mercredi, 21 juillet 2010
Deux mentions Bien
Doofie, mon personnage de roman-théâtre est assise sur son Transat, ou plutôt couchée, sur la terrasse de la piscine près de laquelle elle a atteri avec ses quatre copines et leurs maris et son mari Schnelly, bien entendu.
Au passage, elle est passé à l'aéroport de Charleroi, elle a regardé avec nostalgie la cabine de la petite pixie (bon, j'écris son nom en entier, peut-être que comme celà, son serveur sera réparé et qu'elle reviendra..) : Elles et ses copains et copines dautres blogs étaient absents, et sa cahutte de météorologue était vidé, vidé, désespérément vide. Le coeur de Doofie se serre au passage, ses amies Dummie, Sottie et Foolie regardent dans la même direction et leur coeur se serre aussi : la cahutte de la petite pixie est vide.
"Vous vous souvenez, dit Doofie, l'an dernier quand on lui a toutes fait la bise, et que j'ai posé ma main sur son épaule. Une star, la petite pixie, j'étais si heureuse de pouvoir la saluer!"
"Nous lui avons toutes fait la bise", précise Dummie.
Devant les hommes toujours pressés pressent le pas "Vite, vite, on va râter l'avion!"
"J'espère qu'elle sera là à notre retour de vacances", pense Doofie en restant encore un court instant devant la cahutte de météorologue toute vide, devant laquelle traîne un pluviomètre abandonné!
Bon, voilà, c'était sur le chemin. Non,non, l'avion n'est pas tombé, mes personnages de théâtre sont bien arrivés au bord de leur piscine. Là-bas, tout là-bas, entre les colinnes, on voit la mer qui scintille... Là où il y a la plage où Doofie est allée avec Dummie, ou Doofie l'année dernière, sans le savoir marchait vers l'Italie.
"Tiens", dit Dummie qui regarde aussi son ordinateur. Il paraît que le dictateur italien enregistre un disque de crooner. Car il est au repos depuis l'attentat dont il a été victime en décembre 2010.
"Décembre 2010", répond Sottie, qui n'est pas aussi sotte qu'elle en a le prénom, "cela ne se peut pas! C'est un canular!"
"Un canular", dit Foolie, "pourquoi, ça se peut!"
"Mais non, grande sotte",dit gentiment Sottie, sans vexer sa copine car elles se connaissent bien, "décembre 2010! On n'y est pas encore!"
"Alors, c'est un voyant, le journaliste!" dit Foolie.
"Ou bien c'est une coquille', renchérit Dummie.
Bon, toujours est-il que Doofie les jambes repliées sur elle, à moitié couché dans son transat et emmitouflée comme toujours dans un gros sac de couchage recouvert de deux couvertures, les bras sortant par deux fentes aménagées sur les côtés du sac (procédé de fabrication breveté par domino, la journaliste alternative!), ce qui lui permet de tapoter sur son ordinateur ou de jouer de la guitare sans quitter son sac de couchage, a son ordinateu portable sur les genoux.
"Youpi!" crie Doofie d'un seul coup, "J'ai 14,5"...
Doofie est soudain souriante, elle a enfin eu sa dernière note, celle d'une deuxième langue rare qu'elle a commencé à apprendre cette année.
"En quoi tu as 14,5?" demande Dummie.
"Dans la langue rare dont j'attendais les résultats pour m'inscrire en fac!"
"C'est quelle langue?" demande Foolie.
"Je ne peux pas le dire", dit Doofie"à cause des internautes qui lisent la pièce de théâtre dont nous sommes les personnages, dans le blog de domino!"
"Et pourquoi tu l'as eu aussi tard?" demande Sottie.
"Le professeur vient seulement de la mettre...Il a dû d'abord s'occuper de ceux qui partaient en séjour linguistique".
"Et toi, tu n'y vas pas?" demande Dummie.
"Et bien non, il y a Schnelly, et puis, je ne peux pas avoir de bourse des universités de là-bas, je suis trop vieille.. Et en plus, je n'aurai pas été ici avec vous..."
"C'est sûrement une langue germanique ou romane, telle que je te connais, Doofie..." dit Foolie.
"Non, pas du tout..."
"Alors, c'est quelle langue.."
"Je vous en révèle un bout, une langue slave... Mais j'en ai déjà trop dit... bon, et puis, j'ai réussi mon expérience d'apprentissage bilangue, j'ai un 14 et un 14,5. Deux mentions bien dans deux langues différentes des langues germaniques et romanes et pas de la même famille l'une et l'autre".
"Donc, les 6ème peuvent réussir... " s'enquérit Foolie.
"Oui, les sixièmes et les cinquièmes, parce que à l'université, on fait au moins deux années en une par rapport aux collège, avec seulement deux heures par semaine pour chaque langue."
"Et tu vas pouvoir interpréter au jumelage?"
"Pas encore, j'arrive à parler un peu, mais je ne peux pas encore faire l'interpète, j'en suis loin...Bon, et puis, j'ai un avantage sur les sixièmes, je suis linguiste, je connais déjà bien la grammaire, les cas, les fonctions, les déclinaisons. Va-t-en en sixième expliquer l'aspect des verbes..."
"Et ton autre langue rare, qu'elle est-elle?"
"Ce n'est pas une langue slave, ni germanique, ni romane..."
"Alors c'est le chinois, le japonais...?"
"Non, dit Doofie, trop compliqué, l'écriture, et puis je n'ai pas de jumelage avec ces pays-là... Mais c'est une langue agglutinante comme le japonais."
"Bon", essaient de deviner les autres,"Le quechua? Le guarani? Une langue amérindienne du groupe Na-Déné? L'arménien? Le géorgien?"
"Des langues que je rêve d'apprendre", dit Doofie "je rêve d'étudier à l'INALCO, mais Paris, c'est trop loin pour moi.. Sinon, j'aurai fait langue d' Europe de l'Est et langues de l'Eurasie" et quand je serai en retraite, je ferai "Langues scandinaves". Et je voudrais faire aussi "Langues de Sibérie"... et aussi du géorgien, de l'arménien (je crois que c'est dans langues de l'EUrasie...), du persan, du turc, de l'hindi... j'ai déjà commencé quelques leçons toute seule... et langues baltiques, le Finnois, le Same (lapon)...
Dummie : "Paris, c'est encore plus loin maintenant que nous sommes ici.."
Sottie : "Oui, mais c'est pour les vacances seulement!"
Doofie : "Bon, et bien puisque vous y tenez tant, je ne donne que le grand groupe, c'est une langue du groupe ouralo-altaïque.."
"Ouralo-altaïque!" s'exclament nos trois amies... "Wouh! Que ça fait rêver... Les montagnes de l'Oural... Les cavaliers des steppes d'Asie centrale qui traversent les montagnes en driection de l'Europe..., et les montagnes de l'Altaï, les sommets blancs à plus de 7000 mètres..."
"C'est pas là qu'il y avait le pic du Communisme et le pic Lénine, dans l'Altaï?"
"Je crois qu'ils ont repris leur ancien nom", dit Doofie, "mais là où est la langue dont je parle, il y avait aussi le communisme. Ils se sont révoltés, puis ont ouvert les frontières beaucoup plus tard.
"Je crois que je devine..." dit Dummie.
"Tais-to"i, dit Doofie, "les internautes qui lisent notre histoire sur le blog de domino, ne doivent pas savoir..."
"Bon, ils ne vont plus vouloir lire nos aventures, si tu fais des cachotteries..."
"Non, je ne fais pas de cachotterie, c'est pour me protéger, moi et mes profs..."
Mais laissons-là nos amies tapoter sur leur ordinateur, Doofie emmitoufflée dans son sac de couchage recouvert de deux couvertures, les bras qui sortent par les deux fentes latérales prévues à cet effet (procédé breveté domino, la journaliste alternative!), et nos trois autres amies un peu rondelettes (pour Doofie, ça ne se voit pas), assise en dégustant leur jus d'orange. Doofie a à côté d'elle un verre d'eau citronnée pour soigner sa belle voix de chanteuse moitié lyrique, moitié folk.
Toute ressemblance avec la réalité est totalement fortuite.
domino
09:29 Publié dans A propos de la petite pixie, Dummie et Cie à l'université, La linguistique, science i-grimoirienne,, Les aventures de Dummie, Les langues vivantes des i-grimoiriens, Linguistique i-grimoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doofie, dummie, sottie, foolie, linguistique, langue, apprentissage bilangue, vacances, langues rares, université, études
Domino dérangée...
Non, domino n'est pas dérangée dans sa tête.... On la dérange...
Doofie, mon personnage de théâtre, a fait un rêve tout à l'heure...
Domino était assise devant son ordinateur, dans son entrée... Elle était bien gentiment en train de jouer de la guitare classique, une petite étude du XIXème siècle qu'elle était en train de déchiffrer, un petit Giuliani tout mignon, très agréable avec quelques petits passages qui montaient dans le haut du manche, en Ré majeur. Elle goûtait aux sonorités suaves de sa guitare romantique, quand soudain ça cogne dans la persienne très fort, la persienne de la porte est secouée, boum, boum, boum, stratch, boum...
Domino sursaute un grand coup... fait un bon de côté car elle était assise de côté par rapport à la porte, se retrouve presque dans la rampe d'escalier, se retrouve presque avec sa guitare dans la rampe qu'elle évite de justesse en faisant pivoter le bras et la guitare. Elle pousse un cri.
Elle croit que c'est Schnelly (Schnelly 2, pas mon Schnelly à moi). Car son Schnelly venait de descendre dans la cave cinq minutes avant et elle a cru qu'il était sorti par le garage et entrait par l'entrée. Mais d'habitude il gratte à la porte comme un petit chien et fait sonner le téléphone pour ne pas effrayer Domino en tapant sur la persienne en fer.
Domino crie "C'est toi Schnelly?" Attends deux secondes (Schnelly met toujours un tas de trucs devant la porte qui rendait à Domino l'ouverture de la porte presque impossible.
Derrière ça refrappe et une dame s'énerve. "Attendez, dit Domino, mon mari va vous ouvrir au garage!"
"Mais je veux juste une petite signature" dit la dame. Domino pense que c'est pour appuyer le maire dans sa demande de "Statut de catastrophe naturelle". Elle répète que son mari va ouvrir en bas. Elle appelle Schnelly qui fait je ne sais pas quoi et elle ne sait pas quoi dans la cave, et il n'avait rien entendu. Elle lui dit : "Dépêche-toi (dans ces cas là Schnelly 2, tout Schnelly qu'il est, n'est pas très rapide.." Bon, il finit par remonter dix minutes après. Entretemps elle a entendu des bruits de discussions sur la rue, elle demande ce qui se passe".
"Rien" dit Schnelly, ils veulent couper les arbres de la cité là-bas au bout, à cause des feuilles qui bouchent les caniveaux ce qui fait des inondations, et ils veulent faire un sens unique pour les enfants, pour que les voiture roulent moins vite".
"Et tu as signé?" lui diit-elle? "Pour les arbres, non", dit Schnelly, qui dans ce domaine tient quand même avec Domino." pour le sens unique, si...".."c'est pour les enfants."
Domino s'est dit qu'avec un sens unique, les voitures rouleront encore plus vite. Puisqu'elles seront sûres de n'avoir personne en face...
"Ah! Il y avait deux feuilles différentes?" et il va dans quel sens le sens unique? "Du fond jusqu'ici..." "Ah, bon, moi j'aurais fait le contraire, parce qu'on ne pourra plus aller dans ce sens là".
"Le sens unique, c'est dans le sens vers ici, tu as raison", dit Schnelly donnant une autre idée, toutes les voitures vont venir par ici et tourner devant chez nous, cela va faire du bruit. Bon, je vais enlever ma signature".
"Ah! on a changé" dit Schnelly en revenant, on va demander deux ralentisseurs, un à chaque bout de la rue. Entendez par là.... il va y avoir un ralentisseur presque devant chez nous... espérons qu'il ne va pas faire une pente supplémentaire devant le garage, s'il est plus haut que le trottoir, et en plus les travaux vont faire du bruit, même si ça ne dure pas longtemps pour faire un ralentisseur.
Et puis, si on met un sens unique, les voitures qui sont sur les trottoirs pour laisser la place aux voitures pour se croiser, vont stationner sur la rue... et alors les enfants au lieu de dévaler la rue avec leurs vélos et leurs rollers, car au fond ici, il y a plus d'enfants qui empruntent la rue avec des vélos et des rollers que de voitures qui roulent. Dans la journée, il n'y a même pas de voitures, une toutes les deux heures à peu près, quand les enfants sont à l'école, il n'y a pas de voitures, tout le monde sort en même temps. Pendant les repas, il y a même des voitures et des jouets qui restent au milieu de la rue, parfois on trouve une petite table en plastique avec sa chaise qui empêche de faire demi-tour. Les enfants sont rois ici, alors, pourquoi faire des aménagements pour que les voitures aillent moins vite?
S'il n'y a plus qu'une voie pour les voitures, ils vont dévaler la rue (qui n'est pas en pente soit dit en passant, mais ils la dévalent quand même), derrière les voitures, on ne les verra plus, ou sur les trottoirs qui seront libres et fonceront dans les voitures qui sortent des garages, qui n'auront pas le temps de les voir, car ils seront cachés derrière les murets des jardinets quand les voitures sortiront des garages... encore plus compliqué....
Bon, maintenant, Domino est en train de réfléchir, Doofie la voit... Elle voit même sa pensée en images dans son rêve.. Il faudra que les gens ne montent plus cet escalier raide pour secouer ma persienne et me faire peur... C'est sur mon terrain, s'ils tombent dans les escaliers, on est responsable. Normalement, ils doivent rester en bas. Il faudrait une sonnerie en bas, mais ce n'est pas pratique de faire passer l'électricité dans le jardinet. Bon, j'ai une idée, si je mettais une cloche en bas, comme à l'école?
Mais, elle est folle pense Doofie, la cloche va sonner à chaque coup de vent!
Domino a entendu l'objection de Doofie, elle se dit, non, alors, il y a un moyen, le ... comment ça s'appele le truc qui sonne dans la cloche, un battant? Il faudra le fixer, et les gens auront un mode d'emploi, ils devront ouvrir la fixation du battant de la cloche pour sonner et pas oublier de remettre le battant en place.
Un carillon.... ça ferait trop de bruit, ça bouge aussi au moindre vent... Moi, j'aime bien, mais les voisins n'apprécieront peut-être pas... Un gong,... je ne vois pas où le fixer, la rampe est trop fine... une cloche, oui, avec un battant que l'on fixe et on le libère quand on sonne...
Puis, Doofie se réveille et pense :
"Quel drôle de rêve! J'ai rêvé de ma conceptrice! Moi, le personnage, je rêve de la personne qui m'a créée. On n'a jamais vu cela dans un roman... Le personnage qui parle de l'auteur.. Et puis... Domino installant une cloche dans le bas de son escalier... C'est trop loufoque... Les rêves sont toujours loufoques...
domino
00:43 Publié dans Arbres, Les aventures de Dummie, quotidien i-grimoirien, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arbres, rue, quartier





