatrième année d'université, je n'aurais jamais eu besoin d'antisèche même si j'avais voulu, je montais tous les échelons avec un an d'avance sans problèmes, et puis me voilà, moi, maintenant, vieille, la plus vieille de l'agrégation après avoir été la plus jeune de l'école de mon enfance, pense Dummie.

Quand à mon appareil de photo, c'est à partir de ce jour-là (quand je vais regarder les photos prises sur le retour à la maison) qu'il commence à ne plu aller. L'écran se brouille, mais le contenu de la carte n'est pas abîmé. La semaine suivante, l'écran se met carrément deux fois à l'envers, les maisons sont accrochées à la route qui est en l'air, et les lettres des instructions se lisent l'appareil retourné et de droite à gauche, à l'enves, il faudrait un miroir pour lire aurtrement qu'en déchiffrage ce qui est écrit. Est-ce que quelqu'un y a touché pendant mon oral. Il s'est réparé tout seul deux semaines plus tard.... Bizarre...

Bon, on nous dit bien d'éteindre nos portables pendant un examen, mais mon appareil de photo était fermé et il n'a pas de fonction d'envoi. Il n'y avait pas d'enregistrement audio dedans, mais des vidéos sur lesquelles je chantais entre autres du folk anglo-américain, chansons  que je sais, en principe, par coeur. Mais je n'y ai pas pensé avant de venir, et ça n'avait rien à voir avec le contenu de l'examen.

continue à me raconter Dummie.

Et oui, je me fais toujours des reproches comme cela, dit Dummie.

Mince! Ce document icono! Dans ma liasse! Je l'avais complètement oublé, qu'est-ce que c'est? Ah! oui, je vois.... où vais-je l'inclure pensais-je en chemin. Oui, là, vers la fin, il me servira d'exemple.

Et Dummie de continuer son histoire :

Je suis arrivée dans une autre salle, juste uine ou deux portes au dessus, je veux dire plus loin, encore une salle d'ordinateur, j'ai dû metre mon travail, la présentation Impress sur l'ordinateur du bureau, par une clef USB. ça s'est affiché, c'était sous la forme plan, il a fallu le mettre sous la forme Notes puis diaporama.

Mon plan était projeté derrière moi sur un écran. Je devais apparemment rester debout devant l'écran, mais j'ai préféré m'assoir, seulement avec les ordinateurs qu'ils avaient devant eux, le jury ne me voyait plus, alors j'ai du me mettre sur le coté et eux aussi. Ils étaient deux messieurs, des profs d'anglais parmi les plus connus de la fac, j'ai commencé à faire ma conférence après m'être présentée pas avec mon vrai nom qu'ils connaissaient, mais avec le nom de mon rôle, comme si j'étais ce personnage important. Pendant 10 minutes je leur aie exposé les tenants et les aboutissants du sujet qui nous intéressait ici, les avantages et les incovénients. Comme je n'avais pas bien regardé ma montre, après avoir fini ce que j'avais à dire, j'ai demandé si ce n'était pas trop long. Quant c'est en allemand, c'est toujours trop long! Généralement mes profs me laissent continuer pour me dire ensuite : "A l"agrégation, l'heure, c'est l'heure, si vous n'avez pas fini au bout de 30 minutes (de 10 minutes pour la grammaire), on vous coupe en pleine phrase. Vous avez encore une minute, m'a répondu l'un en cette langue que je passais.  Tiens, les phrases de cette langue sont moins longues que les phrases allemandes? Alors j'ai ajouté une ou deux phrases pour faire une minute. Ensuite a commencé l'entretien de dix minutes.

Au début de l'exposé j'avais un accent bigrement allemand, et ces derniers temps j'ai regardé sur You Tube beaucoup de vidéos d'un homme politique de la langue que je passais et qui n'est pas l'allamand et aussi des filles qui à l'Ouest d'un grand pays, qui chantent et parlent entre deux, alors j'avais un accent pas très européen. A un moment, j'ai fait un effort pour diphtonguer plus. Et j'avais l'impression qu'en face, pendant l'entretien, mes deux jurys ont commencé par le même accent que moi, soit qu'ils se sont laissé influencer, soit qu'il me singeait pour ce foutre de l'accent allemand que j'ai dans cette langue, la langue étrangère que nous parlons le plus influençe toujours nos autres langues étrangères. Mais en fait, par rapport à ma jeunesse, époque où j'ai étudié cette langue, cette langue à la fois continentale, et d'outre-mer, et d'un autre continent, a beaucoup évolué sur le plan de l'accent. Elle était beaucoup plus douce et mélodieuse avant. Maintenant alors que l'allemand s'adoucit, cette langue devient plus dure.

Comme je l'ai dit à part une question posée sur ma mini-conférence, toutes les autres questions portaient sur le famaux document iconographique, et on a tenté de me faire changer d'opinion sur l'homme qui était au centre de cette image, ce que je fis. Dans notre rapport écrit que nous allions refaire sur l'ordinateur, il fallait tenir compte des remarques du jury, donc j'y ai consacré tout un paragraphe.

Bon, après l'oral, qui semblait s'être bien passé, je suis repartie dans la salle informatique à mon ancienne place, écrire le rapport. Sur le chemin, le jury semblait plus souriant qu'à l'aller et j'ai pensé qu'il avait changé d'opinion sur cette germaniste habillé à la six-quatre-deux. (Quand j'étais petite on dessinait aussi des visages de bonhommes avec un six, un quatre et un deux!). De toutes façons, je n'ai pas d'autres vêtements.

Enfin, c'est mieux que Max qui va conduire son frère en voiture au lycée, en redémarrant bien vite en trombe, parce qu'il est en pyjama.*

Dummie continue :

Bon, continuons, on a une heure. Là le chronomètre redémarre dès qu'on est assis, avant même qu'on mette la clef USB fournie par le centre d'examen dans l'ordinateur (clef  qu'on vous reprendra à la fin pour en refaire le correction).

Je travaille directement sur le traitement de texte, un traitement de texte Writer, alors qu'il est écrit Word sur le sujet, mais il n'y a pas de traitement de texte Word sur cet ordinateur-là, c'est sûrement pour cela que le jury ne m'a pas octroyé l'examen, il a corrigé sur Word et on ne voyait rien.

800 mots, 800 mots d'ordinateur, je ne vois pas ce que ça peut faire, sur le papier on met 100 mots par page environ, mais sur l'ordinateur?

Bon, allons y, je suis de nouveau mon personage, je fais un rapport des documents lus et visionnés pour mes collaborateurs. A la fin, je fais la part belle à la correction du document iconographique, selon ce que m'a fait dire l'examinateur. Juste avant, je relate le contenu de la vidéo, mais je n'ai pas le temps de m'étendre. Pas le temps non plus de remplacer le mot français "document iconographique" par "Image" dans la langue de l'examen ou quelque chose de ce genre pour le titre que j'ai mis à ma 4ème partie. Déjà, alors que je recompte mes mots tout en faisant mes dernières rectifications, on me dit comme au jeu des mille francs "C'est fini!!". "Rendez votre clef USB" J'ai enregistré, vite, enregistrez....

Tirons la clef, zut, j'ai oublié de cliquer sur "Retirez le périphérique sans danger"!

"Elle vient, cette clef?"

"Oui, monsieur, mais je n'ai pas cliqué sur "Retirez le périphérique sans danger!" Si on ne fait pas cela, on risque de perdre toutes les données. "Je peux la remettre pour vérifier". Alors, il regarde avec moi, pour vérifier si tout est là. Quand on ouvre le texte, on ne voit que les trois dernières lignes. "Il n'y a que ça?" "Non, non, monsieur, il faut bouger la glissière à droite de l'écran pour voir le haut!"  Et mes deux pages qui surmontent les trois lignes apparaissent. Bon peut-être qu'en corrigeant, les correcteurs ont oublié de bouger la glissière, pour faire apparaître le texte. Ou alors, ils l'ont lu sur Word qui n'a peut-être pas su convertir et aurait corrompu mon fichier. Dans la mesure où j'ai rendu mon fichier en bon état...  il faudrait me re-faire fare cette partie de l'épreuve, si mon travail a disparu. Puisqu'il compte comme compétence de production écrite, tandis que l'oral compte comme production orale. La compréhension n'étant pas évaluée en tant que telle dans cet examen, elle est évaluée au niveau d'en dessous que j'ai réussi l'an dernier.

 Bon, le monsieur colle ma clef USB sur le bordereau que j'ai rempli au début. Nous ne sommes pas anonymes, il n'y avait pas de numéros d'anonymat qui ont été attribués. Contrairement aux autres examens, on a dû mettre nos noms sur le bordereau. Puisqu'on n'avait pas d'anonymat, je me suis demandée comment ils allaient reconnaître mon travail, alors j'ai nommé mes fichiers par mon nom et mon prénom. Il ne fallait peu être pas, et j'ai peut-être été éliminée pour cela. En fait, les consignes concernant les noms et numéros d'anonymat sont très floues. Par exemple, au niveau 1 du même examen, c'est à dire A1, on doit faire à la fin un enregistrement. L'année dernière, dans une autre langue, j'avais réussi toutes les compétences sauf celle-là. Oralement, on avait dit d'écrire son numéro d'anonymat, mais sur le sujet il était écrit de dire son nom, alors j'ai suivi la consigne écrite de préférence à la consigne orale, et j'ai échoué à cette partie-là. Je me suis demandée si c'était parce que j'avais dit mon nom ou parce qu'on aurait perdu mon enregisrement.

Ah bon, dis-je à Dummie, et que vas-tu faire maintenant?

 

-  Travailler de nouveau mes langues autres que l'allemand et essayer de réussir où j'ai échoué cette année, il ne fait pas rester sur un échec! Même sur deux échecs.

- Mais tu as eu deux victoires?

- Oui, mais c'est là où je pensais avoir raté!

- C'est bizarre!

- Oui, c'est bizarre, la vie!

- Pour Dummie, héroïne de roman :

domino   

* Dumm, mot allemand signifie sot en français.  

* C'est dans un autre blog qu'a lu Dummie hier soir.

 

(Note non términée)

jeudi, 18 juin 2009

Examens bizarres...

Dummie raconte sa vie à l'université :

(Roman ou Nouvelle)

Pour les quatre examens que j'ai passé en plus de l'agrégation, à l'université, j'en ai râté deux et je dois dire que lors de ces deux examens, il ne s'est passé que des choses bizarres...

Voici un examen que j'ai râté (j'ai eu les résultats avant d'écrire ce texte) :

Enfin pour l'un des examens où il faut composer pendant à peu près deux heures et demi, puis passer un oral de 10 mn en interaction (un examen que j'ai réussi l'an dernier dans une autre langue), il ne s'est passé que des choses bizarres.

J'avais dormi à l'hôtel pour être sûre d'arriver à l'heure, les trains ayant souvent du retard et de plus si j'étais partie de chez moi, pour être à 8h30 dans la salle, j'aurais dû me lever à 4 heures et demi du matin et partir pour la gare à 5h 30 pour prendre le train le 6 heures.

J'ai attendu bien 1/2 heures devant la porte de la salle d'examen, dans un grand hall avec des bancs. Je m'étais assise dans le hall à rêviser du vocabulaire en attendant. Les organisateurs ont bien vu que j'étais là, puisqu'à un moment, celui qui dirige cette partie des examens dans l'université s'est arrêté pour me parler. A un moment, deux professeurs sont arrivés, sont restés un moment dans la salle avec la porte fermée, puis ont rouvert et ont appellé les candidats qui à part un étaient quasiment tous des candidates. Enfin, comme ce n'est pas un concours, mais un examen, on ne peut pas parler de candidates. Il faudrait trouer un autre mot pour "celui qui passe un examen".

J'ai rangé mes affaires et, les jeunes étant beaucoup plus rapides que moi,  le temps que me lève de mon banc, tout le monde était entré et la porte ferme. J'ai réussi à courir juqu'à la porte située à environ 20 mètres de là (c'était un grand hall où j'attendais!), elle n'était pas fermée à clef et je ne suis pas restée dehors, à m'installer avant qu'on distribue le sujet. Comme je ne pouvais plus passer dans les rangs où étaient déjà assis les onze autres étudiants, je me suis installée derrière. Je ne me suis même pas demandée s'il y avait des numéros de table, mais on ne m'a rien dit. Je n'ai mis que des stylos sur ma table, et ma carte d'étudiante qu'on n'a même pas vérifiée, Pourtant on nous a dit de la mettre sur la table avant de distribuer les sujets.

Il fallait d'abord remplir le bordereau anonyme que constitue la première page. A un endroit il y a une colonne "langue", je ne savais pas si je devais écrire la langue que je passais ou ma langue d''études et d'enseignement. J'ai mis la langue que je passais.

On avait mis un modèle pour le numéro d'anonymat au tableu. Il fallait le mettre sur deux lignes réparties autour d'une ligne pointillée. Au tableau, comme nous avions tous les même chiffres pour le début et que seuls les trois derniers numéros changeaient selon les étudiants, on a copié le numéro commun, suivi de  trois petites croix. En faisant passer une feuille avec les numéros d'anonymat.

Sur la première ligne, j'ai bien mis mon numéro d'anonymat à la fin. Sur la deuxième ligne j'ai copié bêtement les trois petites croix du tableau à la fin du numéro, puis m'en aprecevant, j'ai laissé échappé juste au moment où le surveillant passait (en fait, c'était le prof qui m'avait interrogé) :"Mince, je me suis trompée!", puis j'ai pris mon blanco pour corriger. Comme le prof passait à côté, et qu'il a peut-être vu que je corrigeais le numéro d'anonymat et je me suis dit qu'ainsi mon anonymat était peut-être violé.

La deuxième page, c'était un bordereau disant que l'on autorise d'utiliser le travail à des fins d'analyse, mais il fallait signer le bordereau. Donc, puique c'était les surveillants qui corrigeaient, où est l'anonymat?

Ensuite, on nous a passé la vidéo pour la compréhension. Trois pasages par vidéo et une fiche de compréhension à remplir. Accent régional caractéristique, débit très rapide, pour un niveau B2, c'est hard! Seul un personnage officiel parle "normalement". C'est une langue que j'ai apprise en autodicacte et avec des locuteurs natifs. J'ai même fait, en tant que française une stage de vacances de travailleuse immigrée dans mon propre pays, dans la catégorie artisanat, où, bien que nous étions en France, toutes les instructions étaient données dans cette langue, alors je sais - et peut-être que les autres postulants à ce diplôme ne le savaient pas - tous les noms d'outil pour le bois dans cette langue : le ciseau à bois, les outils, le rabot, la lime, etc... et les noms des bois qui servent à faire les instrumetns de musique : l'épicéa, l'érable.. Au bout de la deuxième écoute, le miracle se produit, je décrypte l'accent régional et je commence à tout comprendre, mais il faut aller vite pour réfléchir aux questions et écrire en même temps.

C'est une langue que je parlais aussi  beaucoup avec les assistantes, quand j'enseignais en lycée, j'ai profité des assistanes qui n'étaient pas de la langue que j'enseignais pour perfectionner mes autres langues. Je regrette cette époque au lycée, où je voyageais de la Colombie et du Pérou à l'Australie ou à l'Irlande, en passant par les Etats Unis, sans quitter le lycée.

Bon, ensuite, j'ai retourné mon sujet (qu'on n'avait pas le droit de garder à la fin de l'épreuve, c'est dommage, parce que c'était des textes interessants que j'aurais bien voulu retraivailler après), pour faire la compréhenson écrite. Je comprends tout, mais il faut lire très vite, il y a beaucoup de pages, au moins six ou sept, sept textes en tout, beaucoup plus que dans la langue que j'ai passé l'an dernier. Il y a des questions qui chapeautent plusieurs textes, il faut chercher les réponses dans tous les coins.  L'heure de sorite est écrite au tableau. A un moment, je m'énerve, il ne reste plus qu'un quart d'heure, et puis non, j'ai mal lu, il reste une heure et quart! Une heure et quart, c'est bien une heure et quart, j'ai encore l'expression à faire.

Attention : Deux cent ciinquante mots, plus ou moins quinze pour cent. Je fais mon petit travail au brouillon, c'est bien structuré. Mon brouillon est bien écrit, mieux écrit que ne le sera le texe définitif que je devrais élaguer car il dépasse la nombre de mots. Je compte les mots, trois cent dix ou vingt. Bon, il faut élaguer, 250 + 10% (je fais le calcul sur un coin de mon brouillon) = 250 + 25 = 275, + 5% pour faire 15% = + 12,5 mots = 287,5 mots. Tiens, un demi-mot?  Je cherche les phrases qui ne sont pas indispenssables ou je reformule pour ne pas dépasser le nombre de mots. J'arrive à 287 mots.

Un candidat est déjà sorti depuis longtemps. En disant qu'il ne peut pas rester parce qu'il dot passer un autre examen en même temps, et qu'il ne peut pas faire une ou deux parties de l'examen. C'est un examen en quatre compétences où toutes les compétences sont comptées indépendamment les unes des autres, et il faut avoir de 12 à 14 de moyenne sur 20 selon les compétences pour être reçu, les quatre compétences devant être réussi pour avoir le certificat. Il sera reçu quand même, on lui aura peut-être fait rattraper la partie qui manquait ensuite.

Je dois recopier, il existe une demi-heure pour recopier mes 287 mots, ça devrait aller...

Je commence à recopier sous le sujet, et je vois par transparence que sur la page suivante il y a des lignes prétracées... J'ai commencé à recopier une page trop tôt. Alors je barre, il reste 25 minutes, et j'avais déjà copié un tiers de page! Je mets "Voir pages suivantes" et je recopie sur les deux pages prévues à cet effet. Il reste 10 minutes, il n'y a plus qu'une jeune étudiante blonde qui compose devant, tous les autres sont sortis (c'est bizarre, il y a des examens où l'on ne peut pas sortir avant la fin). Je relis, je recompte le nombre de mots. J'ai fini cinq minutes à l'avance. Ouf! Mais avec ma copie ratûrée, il y a peu de chance que je réussisse, même si j'ai bien réussi l'expression et la compréhension écrite. Et que j'ai peut-être quand même la note requise en compréhension orale.

Je vais porter ma copie (qui est en fait une liasse de feuilles de réponse), les textes du sujet et mon brouillon, puisqu'il faut  rendre. aussi le sujet et le brouillon Je les remets au professeur qui est au bureau (je  mets les sujets sur sa table devant son nez, car il est en train d'écrire) et il me donne mon heure de passge pour l'oral. Je lui demande ce que je dois faire avec le brouilon et les textes, car dans ce type d'examen, on n'a jamais le droit de les garder. Il me fait mettre le brouillon et les textes du sujet  à la poubelle en me faisant un signe vers la poubelle. Je lui dis "C'est dommage!", parce que j'aurais voulu garder le brouillon comme preuve que c'était bien moi qui avait fait cette copie là, et j'aurais surtout voulu garder les textes pour les retravailler ensuite pour ma gouverne personnelle et faire des progrès. Et mieux réussir une autre année au cas où je ne l'aurai pas, c'est ce que je me disais, parce que je trouvais ces textes intéressants et il n'y a pas de livres dans le commerce pour préparer cet examen, j'en ai cherché, mais je n'ai pas trouvé. Je n'étais pas non plus à la réunion de préparation, parce que j'avais un cours d'agrégation en même temps.

J'ai trouvé aussi que c'était dommage de mettre les textes  à la poubelle pour le papier et pour les arbres. Ces textes  auraient pu être réutilisé en exercice d'entraînement une autre année. J'aurais pu aussi les retravailler à la maison pour apprendre les mots que je ne sais pas.

Le prof ne fait pas trop attention à moi, il est en train de dédicacer un livre pour une personne qui se trouve là tout près. Et il a un chèque sur la table devant lui. Cela me fait un drôle d'effet. Je me dis qu'un étudiant lui aurait donné un pot de vin, et puis non je me dis que c'est quelqu'un qui lui a acheté le livre. Aparemment, il est écrivain. Peut-être que si je lui avais acheté un livre, j'aurais eu l'examen. Ou alors, on a mis un chèque sur la table (qui n'est pas de ma banque, rassurez-vous) pour faire croire que je lui aurais donné un pot-de-vin. J'interprète peut-être mal en pensant qu'on a de mauvaise intentions vis à vis de moi, mais on ne sait jamais.

En tout cas, je suis honnête, et je n'ai jamais, ni triché, ni donné de pots de vin de ma vie.

Il n'y a plus qu'une étudiante blonde qui compose dans la salle.

Maintenant tous ces détails sur ma copie, je les ai donné après les résultats, mais il serviront peut-être à mettre mon nom en face de ma copie, au cas où on aurait perdu la liste des numéros d'anonymat, on ne sait jamais. Sur les 12 étudiants qui ont passé cet examen (il y avait beaucoup d'absents), neuf l'ont eu, dont celui qui n'avait pas fait une compétence. Je les donne aussi après les résultats pour qu'on ne puisse pas identifier ma copie et qu'elle reste anonyme. Je n'ai dit à aucun prof, que je m'étais trompée pour l'endroit où il fallait recopier l'expression, et que j'ai barré et recommencé ensuite pour la mettre au bon endroit. Au baccalauréat quand on corrige des copies (je suis prof moi-même), on ne fait, dans ces liasses à remplir, pas trop attention à la présentation. Il y a des élèves qui ont des écritures bien plus mauvaises que la mienne, mais les professeurs du secondaire sont des experts en déchiffrage d'écriture et d'othographe fantaisite!

Bon, je passe dans le couloir, j'ai environ une heure et demi avant l'oral. Je ne révise rien, je ne sais pas si c'est permis. Il est l'heure de manger, je vais chercher un petit sanwich ou une salade à la cafétaria. Je m'installe sur un banc face à la salle, je prends un autre livre, d'une autre matière. Puis je cherche mon binôme pour l'oral en interaction. Il n'y a que des jeunes filles ou jeunes femmes qui sont déjà toutes deux par deux. Je suis la dernière mà passer avec  un garçon, mais il est introuvable. On me dit que c'est celui qui était sorti avant. Je me demande s'il va revenir. Nous sommes six groupes de deux pour l'oral en interaction. Je suis dans le sixième groupe. Quand le cinquième groupe entre, il n'est toujours pas là. Il arrive cinq minutes à l'avance (tous les autres étaient revenus rapidement à proximité de la salle d'examenl). En attendant le garçon, je commençais à paniquer : Vais-je pouvoir passer mon oral? S'il n'était' pas là, j'aurais dû rentrer avec les autres pour passer l'oral  à trois. D'ailleurs sur le sujet que nous avons eu après, un rôle C    était prévu pour les trinômes en plus du A ou du B.

Bon, je me rassure, mon binôme est arrivé. Il me dit que de toute façon, il n'aura pas l'examen, car il n'en a pas fait une partie. En rentrant dans la salle il veut prendre des affaires dans son sac pour passer l'examen (qui se passe sans document et sans stylos), et on lui fait la remarque qu'il n'a rien à prendre. Dans l'interaction, j'attends qu'il comence, mais comme il ne dit rien j'ouvre le feu en me présentant (enfin théatralement parlant, en présentant celle que je suis dans le rôle. Et comme nous travaillons ensemble, je le présente aussi, puis nous discutons de notre affaire (je ne peux pas ici révéler le sujet , même en tant qu'étudiante), il envoie sa première phrase à la vitesse brand V, en nivau B2, il parle couramment la langue, avec une accent très régional. Un bilingue de naissance? En B2? Bah! J'ai vu sur la liste des reçus d'une autre langue qu'une anglaise avait passé et réussi l'anglais. Quel certificat de langue E T R A N G E R E pour ces locuteurs natifs. Nul par sur les référents du cadre commun européen il est écrit que le nivau B2 était un niveau de bilinguisme, c'est le niveau C2, et encore! Il y a des étudiants bilingues ou locuteurs natifs qui passent des Certifications en langue en intercation  en interaction en dessous de leur niveau apparemment pour perturber le binôme. Les autres étudiants qui passaient cette langue (je les ai entensu discuter dans le hall), avaient tous des niveaux incroyables, ils avaient des séjours dans le pays pendant un ou deux ans, il y avait une allemande qui ne parlait pas bien français au bout d'un an passé ici (A titre de comparaison, je parlais courramment allemand en Terminale après avoir passé seulement 15 jours en Allemagne!),  et un an passé dans le pays dont on passait la langue. Il faut vous rendre compte que B2, c'est le niveau que l'on demande de nos élèves au bac. Alors si c'est le même B2 qu'à l'université, le jour où les certification en langue seront obligatoires pour paser le bac, il faudra  que nos élèves fassent des séjouts prolongés dans les pays étrangers, ce qui retardera l'âge de passage du bac. Et il est probable qu'il y aura alors, si on demande le même niveau B2 qu'à l'université (c'est peut-âtre seulement pour cette langue, car j'ai eu un autre niveau B2 l'an dernier, qui était moins difficile), il n'y aura plus que 5% de réussite au bac.

 Enfin, pour en revenir à l'oral au bout de deux phrases, je commence à décrypter tout ce que cet étudiant me dit, et au bout de trois phrases, je finis par tout comprendre. L'an dernier, dans l'autre langue, j'avais eu affaire à quelqu'un qui parlait plus distinctement. Mais ce garçon a certainement passé trois ans dans le Sud du pays pour parler à cette vitesse là, et avec cet accent. Par contre ses arguments ne sont pas très convaincants, il tourne en rond et répète toujours la même chose, et j'ai du mal à trouver des réponses qui peuvent varier la conversation, car je suis obligée de répondre à ce qu'il dit, contrairement à l'an dernier, où j'avais réussi à tendre des perches à l'autre étudiant, ici, lui restant campé sur ses positions, tandis que j'essaie de trouver un compromis, je n'y arrive pas, cependant le jury semble être très satisfait et est très souriant. Le jeune homme demande s'il peut avoir quand même son examen, sans avoir fait une compétence, mais on lui dit que non. Mais il l'a eu quand même. Alors, je me damande si on n'a pas inversé les copies.

En sortant, je suis allée jusqu'au bout du grand hall avec mon binôme : il m'a dit que j'avais bien parlé, alors que je pensais avoir fait quelques fautes, pour lesquelles je me suis reprise. Au Capes ou à l'agrégation, quand on corrige soi-même sa faute, ou lorsque l'on corrige après question du jury, la réponse, si elle est bonne, est considérée comme bonne; Rien à voir avec le musique, où la moindre fausse note ne peut être reprise, sinon, on casse le rythme.

J'ai entendu dire aussi qu'une prof comme moi, n'aurait pas besoin de ces examens; si, pour enseigner en section européenne.

Pour Dummie, héroïne du roman :

domino

 (Il parait que certains ont confondu Dummie, héroïne de roman, avec domino, l'auteure de ce blog! Et bien...  non, les dix personnes qui ont téléphoné à trois universités françaises où elles pensent que domino, auteure non identifiée, étudie en ce momeint, disant que Mme domino n'avait pas le niveau B2 en anglas et que le certificat qu'elle a eu l'an dernier serait usurpé, se  sont trompées. C'est Dummie qui l'a eu.C'est seulement que j'utilise pour ma narration une narratrice à la 1ère personne, et que je suis une romancière omnisciente, car je sais lire dans les pensées de mes personnages.)

 (Cet écrit est de la pure fiction aucun nom réel de protagoniste et aucun lieu n'ayant été cité ici, aucun établissement universitaire n'ayant été cité, l'auteur de ce roman, domino, ne peut être poursuivi).

mercredi, 17 juin 2009

Des conditions inventées....

Certains ont inventé des conditions erronnées pour passer le CLES (Certificat de Compétence en langue de l'enseignement supérieur) qui de passent en trois niveaux qui correspondent respectivement aux niveaux B1, B2, et C1 du Cadre Commun Européen de Référence pour les langues  :

 

Les vraies conditions sont les suivantes :

 

Le CLES est ouvert à tout étudiant incrit à l'université.

 

Une université précise que les étudiants inscrits en LLCE (langue classique) ne peuvent passer le CLES de leur langue principale.

Les étudiants inscrits en LEA ne peuvent passer les CLES de leurs deux langues principales.

Mais la formulation laisse entendre que les étudiants de LLCE n'ont le droit de passer que la 2nde langue en CLES. Et les étudiants de LEA une LV3, alors que les étudiants des autres matières peuvent passer 10 CLES dans 10 langues différentes s'ils le veulent. Illogisme notoire ! Les étudiants des autres matières seraient meilleurs en langue que les linguistes eux-mêmes et auraient le droit de passer plus de langue.

Autre légende : Les professeurs du secondaire inscrits comme étudiantt à l'université n'auraient pas le droit de passer le CLES. FAUX : Rien dans le BO concernant le CLES et sur le site national du CLES ne laisse supposer cela.

Seulement les professeurs qui font passer le CLES ne les aiment pas : ayant l'habitude de parler en public, ils sont généralement plus à l'aise dans l'interaction du CLES 2 qu'ils passent avec un autre étudiant) et dans la vidéoconférence du CLES 3.

Ceci dit en tant que professeur habitué à parler lentement, ils peuvent être mal jugé aux niveaux B2 et C1 où l'on demande une vitesse d'élocution plus rapide qu'en B1 pour le niveau B2 et une vitesse d'élocution normale, c'est à dire rapide et quasiment cournate (vitesse d'un locuteur natif dans une concersation normale) pour le C1.

Autre légende :

On aurait le droit de réussir  le CLES du niveau supérieur à celui que l'on a réussi que 2 ans plus tard.

FAUX et ILLOGIQUE : Ceci n'est écrit, ni sur le site du CLES, ni sur le BO réglementant le CLES.

Par ailleurs, tout en sachant que les étudiants de Master, Doctorat, etc... ont le droit de passer les CLES, ceux-ci sont avant tout prévus pour les 3 premières années d'université. C'est à dire le CLES 1 en première année, le CLES 2 en 2ème année, et le CLES 3 en 3ème année. Cela voudrait donc dire, que le jour où l'obtention d'un ou deux CLES du niveau de l'année sera rendu obligatoire dans ces années (ce qui tend à être la politique européenne actuelles) les étudiants, si on suit les dires de certains professeurs (d'allemand), n'auront le droit de réussir leur licence que 6 ans après le bac! Tant mieux pour eux, ils pourront ainsi faire deux licences, en alternant les années par matière!

Ce que je pense aussi être une légende :

Les spécialistes en langue n'ont pas le droit de passer leur langue principale pour les classiques et leur première et seconde langue pour les LEA.

 Ce n'est pas écrit non plus sur le site du CLES et le BO. Ceci est sans doute fait pour éviter que des étudiants d'un niveau très élevé viennent influencer la notation des  jurys, dans le sens où lorsqu'un candidat très fort passe avant un candidat moyen, le candidat moyen a souvent une moins bonne note que s'il était passé après un candidat de son niveau ou plus faible. Même avec toute la bonne volonté du monde de la part des jurys, c'est en fait souvent ce qui se passe.

Je pense qu'au contraire, ce serait bien pour les étudiants en langue de passer la CLES en même temps que leurs UV :

1) Pour avoir une estimation réelle de leur niveau en langue.

2) Pour avoir au moins un diplôme de langue en sortant de l'univeristé, au cas où ils ne réussiraient pas leur licence de langue. Car la deuxième d' université n'est plus diplômante, le DEUG ayant été supprimé depuis la réforme LMD. Un étudiant en langues donc, qui arrive à avoir toutes ses UE ou UV jusqu'au ciquième semestre (deux ans et demi), et râte ses UV de sixième semestre, sort de l'univeristé sans diplôme en langue s'il n'a pas eu le droit de passer le CLES.

Cependant on peut constater que même en CLES 1 et 2 des locuteurs natifs d'autres matières se présentent au CLES. Or, vu pas le Cadre Commun Européen de Référence pour les Langues sur lequel se base le CLES, on peut se douter que le CLES est un examen de langue E T R A N G E R E et pas de langue maternelle. Donc, la seule condition qui devrait être mise pour passer le CLES, c'est qu'un étudiant n'a pas le droit de passer sa langue maternelle en CLES ou l'une des deux langues ou trois langues paternelles ou maternelles s'ils est bilingue ou trilingue de naissance. 

En effet, certains étudiants bilingues de naissance s'inscrivent en CLES pour s'ajouter des crédits obtenus à bon marché à leur UV.

Ceci dit avoir un patronyme de la langue passée, ne signifie pas forcément être bilingue, il faudrait consulter les lieux de naissance des étudiants et des parents pour voir s'il n'a pas une ascendence proche dans la langue, voir si effectivement il a parlé la langue dans son enfance ou non (en milieu familial, excluons ici l'enseignement précoce des langues qui est une bonne chose pour que les francophones deviennent meilleurs en langue). Le plus simple serait alors de consulter le livret scolaire du secondaire et les profeseurs que les étudiants ont eu en secondaire si ce n'est pas trop lointain pour savoir si l'étudiant a parlé la langue qu'il passe en CLES d'une façon continue dans son enfance ou pas.

En fait, je connais une prof du secondaire, inscrite à l'université, qui a passé un CLES d'espagnol de niveau 2 (B2), elle a dit avoir passé la partie en interaction avec un étudiant parfaitement bilingue, qui avait un accent très régional d'une sonorité andalouse. Il n'avait pas un nom espagnol, mais d'après son patronyme aurait pu être originaire de la région de Ceuta (enclave espagnole au Maroc). Il parlait assez bas et indistinctement, et à la vitesse grand V. Les espagnols parlent généralement assez vite et je n'ai jamais connu d'allemand locuteur natif qui parlait aussi vite que ce candidat de niveau B2 parlait l'espagnol. Il était évident, qu'il était du niveau C2. Je me demande s'il ne faisait pas exprès de parler vite pour noyer son binôme, alors que là n'est pas le but du jeu, l'année dernière la même prof avait réussi à arriver à un consensus avec le binôme à l'issue de l'épreuve en interaction en anglais, là, pas moyen, il restait sur ses positions et ne faisait pas de concessions, malgré les essais de la collègue de le faire changer d'avis.

La politique de certains locuteurs natifs est de passer la CLES 1 de leur langue en première année, le CLES 2 de leur langue maternelle en seconde année, etc.... tour cela leur donnant des crédits ou ECTS en plus!!!!!!!!!!!

Si l'on regarde la liste des lauréats de polonais en CLES 1 dans une université, on voit que 5 des lauréats sur 7 sont d'origine polonaise, etc...

Le patronyme n'est pas la seule référence qui permet de détercter un bilingue : une fiche lui demandant de détailler les séjours à l'étranger pourrait montrer s'il s'agit ou non d'un candidat ayant des attaches familiales dans un autre pays. Pour celui qui écrit : j'ai passé toutes mes vacances scolaires chez ma tante en Angleterre, il est évident qu'il doit avoir une ascendance anglaise, à moins que ce soit la tante qui soit d'origine française.

Contre-exemple :

J'ai des cousins en Angleterre, mais je dois dire n'avoir jamais parlé anglais dans mon enfance, (avant mon éntrée en sixième à l'âge de 10 ans), et que nous n'avons aucune ascendance anglaise... Ce sont nos cousins qui au contraire ont une ascendance française, car ils sont les descendants d'un frère d'une de mes grand-mères. Pourtant aucun de mes cousins anglais ne parle couramment le français, généralement quand on les rencontre, c'est moi qui suis l'interprète. J'ai commencé à savoir me débrouiller en anglais au niveau de la classe de première, et je me souviens avoir servi d'interprète quand nos cousins anglais sont venus passer une journée à la maison pendant les vacances entre la première et la terminale.

De nombreuses personnes des bords de la France ont des patronymes des pays directement voisins, sans en avoir jamais parlé la langue dans leur enfance. Dans le Nord par exemple les patronymes néerlandais sont très fréquents. Même s'ils sont proportionnellement moins nombreuxl que dans mon enfance, de nombreux français de la France profonde venant travailler dans le Nord, ils constitue au moins la moitié de patronymes dans la région de Dunkerque, et moins de 3% dans le Sud du département, où les flamands de France passent presque pour des étrangers. Mais un bon tiers des gens du Nord sont d'origine belege, sans jamais avoir parlé le néerlandais.

 Voici ce que je propose :

1) Ouvrir le CLES aux étudiants en langue dans la ou les langues de spécialité, car pour eux, avoir un diplôme supplémentaire en langue ne serait pas nocif.

2) Fermer le CLES aux locuteurs natifs de la langue qu'ils veulent passer, si c'est leur langue maternelle. Mais dans ce cas, ils auront le droit de passer toutes les langues qui ne sont pas leur langue maternelle. Ceci pour que le CLES reste un diplôme de langue étrangère et éviter que certains étudiants locuteurs natifs passent des examens qui leur donnent des Ects (crédits en points) trop facile à acquérir.

Eviter que des étudiants qui ont passé des années dans leur enfance dans un pays étranger et ont été à l'école là-bas passent le CLES. Prenons l'exemple d'un étudiant dont les parents sont arrivés lorsqu'ils avait 2 ans en Espagne, ils sont restés là-bas jusqu'à ses 12 ans, donc pendant 7 ans l'élève a été scolarisé en Espagne dans une école espagnole parlant espagnol avec ses petits camarades de classe et sa maîtresse. A 9 ans, ses parents partent en Allemagne où il est soclarisé avec des élèves allemands avec un retard soclaire, il parle parfaitemet la langue au bout de 2 ans,  reste là-bas jusqu'à l'age de 15 ans, entre en seconde en France où, malgré un français un peu hésitant, il obient sans cesse 20/20 dans ses trois langues étrangères, ce qui comme on fait la moyenne des matières et qu'on oblige pas les élèves à réussir chaque matière séparément, le fait psser haut la main en première et en terminale littéraire, ceci malgré un français défectueux, lui fait obtenir son bac, et le voici à l'université complétant ses années avec des CLES obtenus à bon marché..... Bien sûr, j'ai inventé ici un cas extrême, mais ce cas existe.

Alors pourquoi autoriser les bilingues de naissance à passer le CLES et interdire aux étudiants en langue francophones et bien du terroir de la passer?

Autre légende

Les professeurs en langue du secondaire n'auraient pas le droit de passer d'autres langues en CLES.

FAUX.

Il n'y a aucune réglementation dans ce sens, et, à mon avis,  il est souhaitable au contraire que des professeurs de langue passent des CLES dans d'autres langues que celles qu'ils enseignent pour se mettre dans la peau des élèves qui passent des certifications en langue. Ma collègue qui passe des CLES d'autres langues le fait en partie pour cela.

Le CLES 3 serait parait-il demandé aux étudiants qui veulent entrer en IUFM pour être professeur des écoles (actuellement c'est le CLES 2 qui obtenu en même temps que le Concours de Professeur des Ecoles, permettrait d'obtenir une habilitation à enseigner les langues en primaire). Il va de soit qu'une CLES 2 ou 3, sans l'obtention du Concours de Professeur des Ecoles et l'inspection en langues qui donenra l'habilitation en langue étrangère au  professeur des écoles, n'autorise pas à enseigner cette langue dans le primaire.

Ce n'est pas le CLES tout seul qui autorise à enseigner en primaire, car le CLES n'est pas un diplôme d'enseignement, mais un diplôme montrant que l'on peut étudier ou faire des recherches dans les pays où l'on parle la ou les langues passé en CLES.

Le nombre de CLES que l'on peut passer est limité

FAUX

On  ne peut passer un CLES de même niveau et de même langue qu'une fois par année universitaire, mais on peut passer le CLES de chinois 1, le CLES de tchèque 2 et 3 (à conditions qu'ils soient ouverts et existent), le CLES d'anglais 1 et le CLES de javanais 3, durant la même année universitaire et à la même session.

domino 

 

 

 

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