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dimanche, 11 décembre 2016

Doofie et les Ovnis (2)

Roman-théâtre

Doofie vous avait déjà raconté comment en 2011 (Doofie et les OVNiS 1, doit dater de cette époque là  voir les archives), ou plutôt avait raconté à ses copines ce qu'elle avait vu dans la nuit du 4 au 5 septembre (ou du 3 au 4 septembre) 2011.

Mais elle ne vous a pas raconté ce qu'elle a vu il y a peut-être exactement cinq ans, en décembre de cette même année 2011, alors qu'elle se rendait en train à un stage PAF d'informatique pluridiscicplinaire. C'est d'ailleurs, ce qui l'avait incité elle et tDummie (mais pas Bêtie) à changer d'académie pour la fin de leur activité professionnelle.

C'est Dimanche, Dummie a invité Doofie au café du matin, mais Schnelly leur a servi du thé.

Qu'à cela ne tienne, Dummie amène la conversation sur un sujet épineux :

Dummie : Tu te souviens, Doofie, quand tu avait vu des OV... ?

Doofie : Chut, il ne faut pas prononcer le nom, mais j'en avais vu encore après...

Dummie : Ah oui? Tu es une spécialiste de la question...

Doofie : Euh! Ce n'est pas vraiment un souhait de ma part d'être ufologue...

Dummie : Oui, mais alors, raconte..

Doofie : C'était en décembre 2011, tu sais, en tant que TZR, j'avais été nommé pour l'année dans un collège avec des SEGPA,

Dummie : Oui, je m'en souviens...

Doofie : Mais je ne vais pas te parler de cela, je m'étais inscrite cette année-là à deux stages informatiques PAF de trois journées chacun.Il s'agissait de faire des sites Web.  Le premier stage avait lieu à environ 85 km de chez moi... Je devais prendre le train et changer de train à Athènes du Nord. Il y a une université juste avant Ahènes du Nord, avec un arrêt de train qui s'appelle Le Cerisier-Université. C'est après Tane o Oki, la Cité maori des Chênes.

Dummie : Ah Oui je connais !, Leur ville a un nom maori parce qu'ils ont un jumelage avec eux.

Doofie : Donc, on était déjà sorti de Grande Forêt qui est traversée par le train. On avait passé Tane O Oki et on traversait le pays de collines qui sépare Tani O Oki, la ville des chênes de la ville du Cerisier. Presque arrivés à la ville du Cerisier, la train s'est arrêté en pleine voie.

Dummie : Tu étais toute seule dedans, à cette heure matinale...?

Doofie  : Non, pas du tout, le train était plein de gens qui allaient au travail, comme je devais arriver à Ville de Justice avant 9 heures, j'ai dû prendre le train vers 6 heures 30, je ne m'en souviens plus exactement. Donc, il devait être 7 heures ou 7 heures 30 environ. Comme c'était la dernière semaine avant les vacances de Noël, c'était les jours les plus courts de l'année et il faisait encore nuit.

Dummie : Oui,les journées sont très courtes en ce moment.

Doofie : Pendant l'arrêt en pleine voix, j'ai senti quelque chose derrière la vitre à l'arrière de mon siège et me retournant sur la gauche, j'étais dans le sens de la marche à gauche près de la fenêtre, j'ai vu une grosse lumière rouge qui brillait juste à côté de moi, du rouge comme un feu rouge, très grosse environ la moitié de ma taille, elle était contre le train et elle s'est envolée vers les arbres. Quand le train a redémarré, j'ai encore vu cette lumière juste au dessus des arbres qui longent la voie.

Dummie : C'était rouge ou orangé? Il n'y a pas des éoliennes surmontées de feux clignotants dans ce soin là?

Doofie : Si, j'ai pensé aux éoliennes, mais les éoliennes sont beaucoup plus loin, on voit les feux clignotants de loin, pas aussi près... Le rouge était rouge comme celui d'un feu rouge...Mais plus lumineux.

Dummie : Les éoliennes sont surmontées de feux rouges clignotants la nuit, de jour, les feux sont blancs. Quand j(ai traversé l'Allemagne, en car, jusqu'à Berlin, on a vu que toutes les éoliennes qui sont légions au bord de l'autoroute ont des feux clignotants rouges la nuit.

Doofie Je ne sais pas, j'ai déjà vu les feux clignotants des éoliennes clignoter aussi en blanc la nuit. Toujours est-il que c'était plus proche que les éoliennes et ce que j'ai vu après, est encore mieux. A un endroit la vue se découvre, juste avant d'avoir une vue panoramique sur Athènes-du-Nord, où l'on voit jusqu'à la grosse centrale thermique au charbon qui est à l'horizon et a été remise en marche ces dernières-temps

Dummie : Ah, tu crois que les mines vont reprendre?

Doofie : Je ne sais pas... Toujours est-il que certaines centrales au charbon ont été démolies. Mais comme à ton habitude, tu n'arrêtes pas de m'interrompre. .. Un peu plus loin, le paysage se découvre, mais pas avant la grande vue qui est après Le Cerisier, mais avant Le Cerisier.. Il y a comme un petit hameau, quelques maisons en contrebas de la voie ferrée, au bord d'une route... j'ai regardé par la fenêtre sur ma gauche et j'ai vu quelque chose d'étrange..

Dummie" : Etrange? C'était sûrement une éolienne...

Doofie : Non, les éoliennes sont sur les collines et en plus, cette chose là volait...

Dummie : Ah! Mais quel était donc...  une chose...  aussi étrange?

Doofie : Un triangle volant..;

Dummie : Mais tu te moques du monde?

Doofie : Pas du tout... La chose volait au-dessus des maisons, en suivant la ligne des maisons, à environ 200 ou 300 mètres du train..

Dummie : Comme d'habitude...., elle était silencieuse...

Doofie : Comment veux-tu que je le sache...? Le train lui-même faisait du bruit... Bref, c'était un grand triangle, qui ne volait pas très vite, assez lentement, régulièrement, pas la pointe en avant, mais la pointe en arrière. La base du triangle avançait à l'opposé de la pointe et à l'opposé du train...

Dummie : Et comme sur les images que l'on voit sur les sites d'O...

Doofie (tremblante) : Chut! Ne dis pas le mot, tu vas les attirer... Donc ce triangle avançait dans le sens inverse du train, la large base, très large base vers l'avant et la pointe en arrière comme une queue d'avion, mais bien en triangle par rapport à l'avant. C'était en gros un triangle équilatéral ou à la rigueur isocèle, mais avec une base très large.

Dummie : On voit que tu as bien suivi tes cours d'arithmétique à l'école primaire...

Dummie : Tout comme toi, et pas seulement ceux-là.. Mais on faisait à l'école primaire, les triangles isocèles, les triangles rectangles, les triangles équilatéraux et les triangles quelconques, .. Les parallélépipèdes rectangles.. les polygones, hexagones et octogones et aussi les trapèzes... je ne sais pas s'ils font encore cela, mais on était bons dans le temps. 

Doofie : Oui, on avait à peu près sept ou huit ans... Mais on ne voyait pas d'O... - Chut à moi-même! - Pas dans la grande ville où j'étais.. La seule fois où l'on en a vu peut-être un, c'était sur la Côté d'Azur quand j'avais quatorze ans, mais les gens de là-bas en voyait plus que notre région, où l'on en voyait jamais. .. Bon, je continue... Ce triangle volait en sens inverse de sa base, en sans inverse du train, et il avait deux lumières rouges en-dessous ..

Dummie : Pas trois? Une à chaque coin?

Doofie : Non, cela ferait trois...Une lumière rouge en dessous de la queue, donc de la pointe arrière,  et une autre en-dessous du grand côté qui allait vers l'avant, juste au milieu. C'était deux grands feux comme des feux rouges qui étaient mats et n'éblouissaient pas et n'émettaient pas de lumière alentour. Plutôt comme les feux arrière d'une voiture. . Ils étaient aussi très grands.

Dummie : Mais comment tu voyais le triangle, s'il faisait noir..

Doofie : Le jour commençait à poindre, le ciel était bleu foncé un peu vert, pas noir. Après sur l'autre ligne de train, c'était la lune qui était bizarre, elle était immense et presque à l'horizon, mais je ne sais plus exactement pourquoi, je l'ai trouvé bizarre. J'étais assise sur la droite près de la fenêtre et la lune était vers l'avant, un peu sur le côté, elle n'a pas changé de place durant tout le voyage qui durait plus d'une demi-heure.

Dummie : Donc, ce jour-là, tu as vu un véritable O...

Doofie : Chut! Je ne sais pas si c'en était un, mais il en avait bien l'air, ce triangle volant.

Dummie : Tu ne l'as pas photographié...?

Doofie : Je n'avais plus de courant dans mon APN...

Dummie : Dommage... Filmer un OV... Pardon! Comme celui-loofieà... tu aurais pu faire des millions de vues sur ta chaîne de VotreTube Cathodique.

Doofie : Tu crois, ma viidéo d'O... Pardon ... de septembre 2011 n'a pas eu le succès escompté, et on ne les voit plus dessus, elles ont été effacées.

Dummie : Dommage, tu ne peux donc pas apporter la preuve de tes témoignages...

Doofie : Sauf, qu'en septembre, Schnelly les avait vues aussi, mais il a dit que c'était des ULM!

(Bon, Schnelly dit : )

Tiens, on parle de moi?

(Et il sert une deuxième fois le thé... au lieu du café...)

Cette didascalie conclura la scène d'aujourd'hui.

 

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Pour Doofie et Dummie

domino

 

 

 

 

 

Pensée du dimanche

Quand on est professeur, il faut gérer les élèves, les cours, et surtout son administration... Mais quand on est retraitée de l'éducation nationale et de la fonction publique, rien n'est plus difficile que de gérer son époux également retraité.

Doofie

Pour Doofie, domino

mercredi, 16 novembre 2016

Renvoyée de la chorale

Roman-théâtre

Vous savez tous que mon héroïne de roman-théâtre, Doofie, a une belle voix, qu'elle chante bien et joue bien de la guitare.

Comme elle faisait des études universitaires avec sa petite fille, elle a décidé d'être un peu plus présente cette année (l'an dernier, elle faisait des études par correspondance) et de s'impliquer davantage dans la vie universitaire. Comme d'habitude, elle a payé sa cotisation à l'action culturelle avec des droits universitaires, puis a consulté la plaquette des activités possibles et a opté pour une activité musicale, une petite chorale de chansons françaises où l'on était sensé faire rire le public ou rire soi-même. Elle s'attendait à bouger sur scène, devoir mimer les chansons, etc..

Et non, la chorale es très statique, on est en cercle, toujours debout pendant les répétitions,  il y a des voix plus ou moins graves, plus ou moins aigües, mais mis à part les hommes, on ne sait pas trop qui fait quoi, c'est difficile de s'y retrouver au début.

Elle ne sait pas qui est le chef, elle découvrira plus tard, c'est à dire seulement aujourd'hui, que c'est un chanteur régionalement connu, dont le groupe a eu une notoriété régionale à une certaine époque, elle en  avait vu une fois un concert dans sa vile dans les années 80.

Au début elle est bien accueillie, mais on lui dit qu'elle est la seule étudiante, alors que les autres choristes sont des professeurs de l'université et des personnels, membres administratifs, etc... Il n'y a que trois nouveaux, elle-même et deux hommes.

Tous les autres sont là depuis longtemps et on répète au début des chansons connues des autres choristes, souvent connues du grand public aussi. Doofie essaie de chanter avec eux la première fois. A la seconde répétition deux étudiantes sont venues, des plus jeunes, bien vite reparties, elles sont ne sont venues que  deux ou trois fois.

En principe, l'action culturelle de l'université devrait être pour les étudiants. Doofie est assez âgée, elle est professeure retraitée du secondaire. Mais elle est aussi étudiante et a payé sa cotisation à l'action culturelle, je ne sais pas si les personnels l'ont payée aussi. 

Doofie chante avec les autres. Les hommes chantent bien, même s'ils ne sont que quatre. Les femmes sont nombreuses, mais elle trouve qu'elles crient plus qu'elles ne chantent et que les voix sont criardes dans l'aigu. Doofie a vu depuis une vidéo du concert de l'an dernier, mais elle trouve qu'elles chantaient mieux à cette époque-là qu'à la reprise de septembre. De la scène, elle trouve que ça ne va pas trop. Elles ne sont pas toujours ensemble, ne savent pas tenir les secondes voix et les papapam d'imitation d'instruments.

Avant la pause de la Toussaint, elle arrive en retard après des problèmes de train, elle avait un partiel l'après-midi. Heureusement qu'elle est arrivée à la chorale avant, car tous les trains avaient du décalage.

Ce jour-là, peut-être à cause des vacances, il n'y avait presque personne, au maximum six femmes. Oh là là, se dit Doofie, c'est l'hécatombe! Mais à la rentrée, le nombre augmente à nouveau. Ce jour-là, avec quelques choristes, rien ne marche, et le chef coupe la séance, alors que Doofie, trop en retard, ne monte pas sur scène et chante de la salle.

Puis on reprend, la fois suivante, Doofie arrive encore en retard à cause des trains. Elle est même tombée à la renverse à l'arrivée, alors que le train dans lequel elle se trouvait et d'où elle descendait au terminus allait repartir dans une autre direction. Elle est tombée à la renverse avec son pied qui était déjà sur le marchepied coincé entre les deux portières. Elle a reculé assez rapidement pour ne pas être projetée en avant sur le quai. En effet, les gens qui montaient empêchaient les autres de descendre. On a l'impression que les gens deviennent de plus en plus brutaux. Il y a des périodes comme cela. Hier, un compartiment entier, d'une dizaine de personnes était plongé dans son Pokémon, sur téléphone ou sur tablette, alors qu'un seul monsieur qui n'avait ni tablette, ni smartphone, dormait. Doofie a trouvé qu'ils étaient sages.!

Le tout s'est passé comme d'habitude.

C'est la fois suivante, que le chef a fait chanter trois solistes femmes sur les couplets d'une chanson. L'une chantait assez fort, mais les deux autres faiblement, et l'une d'elle se trompait d'air à partir du 5ème vers.

Le chef avait amené sa guitare, et Doofie lui a demandé pour jouer un peu à la fin de la séance, elle n'avais pas joué depuis le mois de juillet. . Elle a chanté touts seule alors que les  choristes s'en allaient, il restait deux choristes femmes qui montaient l'escalier du théâtre quand Doofie a entonné la première chanson traditionnelle en anglais. Leurs mines se sont rembruni à moins qu'elles étaient émues par son chant, mais je ne sais pas. Le chef avait écouté Doofie, elles lui ont fait signe de monter, il est parti dans le couloir avec elles quand Doofie a entonné sa deuxième chanson, avec tout un picking de son invention. Le chef est revenu, a laissé chanter Doofie encore un peu et il avait un air embêté... elle l'a remarqué et a parlé du prix Nobel de Bob Dylan et a dit que Léonard Cohen l'aurait mérité aussi, et elle en comprend pas pourquoi après avoir évoqué son nom, ce dernier serait décédé quelques jours plus tard, d'après Schnelly.

Il y a quelques années l'ourson polaire Knut est mort juste après qu'elle avait dit à ses élèves du samedi : Tiens, on n'a pas entendu parler de Knut depuis un moment, est-ce qu'il est encore vivant? C'était au moment ou un groupe sortait de la classe et un autre entrait. Y-aurait-il eu un traitre dans le premier groupe, qui aurait téléphoné à Berlin?

Quand même, c'est un harcèlement terrible, si on va tuer les gens et les animaux dont elle parle!

C'est la même chose quand elle parle de quelqu'un à Schnelly, elle apprend parfois sa mort quelques temps après. Alors, elle n'ose plus parler des anciens amis.

Bon, je reviens à la chorale, Doofie, quand elle a vu que le chef avait soudain changé d'attitude, qu'il avait l'air embêté, s'est dit qu'elle n'aurait pas dû chanter toute seule parce qu'on a entendu sa voix qui emplissait tout le théâtre et résonnait fort dans l'aigu. Elle entendait elle-même sa voix qui résonnait dans le haut du théâtre. Elle projette très haut. Une fois dans un banquet de chorale, elle avait chanté du classique dans une vieille mairie avec une salle très haute et le chef, qui était sympa, avait trouvé que sa voix avait l'air de planer tout en haut. Dans le lycée où elle allait au club guitare, son collègue ne lui mettait pas de micro devant la bouche, mais seulement devant la guitare, parce que les micros n'arrivent pas à capter la voix sans saturer.

C'est quand elle est revenue hier, que les choses se sont faites. Doofie est arrivée légèrement en retard, mais presque pas, quand elle est entrée dans la salle, on s'installait sur la scène, le temps qu'elle pose ses sacs et enlève son manteau, on avait commencé les vocalises, avec un magnétophone et un piano et une voix enregistrée qui faisait les vocalises, une belle voix de soprano. Mais Doofie de la salle, s'est demandé d'où venait cette voix et ce piano, elle avait crus que le piano était dans les coulisses avec une pianiste qui chantait!

Elle s'est dit : Tiens, le chef a ramené une meilleure chanteuse que moi, pour me tenir la dragée haute!

Il n'a rien dit, il n'a pas chassé Doofie qui avait oublié ses feuilles. Elle a cherché après dans le train, dans son cahier de cours où elles les mettaient d'habitude, elles n'y étaient pas. Et elles les a retrouvées en arrivant à son cours de l'après-midi, dans ce même cahier!

Le chef ne s'est pas du tout occupé d'elle, elle a même fait la dernière chanson entièrement sans papier. Et a donc râté quelques phrases dont elle ne savait pas les paroles. Les autres avaient toutes leurs paroles.

Doofie est assise pendant les répétitions, contrairement aux autres, un choriste prévenant, lui amène régulièrement une chaise.

Les solistes avaient des voix plus sonore que la fois précédente et un peu plus mélodieuses, Doofie s'est dit qu'elles avaient dû prendre des cours de chant tous les jours de la semaine écoulée. Sauf une qui n'arrivait plus à prendre sa note de départ, que Doofie aurait pu prendre. C'est celle qui chantait mieux et d'une façon plus sonore la première fois est celle qui a chanté moins bien cette fois-là.

Dans une des chansons, Doofie avait fait une voix intermédiaire, dans les refrains et un ouh ouh très aigu pour accompagner le professeur dans son solo -bien que les chefs ne doivent pas chanter en soliste-. Il a dit que le choeur sonnait vraiment bien et a cherché dans les cimaises en regardant en l'air d'où venait cette voix.

A la fin de la séance, Doofie ne s'est pas rendu compte que c'était fini, puis d'un seul coup, elle s'est levée, le chef a dit qu'il voulait lui parler. Il l'a quand même aidé a descendre les deux marches sans rampe qui mènent à la scène.

Doofie s'est dit qu'il voulait peût-être lui confier un accompagnement, mais il n'avais pas l'air content, parce qu'il l'aide à descendre de la scène et après il se fâche sur elle..

Il a dit qu'il avait eu des récriminations de choristes et que ça avait été jusqu'à la directrice de l'action culturelle, parce qu'elle sentait mauvais..

Doofie sachant que l'on dit des racistes qu'ils sentent mauvais a rétorqué qu'elle n'était pas laplumiste. Elle a cru que c'était une allusion politique, mais elle s'est dit aussi que toutes ces femmes en majorité blondes et minces, et qui ne chantent qu'en français (elle avait chant en anglais une semaine avant), étaient peut-être elles-mêmes laplumiste.

Entendons-nous, Doofie n'est pas du côté d'Océane Laplume.

Il a sursauté, en se disant, mais qu'est ce qu'elle me répond??!!

Et il a insisté que c'était peut-être ses habits qui sentaient mauvais, qu'elle devrait en changer plus souvent, - mais il faudrait déjà que les magasins fassent des grandes tailles, et que les paquets qu'elle commande par correspondance arrivent.

Il a dit : Mais si, tu sens très mauvais, quand tu passes à deux mètres de moi, je sens une odeur pestilencielle.

Doofie a compris que les deux femmes qui l'avaient entendu chanter seule étaient jalouses. Alors qu'elle n'a jamais demandé à faire un solo. Elles étaient déjà jalouses avant même que l'on lui propose un rôle dans cette chorale, chose qui ne serait sans doute jamais arrivé, car on ne donne jamais de solos à Doofie, même si elle en a souvent très envie, sauf dans les cours de chant, où elle chantait à toutes les auditions, seule ou en duo. Si elle avait mal chanté, elle n'aurait pas eu toutes les premières mentions du débutant au supérieur.

Il s'est repris un peu, a dit qu'elle pourra revenir quand elle se sera lavée; Elle a dit : Mais je me suis lavée ce matin! Quand elle aura changé de vêtements : Pourtant, elle en change tant qu'elle peut, mais n'en a pas assez.

D'ailleurs, il y a des vêtements qu'elle ne trouve plus et elles se demandent si Schnelly ne jette pas ses vêtements à elle quand on dit qu'ils ne sont plus à la mode, pas suffisamment beaux, etc.. parce qu'il y a des gens qui font passer les remarques par son intermédiaire, remarques qu'ils ne communique jamais à Doofie.

Bon, Doofie a compris :

Doofie est boulotte : racisme contre une enrobée.

Doofie a mal aux genoux : racisme contre l'handicapée qu'elle ne veut pas être.

Doofie a les yeux marrons : racisme tout court.

Jalousie envers une artiste. Jalousie envers sa voix.

Pour défendre Doofie

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domino

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E-mail disparu

Aujourd'hui un e-mail important a disparu de mon e-mail universitaire.

Dominique

Pensée du soir

Le canard se charge d'enlever les palmes de l'Amérique.

domino

jeudi, 20 octobre 2016

La fin des études forcée...alors qu'on en a envie.

 

Roman-théâtre

 

Du journal de Doofie...

 

Bonjour, vous me connaissez bien, je suis Doofie, héroïne de ce roman-théâtre avec ma cousine Dummie et toutes nos amies qui portent comme prénom des vatiations des nôtres. Vous me connaissez bien, mais vous n'entendrez peut-être bientôt plus parler que de Dummie et de ses amies,car moi, je crois que je vais me laisser mourir de faim après tout ce qui m'arrive...

 

Alors que j'étais professeur d'allemand âgée, j'ai passé encore longtemps l'agrégation, encore 5 fois admissibles sur un tard, en 2003 j'avais 52 ans, en 2005, 54, en 2011, 60 ans et en 2012 preque 61 ans pour l'interne et juste passé 61 ans pour l'externe. Tout ceci après avoir commencé ma carrière à 22 ans, réussi le CAPES à 25, bouclé le stage à 26.

 

Cette reprise d'études pour l'agrégation m'a redonné le goût de la fac, j'ai prolongé avec quelques petits diplômes de langues slaves et ouralo-altaïque, étudié les langues latines dans les centres de ressources en langue et passé les CLES, perfectionné mon anglais et réussir brillamment un CLES 3, puis forte de tous ces succès, repris à 62 ans des études dans deux cursus dont je tairai les matières exactes tant que je 'n'aurai pas terminé, bien que je vais ^peut-être mettre fin à mes études dans les jours qui viennent devant l'animosité et l'indifférence de l'administration qui ont fait disparaître l'un de mes succès de l'année dernière. Et alors que j'étais encore une étudiante fougueuse et motivée jusqu'à hier soir minuit, heure à laquelle j'ai découvert le naujfrage de mon espace numérique de travail qui a perdu beaucoup de bonnes notes, dont l'un des deug que j'ai réussi en juin dernier, je ne suis plus qu'une loque qui pleure, je ne suis pas allée en classe ce matin mais le professeur a annoncé par internet son absence en même temps que je lui ai annoncé la mienne. Ma licence de l'zautre matière est restée, me permettant de rester en Master 1, mais je n'ai pas été au cours ce matin, j'ai un nexamen la semaine prochaine, mais même si je sais tout ce que le professeur me daemande, je lui dirai que j'ai tout oublié et je lui demanderai de me mettre zéro et je saborderai ainsi mes études par protestation contre ces secrétaires qui ne réagissent même pas quand je leur demande de remettre mes notes de l'an dernier en place sur mon ent pour que je puisse m'inscrire aux examens, ces secrétaires aux noms français, racistes conte l'immigration flamande de la fin du XIXème siècle, comme l'on été ceux qui ont envoyé mon grand-père, prère d'un enfant de quelques mois au casse-pipe en 1914, et qui ont envoyé mon père, orphelin de père, aussi au presque casse-pipe, dans les Stalags et les Straflags entre 1940 et 1945. Ces secrétaires qui votent pour Océane Laplume.

 

Bon an, mal an, j'ai avancé dans ces deux licences en double cursus, deux fois le L1 à 63 ans, une fois le L2 et les trois-quart d'un deuxième L2 à 64 ans, plus un diplôme de langue slave la même année, une fois le L3, une autre partie de L3 et la fin du L2 d'un autre cursus, ce L2 dont on vient de me supprimer de nouveau les quatre UE qui étaient à refaire l'an dernier et dont on a supprimé le score que 'j'avais amené au-dessus de la moyennne, gagnant ainsi un nouveau Deug (un troisième) en même temps qu'une nouvelle licence (une deuxième).

 

Bien sûr, je n'ai pas de thèse ni de HDR (habilitation à diriger des recherches) et avec mes cinq admissibilités à l'agrégation d'allemand, dont trois en moins d'une année, comparés à tous ces agrégés, ces maîtres de conf, ces professeurs des universités, je ne vaux rien, et j'ai intérêt, malgré mes cinq admissibilités à l'agrégation d'allemand, en tant que retraitée, à m'incliner devant eux et même devant les secrétaires qui ont soit des BTS pour les plus petites (j'ai enseigné l'allemand dans leur BTS), et des Masters dit de communication pour les plus grandes, qui sont en fait des masters de secrétariat et d'utilisation de l'ordinateur, en fait des C2i perfectionnés, Qu'est ce qui est plus difficile le master de communication, devant les titulaires duquel je dois m'incliner, ou ma licence, ma maîtrise, mon CAPES d'allemand (externe) et mes 5 admissibilités à l'agrégation  d'allemand ?

De ma vie je n'ai jamais rendu copie blanche, mais maintenant je vais travailler comme un dingue pour tous les devoirs qui ne comptent pas pour l'examen, et faire semblant de ne rien savoir pour les devoirs et examens qui comptent pour la moyenne et pour la première fois de ma vie, malgré les dizaines et les dizaines d'examens que j'ai passé, rendre copie blanche, rendre des copies blanches, en signe de protestation contre ces notes qui en tiennent pas debout, moins bonnes que celles d'étudiants qui ne savent pas écrire et dont les copies sont bourrées de fautes d'orthographe.

 

L'année dernière en allant voir ma copie, j'ai jeté un coup d'oeuil sur la copie d'un camarade qui avait onze, il n'avait écrit que des petites phrases juxtaposées sans aucune subordonnée, dans un style de potache de collège, des structures parataxiques, alors que ma copie aux tournures bien choisies et bien étudiées avait bénéficié d'un vulgaire 6.

 

 

 

C'est à chaque fois que j'arrive dans un Master qu'on me fait des entourloupes, des horaires de collèges qui couvrent exactement mes heures de cours de fac, à l'âge de 57 ans, des notes enlevées de mon ent, des réussites enlevées et une impossibilité de s'inscrire aux examens à 65 ans. Sans doute a-t-on pensé qu'à l'heure de la retraite, je n'aurai plus besoin de passer des examens.

 

Et tout ceci avec la douleur physique qui s'installe, à l'âge de 63 ans, après deux randonnées urbaines, les deux genoux qui commencent à faire mal et une douleur qui ne lâche pas pendant deux ans, une douleur à la marche qui fait que pendant deux ans, ne pouvant plus prendre un plein appui sur l'une de mes jambes, j'ai marché avec des cannes, deux cannes.

 

Schnelly devant moi galopait, m'obligeant à forcer l'allure malgré mes cannes, mais ironie du sort, maintenant c'est lui qui marche avec une canne et moi, qui bien que marchant très lentement lui met cinquante mètres dans la vue. S'il le fait exprès, nul ne le sait, on en a l'impression.

 

….......................

 

Parfois sur les forums, des étudiants imbuvables qui critiquent Doofie lorqu'elle veut les aider en annonçant les parutions de cours ; ceci n'est pas assez convivial,c'est trop sec pour un forum, lit Doofie en réponse à ses efforts. Et dix autres étudiants viennent renchérir la traitant quasiment de tous les noms et le prof responsable de la formation par correspondance prend partie pour les harceleurs contre Doofie, lui envoyant un avertissement par mail écrit, alors que tous les autres l'injuriaient et qu'elle n'avait rien fait de mal elle avait été dite mettre une mauvaise ambiance, la plupart de ces harceleurs sont pions dans l'éducation nationale. Et passent le concours de professeur des écoles. Cela promet pour plus tard et pour le mauvais exemple qu'ils donneront aux enfants. Pareil, une autre fois c'est une secrétaire qui pend le parti des harceleurs et éjecte Doofie de son forum. En fait, cette administration universitaire prend le parti des harceleurs contre la victime et font d'un bouc émissaire une coupable.

 

Des ambiances de cour de récréation, quand à l'école primaire les « copines » envoyaient le carré écossais de Doofie dans les branches des platanes et des marronniers et que l'institutrice allait les décrocher avec une grande perche. Et quand en sixième, on envoyait le béret d'uniforme de Doofie, béret de couleur bleu marine, avec son insigne épinglé, au logo de l'institution, sur les préaux où il allait rejoindre quelque ballon égaré. Et que Doofie annonçait penaude à sa maman qu'elle avait égaré son béret.

 

En ce début d'année universitaire cela allait mieux, les douleurs aux genoux régressaient, permettant à Doofie de marcher sans cannes et plus longtemps. Doofie s'est fait un autre look pour que les dames qui s'occupent des handicapés dans l'université ne la reconnaissant pas. En effet, l'an dernier leur sollicitude dans les amphis où l'on passait les examens, était devenue insupportable. Doofie devait s'asseoir derrière les autres pour ne pas descendre les escaliers, on venait chercher sa copie in extrémis quand on ne manquait pas de l'oublier, on la mettait dans un paquet spécial handicapé où elle recevait une mauvaise note d'office. Avant de briller aux oraux de deuxième session. Où les professeurs la voyaient et l'écoutaient en chair et en os. En fait à l'écrit, à part quelques copies qui échappent au sort handicapé, quand elles sont relevées directement par un professeur, ce sont les surveillantes extérieures qui enlèvent les copies du tas normal et les secrétaires de l'ufr qui mettent les mauvaises notes quand les copies reviennent alors que le tas est déjà corrigé.

 

Sans compter que ses cours n'arrêtaient pas de disparaître, toujours avant les révisions d'examen, ou avant les devoirs à faire... Schnelly était-il complice de quelques étudiant en mal de cours à réviser ?

 

Il y a eu l'ordinateur à l'écran cassé, pendant la dernière session de juin, il était dans son sac à dos, a-t-il été victime d'un coup de pied, d'une pose indélicate sur l'estrade ?

 

Petite pause après les examens, Doofie joue un peu de guitare romantique dans la fac, on la félicite, on l'admire, on lui dit que son jeu est agréable.

 

Puis, cette année, tout allait pour le mieux, Doofie dès ses résultats de sa licence de 1er cursus, qui n'est que le premier de maintenant, vous savez que Doofie a étudié l'allemand à un haut niveau dans sa jeunesse... a pris contact par mail avec un professeur du master qu'elle voulait faire. On a tout de suite, parlé mémoire, trouvé des sujets avant de se fixer sur un sujet. C'est en présentiel, on dit aussi « sur site ». Contrairement à ce qui s'était passé dans ses mémoires d'allemand , où Doofie avait navigué un peu seule, sans l'appui de ses directeur de mémoire, son directeur la suit bien. Ses autres cours sont intéressant, elle apprend une nouvelle langue morte, très agréable, dans une bonne ambiance.

 

Une nouvelle douleur se fait jour, lancinante dans un bras, le cou, la nuque,le haut du dos, l'omoplate, la clavicule. Cette douleur qui est enfin passée la tenaille pendant une semaine, jusque dans le voyage qu'elle a fait ce dernier week-end.

 

Elle participe aux activités de l'université : un peu de chant et un voyage magnifique ce dernier week-end, puis alors qu'elle est encore dans le rêve de ce voyage, hier à minuit, tout s'écroule, elle lit sur les forums que les inscriptions aux examens sont en cours, et découvre que, contrairement à l'habitude, son inscription web n'est pas disponible,un méchant message, écrit en rouge lui signale même qu'elle est impossible. Approfondissant la chose, elle découvre que des notes manquent, que le résultat d'un examen de 2ème année qu'elle avait réussi, a disparu. Et elle s'inquiète, vivement, elle écrit, la seule réponse est que les inscriptions aux examens ne sont pas commencées, alors que le site indique le contraire. Elle écrit, écrit, se met à pleurer, est scotchée devant l'ordinateur à l'affût de notes qui reviennent. Mais rien, désespérément rien... Doofie pleure, ne sait plus où écrire, scolarié, ufr ? Pas de réponses valables. Doofie a décidé : pas de devoirs ni d'examen sans copie blanche tant que l'on ne lui aura pas rendu son dû.

 

Doofie a envie de se saborder, saborder ses études, faire semblant de ne pas travailler, d'avoir cette fois-ci des vrais zéros en pagaille et de faire ce que l'on attend d'elle : être une mauvaise étudiante, une mauvaise élève., ce qu'elle n'a jamais été. En signe de protestation tant qu'on ne lui aura pas remis ses notes en place. Et si le secrétariat oublie de les remettre en place, elle collectionnera les zéros jusqu'à la fin de l'année universitaire et sera éjzectée du master., des licences qui lui restent à faire et de tout et elle vivra sa petite vie de retraitée tranquille jusqu'à la fin de ses jours, avec seulement el souvenir que sa période universtiare s'était terminée par un merveilleux voyage avec des compagnons de voyage dont les noms avaient des parfums d'extrême-orient ou d'Amérique latine. Un voyage où elle a fait connaître la France et les photos d'une mer limpide au sable rose et bleu et au bleu tranquille entre les murs d'albâtre, qui hier respiraient la sérénité et le bonheur auront désormais ce parfum de la triste mélancolie des choses qui finissent. Et la tistesse de ne plus renouveler cet expérience. Une période à peine commencée qui se termine abruptement.

 

Et si Doofie ne va plus à l'université,puisque l'université semble ne plus vouloir d'elle, elle commencera une petite vie pépère avec Schnelly, en se disputant souvent avec lui, sans période de répit, car l'université était un havre de paix, et ils rénoveront leur maison, elle lira, tricotera, jouera un peu de guitare et chantera un peu toujours seule et plus en groupe comme à l'université. Et sa vie se terminera ainsi. Je ferai mon arbre généalogique, sans les conseils avisés des professeurs qui m'auraient appris à faire de la recherche.

 

Doofie se dit : « J'espère que les gens qui ont enlevé ce qu'ils avaient d'abord donné comme ces secrétaires qui m'ont enlevé l'examen que les professeurs m'avaient octroyé,, n'iront jamais au ciel.

 

Pour Doofie