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mardi, 29 mars 2016

Méthodologie ou méthode

(Roman-théâtre)

 

(Dummie et Doofie, mes petites profs d'allemand, héroïnes de mon roman-théâtre, discutent ensemble dans la salle des profs.)

Dummie : Je relis notre conversation de l'autre jour sur la journaliste alternative, Doofie, et je vois que nous avons évoqué à propos des nouveaux programmes, les parents, mais nous n'avons pas développé davantage.

Doofie : Les parents veulent quelque chose de solide... de bien fixe... de bien fixé même... ils veulent savoir où l'on va.

Dummie : Il y a quelques années, j'avais une maman en cinquième, qui reprenait tous les exercices de grammaire avec sa fille, sans avoir jamais fait d'allemand elle-même, mais elle comprenait le systême de la langue. Sa fille avait fait de l'allemand en primaire. Je donnais des exercices du cahier de TD et ceux du livre à refaire en devoirs de vacances. Mais elle ne reprenait pas les textes, parce que les textes avec leur tournure idiomatique n'étaient pas accessibles à la maman.

Doofie : Chapeau pour la maman!

Dummie : Oui, elle était très courageuse. Mais je voulais dire par là, que la maman savait où elle allait dans les exercices de grammaire, mais pas au niveau du vocabulaire, car il n'était pas présenté de façon systématique dans le livre. Il aurait fallu donner des listes au parents, ce que je faisais un peu par le site internet des notes où l'on pouvait mettre des documents sur les cahiers de texte.

Doofie : Bien, mais revenons à cette idée de méthode. Je suis allée une fois dans un collège où j'avais commencé en janvier, la prof qui avait fait septembre à mi-novembre n'avait pratiquement fait que de la méthodologie, dans toutes les classes, quelque soit le niveau : comment on participe, comment on présente le cahier, comment on présente une copie, comment on travaille en classe, comment ... Je ne me souviens plus du reste, mais elle y a passé tout septembre et octobre. De mi-novembre à mi-décembre, elle avait été remplacée par un collègue de lycée qui avait fait Noël et des petits textes qu'il donnait habituellement à ses secondes, inabordables pour les 6ème et les 4ème LV2 qui n'avaient jamais fait d'allemand.

Dummie : Les pauvres élèves!

Doofie : J'ai dû tout recommencer à zéro avec les sixièmes et les 4ème LV2. Mais sans méthodologie! Mais avec méthode. J'ai utilisé quand même un peu la méthodologie de la prof qui les avait eu en début d'année : auto-évaluation de participation, etc...

Dummie : Quand j'avais les méthodes audio-visuelles, je passais environ une demi-heure en début d'année à expliquer comment on participait, à faire faire les présentations des deux cahiers : un pour le cours et l'autre pour les exercices. Mais en une heure le problème était réglé, avec en général un début de cours d'alemand durant le dernier quart d'heure pour ne pas les laisser repartir sur leur faim, mais faire cela pendant deux mois...

Doofie : Le tout était bien réglé. Quant tu passes cinq ans dans le même collège avec les mêmes manuels, tu  avances plus vite et tu as tout cela bien rodé.

Dummie : Voilà ce que nous voulons dire : les nouveaux programmes manquent de méthode. On nous dit : voilà, faites toutes les matières en allemand : la géographie, l'histoire, le développement durable, l'histoire de l'art et pourquoi pas les maths et la physique..

Doofie : J'ai eu une fois un livre de quatrième, où l'on parlait de chimistes et de physiciens et on pouvait faire élaborer des modes d'emploi et des choses comme cela par les élèves et leur faire faire des inventions théoriques.

Dummie : Oui, mais ce livre était trop ambitieux, pour l'utiliser, il aurait fallu que les élèves parlent déjà presque couramment l'allemand.

Doofie : Oui, mais pour qu'ils parlent couramment allemand, il faut de la méthode...

Dummie : En ce qui concerne la méthode, on peut faire ce qu'on faisait au début des méthodes audio-visuelles : réunir les parents et leur expliquer la nouvelle méthode, car beaucoup de parents, lorsqu'ils avaient été dans le secondaire, car ils n'étaient pas légion à l'époque à avoir été dans le secondaire et à avoir appris des langues étrangères. On réunissait les parents et on expliquait la méthode. Dans cette méthode les élèves ne faisaient pas d'écrit au début et il fallait le leur expliquer : les élèves acquéraient ainsi une bonne prononciation et ils étaient souvent surpris, lorsqu'ils découvraient l'orthographe.

Doofie : Dans Holderith, on faisait d'ailleurs des dictées avec des trous où l'on devait mettre la bonne lettre, chaque dictée portait sur un ou deux sons différents.

Dummie : Oui, les élève réussissaient bien avec cette méthode, qui était une méthode, plus qu'un manuel.

Doofie : Je me souviens que j'avais des élèves qui avec Die Deutschen parlaient allemand dans la cour et en arrivant dans les cours de mes collègues. Certaines se plaignaient de ne pas comprendre ce qu'ils disaient.. et en même temps, elles se plaignaient de moi, parce que j'avais appris aux élèves un langage secret...

Dummie : Toi, avec tes vieux grimoires, apprendre aux élèves un langage secret, ça ne m'étonne pas...

Doofie : Maintenant on a le contraire... des profs qui veulent absolument te parler allemand, comme cette collègue d'une section de SEGPA, qui parlait toujours allemand avec moi et apprenait l'allemand à ses élèves.

Dummie : Ah oui, c'est Segpie! On a déjà parlé d'elle ici.

Doofie : Bon, pour nous la méthode ce serait ...

Dummie : Faire un livre où l'on apprend tout par a + b. Par exemple, avec des moyens modernes, vidéos, ordinateurs, etc... mais écrire sur des cahiers et apprendre a aussi du bon, cela a bien marché avec nous.

Doofie : Oui,... on pourrait présenter les mots de base : et pas les mots qui ressemblent au français comme le font certaines profs : première leçon, la maison... la pièce...avec "Das ist.."  deuxième leçon le matériel de classe de base  avec "Das ist... ou Hier ist... Da ist..;", avec des phrases couramment dites par le professeur, mais pas trop compliquées... Troisième leçon les expressions de politesse : Bonjour, au revoir, merci, etc... ensuite la famille... et en même temps, on introduit à chaque fois une forme grammaticale de base avec "das ist..." Ich sehe", etc...

Dummie : Oui, et ensuite on complique de plus en plus tout en continuant l'exploration du vocabulaire d'une façon thématique, on commence par l'environnement immédiat... le corps humain pour dire où on  a mal, la toilette (quand on va en Allemagne, il faut savoir s'acheter du shampoing ou une brosse à dents si on les a oublié.. ), la chambre, et pas seulement les CD qui traînent à terre (dans les méthodes actuelles on présente une chambre de jeune mal rangée et on met l'accent sur ses loisirs, sans savoir comment on nomme le mobilier, comment on dit le placard ou la penderie, il faut savoir  comment on dit l'oreiller, la couette (l'occasion de dire qu'en Allemagne le lit a toujours une couette), nous on a appris tout cela quand on était débutant, alors que maintenant on apprend généralement les meubles ou les magasins en deuxième année, alors que tout ce qui est la base devrait être fait en première année.

Doofie : Puis, après avoir fait l'extérieur de la maison et le jardin en vocabulaire bien sûr, ce qui permet d'apprendre ce qui plait aux enfants, les noms des animaux domestique et la niche du chien, le nom des insectes, des oiseaux et aussi ceux des fleurs, et des arbres de jardin. Après en faisant l'extérieur on fait la ville et en même temps les loisirs extérieurs : aller au théâtre, au cinéma, à la piscine, faire du sport au stade, etc.. Puis tu fais la campagne avec les animaux et les arbres de la campagne, les vacances, avec la mer et la montagne et les activités de mer et de montagne, la forêt et ses arbres, et là, tu peux commencer à faire un peu l'écologie et le développement durable.. et la géographie est déjà incluse dedans quand tu apprends comment on dit une colline, une montagne, etc..

Dummie : Pour l'histoire de l'art, tu peux commencer à montrer des portraits de Dürer, de Lucas Cranach der Ältere (la très aimée princesse de Clèves qui couvrait les murs et les colones Morris (Liftfasssaülen) de Weimar à l'époque de la RDA)..., les portraits plus modernes, en étudiant les différentes parties du visage, sans faire de phrases compliquées encore...

Doofie : En faisant la montagne, la mer, la campagne, tu peux faire les peintres paysagistes comme Carspar David Friedrich et Gabriele Munter..

Dummie : Oui, en fait, on peut faire beaucoup de choses et inclure le programme dans notre méthode. Mais le faire avec méthode, après au bout de trois ou quatre ans, si la méthode a été bien menée, les élèves peuvent commencer à parler et à écrire plus librement et on peut alors envisager des thèmes plus compliqués.

..../.....

Pour Doofie et Dummie

 

domino

 

dimanche, 27 mars 2016

Des us et coutumes... ("Gros bisous")

(Roman-théâtre)

Doofie : Oh là là, tu as vu sur le smartphone de Schnelly, c'est plein de "groi bisous" partout... ses collègues, ses anciens élèves, même la collègue allemande...

Dummie : Cela ne se fait pas en Allemagne...

Doofie : Il lui écrit en français "gros bisous"....

Dummie : Pourtant avant... on ne terminait pas tous ses écrits par "Grois Bisous"...

Doofie : Moi, je ne le fais pas... Sur mes mails, sur mon Trombilivre, et mon Glouglou, et ma chaîne Votre Tube Cathodique...

Dummie : Avis à nos lecteurs... Votre tube cathodique et pas votre tube catholique... ne faites pas d'erreur de lecture...

Doofie : Quoique certaines personnes s'en servent pour chanter des tubes catholiques...

Dummie : Oui, j'ai remarqué cela aussi... Mais.. revenons à nos moutons..

Doofie : C'est tout juste si Schnelly n'écrit pas "Gros Bisous" quand il fait des commandes par smartphone à la boulangère, à l'épicier, à mon libraire... ou quand il appelle un taxi ...

Dummie : Oui, il y a des limites quand même...

Doofie : Tu sais que dans la rue, il fait la bise à des collègues hommes ou à des anciens élèves garçons... Moi, je pensais que la bise, c'était seulement entre garçon et fille et entre filles.

Dummie : Moi, par écrit, je mets bises à ma famille seulement, par mail ou par lettre, car je n'écris pas sur smartphone.

Doofie : Je n'écris pas sur smartphone non plus. Sauf une fois, j'ai écrit aux amies de Schnelly sur son smartphone à lui, qu'elles devaient le respecter plus et ne pas écrire "Bises" et qu'il devait les respecter aussi.

Dummie : Quelquefois des professeurs écrivent sur le forum 'Amitiés', je trouve que c'est sympathique, et que c'est mieux que le sempiternel "'Cordialement" que l'on met maintenant sur tous les mails. Mais si j'écris à un professeur pour la première fois, même sur un e-mail, j'écris "Respectueusement" ou "Recevez mes salutations respectueuses". C'est ce que l'on faisait à notre époque ou personne ne se serait avisé d'écrire à un professeur "Bises" ou "Grosses Bises" ou même "Cordialement". D'ailleurs Cordialement ne s'écrivait même pas.

Doofie : On écrivait que par lettres... Il n'y avait pas d'e-mail. Mais on avait toujours des timbres à la maison et on pouvait mettre les lettres dans une boîte qui éatit à  200 mètres de la maison, à deux ou trois minutes à pied.

Dummie : Alors qu'ici, on doit aller à la grand-poste, c'est déjà à 20 minutes à pied quand je marchais vite, maintenant il me faut le double... et en plus je risque d'avoir mal aux genoux...

Doofie : Oui, ce n'est pas pratique d'habiter à la campagne...

Dummie : A la campagne si on veut, l'agglomération a 135 000 habitants. ... Avec   des pâtures par ci par là.

Doofie : Ou mes parents avaient fait construire, il y avait des pâtures quand j'étais petite, dans une agglomération de plus d'un million d'habitants... maintenant, il faut aller loin pour trouver des pâtures, C'est uniquement la ville.

Dummie : Oui, revenons à nos moutons... Les coutumes et les conventions, cela se perd. Pär exemple là, sur ton buffet, à côté des lapins de Pâques, il y a heureusement encore une cloche et des poules...

Doofie : Oui, mais j'ai dû insister auprès de Schnelly pour qu'il m'achète une cloche et une poule en chocolat. Lui, il ne jure que  par les lapins de Pâques et à la rigueur les oeufs. Il vivait en Allemagne quand il était petit et n'avait que des oeufs et des lapins, alors que moi, je vivais en France et les lapins de Pâques n'existaient pas encore en France, ce n'est pas une coutume française, mais une couture allemande...

Dummie : Oui, der Osterhase... ce n'est d'ailleurs même pas un lapin, mais un lièvre..

Doofie : Si tu dis aux élèves de maintenant, en Allemagne il y a le Osterhase, ils vont te répondre "en France aussi". Et tu as beau leur expliquer que ce n'est pas une coutume française, ils n'en démordront pas qu'il y a des lapins de Pâques chez eux, ...

Dummie : Pareil pour les calendrier de l'Avent... on n'avait pas de calendrier de l'Avent en France quand on était petits. C'est une coutume qui est arrivée d'Allemagne aussi...

Doofie : Et Halloween n'existait pas non plus, c'est une coutume américaine qui a été implantée en France récemment...

Dummie : Quand on était petits, en France, à Pâques, on avait les cloches qui revenaient de Rome, les oeufs et les poules parce qu'elles pondent des oeufs. Le tout en chocolat. Mais pas de lapins.

Doofie : Moi, je sais que c'est Schnelly qui a amené le lapin de Pâques en France. Il parlait toujours du lapin de Pâques avec enthousiame à ses élèves, aux élèves adultes, dans les comités de jumelage et on a fini par importer des lapins de Pâques en France....

Dummie : Et ils ont été légion...

Doofie : Pareil pour les calendriers de l'Avent, on a commencé à les trouver dans un supermarché près de chez nous, dans les années 80.

Dummie : Par contre, j'ai été étonnée lorsque j'ai fait des courses dans un supermarché juste avant Noël de voir qu'il n'y avait presque pas de décorations de Noël, pas de décors de Noël à acheter, ni coquilles et absolument rien à acheter qui faisait penser à Noël.

Doofie : C'est parce qu'un jour j'ai raconté à Schnelly un truc : j'ai dit que à cause de la laicité, les élèves du public n'avaient pas le droit de passer devant une chapelle ou une église sur le chemin de l'école parce qu'il y avait des signes religieux distinctifs dessus... mais c'était une plaisanterie et il m'a prise au mot, l'a raconté à quelqu'un et ils ont enlevé toute décoration de Noël qui fait penser à la religion des supermarchés.

Dummie : Mais toute famille  a de toute façon le droit d'avoir des signes religieux chez elle... et de faire une crèche et d'avoir des cloches de Pâques en chocolat.

Doofie : Il faudra peut-être que je garde ma cloche en chocolat au cas où l'on n'en ferait plus dans les années à venir...

Dummie : Je préfère manger les cloches en chocolat, plutôt que les lapins et les poules, sinon, j'ai l'impression de commettre un crime contre un animal quand j'entame une poule en chocolat ou un sympathique lapin.

Doofie : Surtout quand ils ont servi d'acteurs de vidéos...

Dummie : Oui... peut-être que cette absence de décor de Noêl dans un supermarché était due aux évènements.

Doofie : A moins que c'est parce que l'on est dans un pays à gouvernement socialiste et qu'ils sont d'obédience chinoise ou sovétique... la laïcité complète...

Dummie : Mais en RDA, il y avait des sapins de Noël...

Doofie : Mais ils étaient pour la Nouvelle Année...

Dummie : C'est pour cela que l'on dit "Bonne fêtes de fin d'Année"

Doofie : Parce qu'on est laïcs...

Dummie : Il parait que souhaiter la bonne année à l'avance, cela porte malheur, c'est pour cela que l'on dit "De bonnes fêtes" avant la Nouvelle Année, et même si tu ne revois plus les personnes avant un an, il ne faut pas souhaiter la bonne année à l'avance.

Doofie : C'est une gaffe que fait souvent Schnelly, parce que en Allemagne, il pouvait souhaiter la bonne année à l'avance. Chez moi, on disait, avant la fin de l'année "Un bon reste".

Dummie : En France, on peut souhaiter la bonne année, durant tout le mois de janvier, en Allemagne, c'est seulement le jour de l'An ou avant par écrit.

Doofie :Quand j'étais petite on allait étrenner tous les gens plus âgés que mes parents : étrenner, cela veut dire, rendre une visite de bonne année. Les grands-parents donnaient un peu d'argent. Les grand-oncles et grand-tantes, non... On allait d'abord chez les grands-parents, le 1er janvier. Ensuite les autres dimanches, on allait chez deux grand-tantes du côté de mon père, dont une était sa marraine, On allait aussi chez une grand-tante du côté de mon grand-père maternel, les frères de mon autre grand-mère habitaient trop loin, elle avait un frère en Angleterre.

Dummie : Oui, on devait faire la tounée des voeux pendant tout le mois de janvier. Mon père était à cheval sur  les principes familiaux.

Doofie : En Allemagne, il y a une autre tradition, on dit oncle et tante pour tous les grands amis des parents. Si bien que avec ma correspondante, avec les autres amis faits à l'âge adulte et avec tous les collègues des échanges scolaires, j'ai eu beaucoup de neveux et de nièces allemands... j'avais même un "neveu" et une "nièce" en RDA.

Dummie : Oui, c'est très bien tout cela... Moi aussi j'ai beaucoup de neveux et nièces allemands... Je crois que tous les profs d'allemand en ont.

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Pour Doofie et Dummie

domino

 

Des programmes ..

(Roman-théâtre)

(Doofie et Dummie ont assisté à un stage sur les nouveaux programmes d'allemand, voilà qu'elles en discutent)

Dummie : Tu crois que quelque chose a changé...

Doofie : Oui, regarde, on va pouvoir utiliser nos autres compétences et faire d'autres matières en allemand..

Dummie : On l'a plus ou moins toujours fait... Littérature, civilisation...

Doofie :Qui en fait est de l'histoire...

Dummie : Oui, c'est de l'histoire, imagine un peu...Que nous qui étions jeunes dans les années 60, on considérait la seconde guerre mondiale comme de l'histoire, la civilisation en tant que matière commençait après la guerre, ou même après notre naissance...

Doofie : Ce qui veut dire que, un élève actuellement âgé de 18 ans est né en 1997, il n'a pas vécu le rideau de fer, la division de l'Europe, la partage de Berlin, les missiles massés sur la frontière inter-allemande, ni même la réunification et les années qui ont suivis...

Dummie : Les élèves de 12 ans qui sont nés en 2003 n'ont même pas vécu le franc et le D-Mark.... Ils ont toujours compté en Euros.

Doofie : Mais nous on est déjà passé aux Euros, je calcule tout en Euros et plus rien en francs. Je ne fais plus de comparaisins avec les francs, et si j'en faisais je trouverais que nous dépensons des sommes astronomiques.

Dummie : Bon passons... on fera aussi de la géographie de l'histoire de l'art, de l'histoire de la musique, du développement durable...

Doofie : C'est bien beau tout cela, mais ils vont dire tout cela en allemand et quand est-ce qu'ils vont apprendre à acheter des tickets de bus ou à demander de la nourriture en allemand????

Dummie : C'est le grand problème on tombe sur des élèves qui savent dire des choses très compliquées et ne connaissent pas le vocabulaire de base, par exemple cet étudiant d'agrégation qui dans un cours devait traduire un texte sur un marché et ne savait pas comment on disait une guêpe en allemand.

Doofie : Eine Wespe, une keine Biene...

Dummie : Pour reternir c'est pourtant facile, il suffit de penser à la Vespa qui fait du bruit comme une guêpe. D'ailleurs pour ma mère, dès qu'elle voyait passer une moblylette, une moto, ou une vespa, elle disait "Ah Vlà les guêptes! Peut-être que le nom de la marque Vespa vient de Wespe.

Doofie : C'est pourquoi, moi, je ferais des méthodes beaucoup plus pratiques, bien qu'on me prête un caractère éhéré, à côté de toi, Dummie qui a les pieds sur terre.

Dummie : Oui, toi et tes vieux grimoires

Doofie : Mes i-grimoires, Dummie, mes archives sont électroniques...

Dummie : Oui, bon, revenons à nos moutons, nous ferions des méthodes beaucoup plus pratiques...

Doofie : Tiens, tu me fais penser à quelque chose, avec les grimoires, hier je suis descendue à la cave et une boîte me barrait le chemin... en revenant du garage, j'ai regardé la boite, elle était tout poussiéreuse et contenait de vieux classeurs à élastique. Je suis redescendue ouvrir la porte du garage à Schnelly qui rentrait ses courses, j'ai buté dans la boîte en passant dans la cave, car j'avais beau allumer la lumière, toutes les lampes restaient éteintes. J'ai dit à Schnelly "Tu devrais faire attention de ne pas mettre de boîtes dans le passage..." "Ce sont tes rames de papier que j'ai posé là, a-t-il dit... Ah! Bizarre, j'avais vu des vieux classeurs tout à l'heure. Je suis allée mettre le terreau qu'il a amené sur mes potées pour que les bulbes ne soient pas à l'air et quand je suis repassée par la cave, primo, les lumières s'allumaient, secundo, il y avait du papier neuf à la place des vieux classeurs... et je me demande toujours ce qu'il y avait dans ces vieux classeurs, ils étaient à moi ou bien à Schnelly?

Dummie : Il a dû poser une rame de papier sur les vieux classeurs pendant que tu mettais du terreau sur les fleurs, pour que tu  ne pense pas qu'il a menti en disant que c'était les nouvelles rames de papier. Mais revenons à nos moutons... Je pense qu'en langue au moins au début, il faudrait utiliser des méthodes, plutôt que  d'aller à travers tout..

Doofie : Très exactement, en tant que musiciennes, nous avons appris la guitare avec des méthodes, sans méthodes, en instrument de musique, point de salut...

Dummie : Oui, il faut procéder avec méthode.... Quand j'étais élève en 4ème LV2, on avait un vieux livre qui s'appelait "Deutschland". Je ne le trouve d'ailleurs plus, il était dans un placard en haut et a disparu..

Doofie : On n'avait pas trop d'imagination pour les titres de manuels à l'époque...

Dummie : Mais ils étaient efficaces... La preuve, on est devenue toutes les deux profs d'allemand...

Doofie : C'était très simple : Il y avait environ 80 leçons, que étaient toutes présentées de la même façon : A gauche un texte qui contenant le vocabulaire à apprendre et des phrases utilisant le nouveau point de grammaire. A droite la page était divisée en trois... : en haut le vocabulaire avec les articles et les pluriels et les temps des verbes forts, au milieu des exercices de grammaire qui utilisaient le nouveau vocabulaire et en bas un résumé de grammaire sur le nouveau point ou la nouvelle règle à acquérir. Il y avait une règle de grammaire par leçon avec les exercices.

Dummie : La méthode audio-visuelle Die Deutschen était à peu près la même chose mis à part,que le nouveau vocabulaire n'était pas écrit et on travailait avec des images sur un écran et des enregistrements pour les exercices.

Doofie : Oui, ce n'était pas la même chose, mais ceux qui avaient une mémoire auditive, retenaient facilement les textes.

Dummie : Il fallait éviter le psittacisme, c'est à dire que les élèves soient des perroquets qui imitent les phrases...

Doofie : Ich bin der Papagei, ich bin der Papagei...

Dummie : Cette leçon là leur plaisait beaucoup... et aussi : Es schlägt zwölf. Eins, zwei, drei... Es ist Mitternacht. ..

Doofie : Et aussi : Dieter, Dieter, ich sehe zwei Damen...

Dummie : Ah oui, et quand je suis montée sur la table pour faire semblant d'accrocher une lampe au plafond...

Doofie : Et Dieter qui réparait la radio d'Urusla en tapant dessus... et ça marchait...

Dummie : Tiens si ça pouvait réparer mon gros ordinateur qui est tombé en panne en juillet avec toutes mes données...

Doofie : Tu as essayé...?

Dummie : Non, ça ne marcherait pas...

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Doofie  Et il y avait aussi Rolf et Gisela...

Dummie : Le père était un fumeur, on cherchait sa pipe pendant toute la première leçon...

Doofie : Cela n'est plus autorisé, une chose pareille...

Dummie : Oui, c'était le bon temps, lors d'un échange scolaire, un allemand est venu dans ma classe, par miracle, j'avais cette année-là une bonne classe de LV2, les 4ème 1 et le collègue allemand a cru qu'ils faisaient de l'allemand depuis longtemps et il a été étonné quand il a sur qu'ils n'avaient que six mois d'allemand, ils faisaient la Nacherzählung et il avait trouvé qu'ils parlaient couramment.

Doofie : Ils parlaient couramment avec le vocabulaire de leur niveau d'appenrtissage de l'allemand.

(Elles boivent du thé..)

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Dummie : Tu veux un petit oeuf de Pâques avec ton thé..?

Doofie : Volontiers... Joyeuses Pâques Dummie...

Dummie : Joyeuses Pâques, Doofie...

(Elles mangent chacune un oeuf en chocolat..)

Dummie : Bon, revenons-en à nos méthodes... Les manuels actuels sont très disparates et surtout les parents ne s'y retrouvent pas...

Doofie : Oui, dans mon livre d'allemand, on avait d'abord une leçon où l'on disait "das ist... " et on nommait tous les coins de la salle de classe en les montrant... Das ist die Tafel... Das ist die Decke.. Das ist das Fenster... Das ist die Tür... Ensuite on explorait dans chaque leçon un domaine différent de la vie quotidienne : les habits, les parties du corps, la vaisselle, les repas.. les animaux... les pièces en la maison... les magasins..; ensuite on passait aux champs, à la ville, à la géographie avec la montagne, les saisons, la mer... et toutes les cinq ou six leçons, il y avait un poème de la littérature allemande ou une chanson traditionnelle, c'est ainsi que j'ai appris cette année là Stille Nacht, O Tannenbaum, et Alle Vögel sind schon da... des poèmes je me souviens de "Mit dem Pfeil, dem Bogen, durch Gebirg und Tal, kommt der Schütze gezogen, früh am Morgenstrahl".

Dummie : Et en troisième, on avait appris la Lorelei.

Doofie : Les poèmes étaient écrits en lettres gothiques, mais cela ne posait pas de problème pour les lire.

Dummie : Enfin, nous on est devenue professeure d'allemand et on trouve que cette méthode qui consistait à explorer tous les champs sémantiques de base, liée à un apprentissage systématique de la grammaire était très bien... et nous n'avons jamais eu de lacune de vocabulaire de base.

Doofie : On devait apprendre le vocabulaire de la leçon tous les jours et on interrogeait soit par écrit, soit oralement. Et on avait une note. On devait refaire tous les exercices de la page de droite par écrit et la prof ramassait la moitié de la calasse (on était 40), sans prévenir laquelle. Et on avait une note.

Dummie : Oui, on avait beaucoup de notes, mais c'était bien... on apprenait bien.

Doofie : Oui, il faudrait revenir à de telles méthodes au moins pour les deux premières années, et on aurait de bien meilleurs résultats.

(Doofie et Dummie reprennent une gorgée de thé...)

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Pour Doofie et Dummie...

domino

mercredi, 16 mars 2016

C'est de la faute à Napoléon...

Roman-théâtre

 

(C'est la récré, mes petites profs d'allemand, personnages de roman-théâtre discutent ensemble à la récréation devant leur gobelet de café, gobelet en plastique comme il se doit. Heureusement que ce n'est pas Schnelly, retraité, qui a fait le café, sinon, cela serait imbuvable).

Dummie : Regarde un peu, Dummie, depuis hier, notre amie Bêtie vit dans les Hauts de  France...

Doofie : Dans les Alpes comme Sottie...?? C'est l'endroit le plus haut de France...

Dummie : Mais non, Doofie, pas dans l'endroit le plus haut en altitude, mais le plus haut en latitude...

Doofie : Dans le NPC?

Dummie : Mais non, Dummie,  hier, c'était encore le NP, et maintenant, c'est le HdF!!!

Doofie : Heureusement que ce n'est pas le Sdf!

Dummie : En fait, Bêtie m'a dit qu'ils ont annexé des belles villes à cathédrales, comme Laon, Soissons, Noyon, Amiens... il ne manque plus que Reims et ND de Paris...

Doofie : Oui, la ville de la capitale de la Neustrie et la ville du Sacre... mais chez Bêtie il y a Soissons, la ville de la fondation de la Francie...

Dummie : Donc, les Hauts de France sont en droit d'annexer Paris...

Doofie : A notre région d'origine la capitale!!!!  Que la Flandre gouverne la Francie!

Dummie : Et qui plus est, il y en a à l'Est qui voudrait s'appeler nouvelle Austrasie...

Doofie : C'est vrai, cela, ils ont volé ce nom au blog de domino?

Dummie : A ce moment là, on a qu'à appeler le Nord-Picardie..

Doofie : Cela faisait train ce nom là... le Nord-Express, le Trans-Europe-Express, le Calais-Bâle...

Dummie : Cela faisait journal aussi : l'Ouest-France...

Doofie : Et puis on peut comprendre la Picardie du Nord, comme on dit le Nord-Finistère et le Sus-Finistère, le Nord-Vietnam et le Sud-Vietnam...

Dummie : Pourquoi alors on disait : la Corée du Nord et la Corée du Sud, et que l'on dit la Caroline du Nord, et la Caroline du Sud...???

Doofie : Oui, bizarre... En tout cas, l'Austrasie, si nous, habitantes depuis longtemps de Neustrie, si moi princesse de Taxandrie, nous parlons depuis longtemps de la Neustrie, de la Francie et de l'Austrasie.. et de la Burgondie...  en connaissance de cause et en connaissant exactement les fluctuations de territoire... nos contemporains doivent ignorer pour la plupart ce qu'est l'Austrasie..

Dummie : C'est pourquoi, ils veulent appeler l'Est, la nouvelle Austrasie, mais dans ce cas, il faudra que dans les livres de classe, on parle davantage du Haut Moyen-Age, des rois mérovingiens de Neustrie et de leurs collègues d'Austrasie et de Burgondie...

Doofie : Oui, mais si l'Est s'appelle la nouvelle Austrasie, à ce moment là la Bourgogne et Rhône-Alpes devraient s'appeler la Burgondie car leur royaume s'est étendu pendant un moment de Dijon jusqu'à Arles.

Dummie : L'Aquitaine était aussi très vaste, il aurait mieux valu mettre Poitou-Charentes avec l'Aquitaine et l'appeler la Grande Aquitaine et mettre Languedoc-Roussillon à part ou avec l'Auvergne. Cela aurait été plus juste historiquement et on aurait dû mettre la Bretagne avec Pays de la Loire, pour que Nantes retrouve son identité bretonne., N'oubliez pas que Tri Yann est de Nantes.

Doofie : La région de Bêtie pourrait s'appeler aussi la Taxandrie...

Dummie : Tu en serais la princesse...

Doofie : Et on dirait Taxandrie-Neustrie et tu serais reine de Neustrie...

Dummie : Et j'annexerais Paris..

Doofie : Mais dans tout cela... moi, je me demande si on dit Nouvelle Austrasie pour le Grand-Est, les élèves ne vont pas la confondre avec l'Autriche ou l'Australie..

Dummie : Oui, j'ai eu dans le pays de Bêtie des élèves qui confondent l'Autriche et l'Australie à cause de l'autruche qui vit en Australie... et l'Austrasie, on risque de la confondre avec l'Eurasie..

Doofie : Et en plus, avec "nouvelle" devant, on va confondre la Nouvelle Austrasie avec la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Guinée, et la Nouvelle Calédonie..

Dummie : Déjà que beaucoup confondent la Zélande qui est aux Pays-Bas, au Sud de la Hollande, et la Nouvelle Zélande qui est dans l'hémisphère Sud.

Doofie : Je suis à la recherche de tes éventuels ancêtres zélandais, car j'ai trouvé des ancêtres à toi en Flawallie à la frontière de la Zélande.

Dummie : Ne dis cela à personne, sinon, on va croire que j'aurais des ancêtres aborigènes...

Doofie : Alors que les zélandais sont des blonds aux yeux bleus pour la plupart... c'est de là que viennent les moules improprement appelées moules de Hollande.

Dummie : Mais on a peut-être des ancêtres esquimaux, ou plutôt inuits, par des mariages avec des Ingvis, peuple saxon-gothique ayant occupé la Suède à l'époque des mérovingiens, les ancêtres des Vikings.

Doofie : Nous avons le roi Trond de Trondheim dans nos ancêtres... un roi norvégien..

Dummie : Bon, tout ceci ne nous dit pas pour les régions, si l'Est s'appelait la nouvelle Austrasie, le pays de Bêtie et notre région d'origine pourrait s'appeler la nouvelle Neustrie.

Doofie : En effet, ce serait neutre...mais bonjour les dégâts familiaux, Schnelly est du côté de l'Austrasie par sa mère et moi de la Neustrie... C'est la guéguerre qui va recommencer...

Dummie : Mais tu es par  ta grand-mère de l'Alémanie...

Doofie : Oui, les alsaciens sont des alamans... il y a le préfixe al- dans alaman, et dans Alsace... et dans Alaric..

Dummie : Et les Alains? Ce n'était pas le même peuple que les Alamans...

Doofie : Peut-être avaient-ils une lointaine parenté...

Dummie : Oui, mais je pense que les Alsaciens n'apprécieraient pas d'être en Lotharingie, cela sonne trop comme Lorraine.

Doofie : Schnelly n'arrête pas de dire qu'il est de Lotharingie parce qu'il descend de Lothaire...

Dummie : Mais moi aussi, je descend de Lothaire, mais aussi de Charles le Chauve, son frère et de Louis le Germanique..; je descends des trois petit-fils de Charlemagne...

Doofie : De toute façon, si l'Est s'appelle la nouvelle Austrasie, il faudra que Nord-Picardie s'appelle la Nouvelle Neustrie.

Dummie : Et la Normandie dans tout cela, ils étaient aussi en Neustrie..

Doofie : Oui, mais ils ont été envahi plus tard par les Normands.

Dummie : Comment s'y retrouver dans tout cela, on a tous des origines de tous ces peuples barbares, plus des origines gallo-romaines, des origines celtes...

Doofie : Et les immigrés dans tout cela? Ils doivent s'en foutre royalement de nos débats historiques pour le nom des nouvelles régions aux contours aussi arbitraires que les départements de Napoléon. En fait, pour faire de nouvelles régions avec contours historiques, il aurait déjà fallu casser les anciennes régions et changer des départements de région. Par exemple la Somme et la Nord de l'Aisne auraient été mieux dans les régions du Nord, par exemple Saint Quentin, alors que Soissons, et Château-Thierry auraient été mieux l'un en Ile de France et l'autre en Champagne.

Dummie : Mais faire éclater l'Aisne avec tout ce qu'ils ont organisé de culturel, le festival de musique ancienne, les grandes orgues de l'Aisne... autour de Laon, ce ne serait pas bien non plus..

Doofie : Il y a beaucoup de régions dans l'Aisne : la Champagne, la Picardie, la Thiérache qui est plutôt le Nord ou les Ardennes...

Dummie : L'Avesnois fait partie de la Thiérache, et c'est aussi les premiers contreforts des Ardennes...

Doofie : Qui sont partagées entre la Waflammie et la Francie..

Dummie : Je pense qu'avec toutes ces frontières qui ont été mises de façon artibraire par Napoléon et consorts, on ne s'en sortira jamais...

Doofie : C'est la faute à Napoléon...

Dring... Dring...

(ça sonne... vite... en classe...)

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Pour Doofie, Dummie, Bêtie et Compagnie...

 

domino

 

Petit vocabulaire

NPC : Nord-Pas-de-Calais...

NP : Nord-Picardi

Sdf : Sans-Domicile-Fixe = sans-abri

HdF : abréviation non homologuée, mais possible pour Haut de France

Australie : Pays d'Océanie

Nouvelle Zélande : Pays d'Océanie

Autriche : Pays du centre de l'Europe

Eurasie : Dénomination pour l'Europe et l'Asie réunies (continent).

Austrasie : Ancien royaume couvrant l'Est de la France et une partie de l'Allemagne (la Rhénanie)

Lotharingie : Royaume de Lothaire, petit fils de Charlemagne, entre la Francie et la Germanie.

Neustrie : Royaume franc de l'Ouest, couvrant en gros l'Ile-de-France, la Picardie et la Flandre et un peu la Normandie..

Taxandrie : ancienne province de Belgique...dans l'Antiquité.

Nouvelle Guinée : Pays au Nord de l'Océanie

Nouvelle Calédonie : Département français d'outre-mer en Océanie

Zélande : Province au Sud des Pays-Bas

Burgondie : Ancien royaume recouvrant la Bourgogne et le couloir rhodanien, devenu royaume de Bourgogne, puis duché de Bourgogne. Par mariage Duché de Bourgogne et Comté de Flandres.

 

..../.....

domino

 

 

 

 

mercredi, 09 mars 2016

Silo à grains (2)

Roman-théâtre

Suite de la conversatiion de ce midi

 

Dummie : Regarde un peu cette photo. Il y a des murs atrour du tas d'ensilage. Comment des petits sixième ont-ils fait pour aller toucher le grain aussi haut.

Doofie :  Ils ont dû monter sur les murs.

Dummie : Monter sur les murS?Mais on ne leur avait pas interdit? Si j'avais vu un seul élève faire mine de grimper là-haut, j'aurais crié si fort, qu'il n'aurait pas osé avancer d'un pas de plus..

Doofie : Comment veux-tu que ce soit un hasard ou que le tas se soit écroulé hors de ces murs? Il aurait déjà fallu faire bouger le tas. Je pense qu'un élève a dû grimer au mur pour toucher la matière, et faire tomber une partie du tas sur les autres, ou bien il est tombé dedans et les deux autres aussi???

Dummie : Au début à la radio ils avaient dit que des élèves étaient tombés dans une cuve à grains, ensuite ils ont rectifié et dit que c'était un tas d'ensilage qui s'était effondré. Il y a eu deux informations contradictoire.

Doofie : D'ailleurs quand ils ont donné la première information, j'ai raconté l'histoire qu'on nous avait raconté dans une papeterie en Alsace pour que l'on fasse attenition en traversant une passerelle qui dominait une cuve à papier. J'avais cinq ans et on nous a dit qu'un ouvrier était tombé dedans, mais je vous passe les détails. Je m"en souviens encore comme si c'était hier.

Dummie : On nous cache peut-être quelque chose.

Doofie : A mon avis des élèves désobéissant ont dû monter sur les murs, car ils ne sont pas assez grands en sicxème pour toucher le grain coimme cela.

Dummie : Même un adulte n'arriverait pas à le toucher en restant sur le sol.

Doofie : J'ai l'impression qu'on a voulu dégager la responsabilité des enseignants en disant que le tas s'est effondré, mais les enfants ont dû monter sur le mur sans que les professeurs n'interviennent parce que ceux-ci n'ont pas vu le danger, mais nous on voit du danger partout et de toutes façons ont aurait interdit que l'on monte sur les murs.

Dummie : Ils ont dit que les jeunes passaient à côté du silo quand cela s'est produit. Ils ont touché le grain, mais après ils ne l'ont plus touché, parce qu'ils sont seulement passés à côté par hasard. C'est sûrement le pas de leur poids sur le sol qui a déstabilisé l'ensemble, alors que sur l'image on voit des pompiers bien plus lourds qu'eux qui déambulent à côté du tas sans le faire tomber.

Doofie : Et les gens dans la rue de Bêtie n'en parlent pas?

Dummie : Les gens dans la rue? Elle m'a dit qu'avec le temps qu'il fait, il n'y a personne dans la rue.....

Doofie : En fait, ils ont voulu dégager la responsabilité des enseignants. On a dit aux médias, ils ne sont pas tombés dedans, sinon on dira qu'ils étaient montés dessus... alors les médias vous direz que le tas s'est écroulé, on ne sait pas pourquoi.. moi, je pense ça, ce n'est peut-être pas cela, mais je pense cela...

Dummie : En tout cas voici le lien sur la photo, c'est domino qui m'a demandé de la mettre. ... J'avais trouvé la photo sur 30 secondes et on a fait partir la photo et on l'a changée pendant que j'essayais de capturer l'URL en bloquant carrément mon ordinateur..

Doofie : C'est comme d'habitude, il y a des cookies espions....

Dummie : Oui, nous sommes le peuple et dans cet Etat, on musèle le peuple pour l'empêcher de dire ce qu'il pense.

Doofie : Si on fait un roman-théâtre c'est parce que lorsqu'elle parle on empêche domino de parler, on lui coupe la parole quand elle dit son avis. Et nous, c'est pareil si on est avec nos maris, ils nous coupent toujours la parole. On musèle le peuple dans ce pays et les femmes qui disent leur avis. Il n'y a que la parole officielle qui compte.

Dummiie : Après la dictature de droite de l'empereur Entreboues, la dictature du prolétariat, voici la dictature des médias officiels.

Doofie : En plus, même nos mini-ordinateurs, nos tablettes, nos smartphones sont muselés, les dirigeants y mettent des cookies espions pour vous empêcher de dire ce que vous pensez.

.... Ouf... je l'ai retrouvée, dans Glouglou Photos...

Lien sur la photo

 

Pour Doofie, Dummie, Bêtie... mes personnages de roman-théâtre

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domino

 

 

 

 

Tas de maïs

Roman-théâtre

(Ce roman met en scène mes personnages de roman-théâtre Doofie, Dummie et Compagnie, avec leurs chers époux Schnelly, Rapidy et compagnie, leurs stagiaires, ou anciennes stagiaires Sweetie, Zartie, Doucie, et Coolie et Compagnie et le fameux et méchant Klugy, le copain de Sweetie, moqueur et méchant avec ses collègues Dummie et Doofie...ils ne râtent pas une occasion de se faire engager pour les vacances, là où ils peuvent gêner l'avancement des dossiers universitaires que font Doofie et Dummie, ou les résultats, ils font baisser leurs notes, donnent les copies à d'autres étudiants en recopiant des petits résumés sur les copies de Dummie et Doofie, les tutrices de stage qui avaient fait échouer Sweetie par deux fois, Sweetie qui a finit par devoir repasser son concours et a été reçu par sa tutrice Sottie... en skiant derrière elle dans les montagnes pour aller au travail. )

Doofie et Dummie discutent en salle des profs :

Doofie : Tu as vu, Dummie, ce qui s'est passé dans l'académie de Bêtie. ??..

Dummie : Oui, et pas loin de chez elle en plus..

Doofie : Il paraît qu'ils n'ont même pas entendu les pompiers et les hélicoptères, elle se demande si ça s'est réellement passé...

Dummie : Ils sont peut-être arrivés par l'autre côté...

Doofie : Oui, tu as lu dans le journal tout le tra là là... Onze élèves blessés par un tas de maïs broyé qui s'est écroulé sur eux. Le ministre compatit avec les ^pauvres professeurs chargés de la surveillance de ces élèves, et au malheur du principal, etc...

Dummie : On essaie de déterminer les responsabilités ?

Doofie : On les a trouvées ailleurs, on se tourne contre le maire car la ferme pédagogique appartiendrait à la mairie et contre les agriculteurs...

Dummie : Oui, mais on a bien dit à la radio que les élèves ont voulu toucher le maïs.

Doofie : C'est comme si tu enlèves une revue dans un tas de revue d'un mètre de hauteur en tirant dessus : si tu la prends au milieu du tas, tout le tas va s'écrouler.

Dummie : Si un élève a essayé de prendre du maïs, cela a pu déstabiliser la tas.

Doofie : Tout dépend des ordres qu'on leur avait donné... Qui leur a donné l'ordre de toucher le maïs ? Le guide ? Un professeur ? Personne ?

Dummie : Si c'est un professeur, c'est de la faute du professeur, qui ne s'est pas rendu compte que c'était dangereux. Si c'est personne, c'est à dire si les élèves se sont approchés du tas eux-mêmes, et ont touché au maïs eux-même, dans ce cas, c'est un défaut de surveillance.

Doofie : Le guide aurait dû avoir du maïs lui-même dans sa main et le montrer aux élèves et le faire toucher dans sa main. C'est ce que l'on fait généralement dans les musées. A l'écomusée, le guide montre la laine dans sa main et la fait toucher. Normalement le guide aurait dû aller chercher le maïs lui-même et le faire toucher dans sa main ou en faire prendre de sa main, mais il ne devait pas dire aux enfants, ni aux professeurs de toucher le tas eux-même... ce que d'ailleurs il n'a certainemnt pas fait.. Peut-être d'ailleurs qu'on n'avait pas encore commencé à expliquer à quoi servait ce tas.

Dummie : Peut-être n'allait-on pas l'expliquer... et que les élèves attendaient seulement dehors que l'autre moitié du groupe sorte de l'étable où l'on expliquait la traite et qu'ils ont été attirés par ce tas de maïs.

Doofie : Dans ce cas c'est un défaut de surveillance..

Dummie : Est-ce que tu te souviens quand Bêtie a été convoquée au rectorat pour bien moins que ce qui s'est passé hier près de chez elle.. Je signale au passage aux lecteurs de notre auteure, domino, que Bêtie n'a jamais enseigné dans le collège en question cette fois-ci... et que en travaillant pas cette après-midi là, elle était chez elle au moment de l'accident à environ 2 km de là et qu'elle n'a entendu ni avions, ni hélicoptères, ni pompiers que l'on entend bien d'habitude lorsqu'ils passent sur la grand-route. C'est Rapidy, son mari retraité qui a entendu la nouvelle à la radio et lui a communiqué la nouvelle... en disant : Tu sais ce qui s'est passé aujourd'hui ? Et lui a fait comme d'habitude, joué à la devinette...

Doofie : Je me souviens que Bêtie a été convoquée au rectorat un an après un événement et deux ans après un autre : Le premier événement c'était qu'un ou une élève avait jeté un crayon devant lui dans la classe et que si cela continuait, le proviseur de la cité scolaire l'avait écrit... les crayons jetés ainsi pouvait blesser un élève si cela continuait...

Dummie : Après il y avait eu un problème avec une classe qui à la fin d'un cours avait jeté de l'encre bleue effaçable sur le bas des murs et sur le lino ciré (il était ciré toutes les semaines, alors que dans d'autres collèges, on se contente d'un bon vieux carrelage, parfois fêlé par ses années d'existence, et généralement, les élèves salissent plus les linos impeccables que les vieux carrelages).

Doofie : C'est vrai que cela ne sert à rien de dépenser des millions à faire de nouveaux collèges.. Dans la ville d'à-côté, il y a un bon vieux collège où Bêtie avait travaillé, il a été détruit parce que soit disant Pailleron alors que toutes les photos de classe qui sont sur Camarades d'Antan montrent que les murs étaient en brique. D'où l'utilité de publier les photos de classe... A l époque où Bêtie y travaillait c'était un collège presque neuf, sa toute petite classe avait côté extérieur un mur en brique apparente... Le collègue était coupé en deux par le hall avec des parois anti-feu qui se fermait entre les deux bâtiments en cas d'alerte. Ce collège, côté sécurité était beaucoup plus sûr que tous ces collèges à balcon intérieur qu'on a construit depuis où les chutes par dessus les balustrades sont probables.

Dummie : Pour en revenir à cet accident, je me demande pourquoi on est de tout cœur avec les enseignants, si jamais il y a eu un défaut de surveillance. Quand les élèves de Bêtie ont soit jeté un crayon par terre, ... elle a été convoquée chez le proviseur de la cité scolaire qui voulait lui faire prendre un congé maladie jusqu'à la fin du remplacement, alors que personne n'avait été blessé. « Mais rendez-vous compte », avait dit le proviseur, « si un élève recevait un crayon dans son œil et qu'il devenait borgne.. ma responsabilité serait engagée... c'est moi qui suis responsable de cette cité scolaire... je ne peux pas tolérer qu'il arrive un accident ici... »

Doofie : Il paraît que Bêtie est restée toute seule dans sa classe jusqu'à la fin du remplacement... un surveillant faisait cours ailleurs à ses élèves... Parfois les élèves venaient la voir en douce et lui disaient : C'est dommage que l'on n'a plus cours avec vous, Madame... mais si une surveillante les voyaient, ils étaient immédiatement chassés de la classe... parfois elle leur faisait cours et on les chassait. Il n'y avait pas eu de défaut de surveillance, quand Bêtie collait l'élève qui avait lancé le crayon, les colles n'étaient pas données parce que élève avait toujours d'autres activités le mercredi après-midi.
Dummie : Et pour l'encre, les élèves du cours suivant ont commencé à nettoyer la classe, mais ils n''avaient pas assez de chiffons, ils sont allés en chercher chez les femmes de ménage et elles ont dénoncé les élèves de Bêtie, le principal est arrivé dans la classe avec la gendarmerie. L'une des gendarmes a photographié la main de Bêtie qui était pleine d'encre, d'avoir aidé les élèves à nettouyer et son cahier qui avait trois gouttes d'encre et elle a dit à Bêtie que le principal exagérait, qu'ils étaient sur un gros coup... ce qui veut dire qu'ils étaient en train de poursuivre des bandits ou des trafiquants, quand on les a appelé pour 'quelque chose de grave » qui s'était passé au collège.

Doofie : Peut-être que les élèves de la classe d'avant … des 4ème SEGPA, étaient de connivence avec les trafiquants... ???

Dummie : Et finalement qu'est-il advenu de Bêtie ? Elle avait un remplacement à l'année... elle est restée jusqu'en juin, mais on a allégé ses classes de SEGPA, elle n'avait plus que des filles … et sa classe non-SEGPA. On a reproché à Bêtie de ne pas avoir sévi, mais elle n'en a pas eu le temps, puisqu'elle avait une autre classe après... elle n'avait pas le droit de sortir de sa classe pour aller dire ce qu'avait fait les SEGPA.

Doofie : On ne sait pas pourquoi durant toute sa carrière, on s'est toujours attaquée à elle... Plus un blâme mis injustement pour l'histoire du paperboard où aucune vie n'était en danger... Et on compatit avec ces pauvres professeurs qui ont été durement choqué par l'évènement.

Dummie : Tout dépend de comment cela s'est passé... Il y avait sûrement un professeur ou deux avec les élèves dans l'étable. N'y avait-il qu'un seul guide qui était dans l'étable avec un ou deux professeurs, tandis que un ou deux professeurs surveillaient les élèves dehors. Y-avait-il un guide dehors qui leur a dit de regarder le tas de maïs. Ou est-ce que les élèves qui attendaient étaient livrés à eux-même dehors... dans ce cas, il y aurait eu un défaut de surveillance... les élèves ont-ils couru d'eux-mêmes vers le tas de maïs, par exemple pour jouer à monter dessus ? Ou est-ce qu'on leur expliquait ce à quoi çà servait -à la nourriture des animaux -, ?

Doofie : Peut-être que ce sont des professeurs qui sont bien vus, un principal bien vu et que même s'ils ont manqué de surveillance... on ne leur reprochera rien, alors que, on ne sait pas pourquoi, dès que son dossier arrive sur un remplacement, on convoque Bêtie en lui cherchant des poux, on fait écrire des rapports par les élèves, si elle a eu le malheur de postillonner en grondant les élèves, on écrit qu'elle crache sur eux... ; bref, concernant Bêtie, c'est tout et n'importe quoi au niveau des reproches qu'on lui fait. On encense un voisin de classe qui a un bruit monstre dans sa classe (ce n'était pas un prof d'allemand) on prétendant que le bruit vient de sa classe. Deux ans après l'histoire de l'encre, un mot est arrivé sur le lieu d'un remplacement, concernant ces deux évènements, le crayon jeté et l'encre... et tout de suite, le principal qui était jusque là affable, a commencé à ennuyer Bêtie à la convoquer avec des mots écrits par les sixièmes, qu'elle « crachait » sur eux (au lieu de postillonner une fois peut-être) et d'autres choses comme cela... des rapports complètement bizarres faits par des élèves et une 4ème LV2 qui commençaient à devenir bons, alors que la professeure d'avant n'avait fait que de la méthodologie pendant tout septembre, octobre et la moitié de novembre... comment il fallait participer... comment il fallait tenir son cahier... comment il fallait présenter les copies en allemand...  en décembre un ancien professeur de lycée presque retraité avait pris le relais en faisant des textes trop difficiles qu'il traduisait lui-même et en parlant de Noël. Et les élèves, alors que Bêtie avait déjà fait deux remplacements depuis le début de l'année scolaire où les élèves avaient bien travaillé, les sixième qu'elle venait de quitter en décembre étaient déjà très avancés... elle a dû faire commencer l'allemand à sa classe de sixième et à ses deux classes de quatrième, sur deux collèges qui jusque là n'avaient fait que deux pages du livre en trois mois. Bêtie en étant titulaire remplaçante a toujours payé les pots cassés pour les autres...

Dummie : Et quand Bêtie va dans son collège de rattachement à la pré-rentrée, c'est toujours si ses collègues la connaissent... même ceux qu'elle avait aidé il y a dix ou sept ans au CDI ne lui disent même plus bonjour quand elle arrive. Si elle s'approche d'un cercle à la pré-rentrée, celui-ci se referme aussitôt. Il n'y a que son collègue d'allemand qui daigne encore lui parler et lui dire bonjour et des collègues de l'autre collège qui échangent parfois quelques mots.

Doofie : Et tout ceci n'empêche pas que l'on ait de la compassion pour les élèves blessés et leurs parents...

…./......

Pour Doofie, Dummie, et réhabiliter l'honneur de Bêtie...

domino