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vendredi, 16 janvier 2009

De cinq soeurs, il n'y en a plus qu'une...

Des quatre soeurs de  ma mère, il n'y en a plus qu'une. De cinq soeurs, il n'y en a plus qu'une.

Je viens d'apprendre que en plus de ma mère, ma tante qui habitait loin, la plus gentille des soeurs de ma mère, la jumelle de la plus méchante, est décédée la semaine dernière.  Et je l'apprends alors qu'elle est déjà enterrée.

C'était ma seule tante qui faisait de la musique, elle avait fait parite de chorale et s'intéressait à moi parce que je faisais du chant.

Donc, de la génération au dessus de moi, il ne reste qu'un oncle, mari d'une soeur de ma mère, et la jumelle de celle qui est décédée la semaine dernière, qui elle avait poussé pour que l'on mette ma mère en maison de retraite avec l'autre soeur décédé. Il parait que celle qui reste est en pleine forme, c'est vrai qu'à l'époque où  avec mon frère, elle a mis ma mère en maison de retraite,  elle était encore à plus de 80 ans en baskets et en survêtements et faisait encore des voyages dans des pays lointains.

Maintenant ses deux filles ont déménagé et sont parties dans une autre région, elle a encore une copine de son âge et elle se teignent toutes les deux les cheveux en auburn, on connait sa copine depuis notre enfance, leurs deux maris sont décédés.

Cette tante ne m'aime pas, parce que je ne voulais pas que ma mère aille en maison de retraite, elle n'a pas daigné me dire bonjour le jour de l'enterrement de ma tante l'an dernier, elle va me gâcher l'enterrement de ma mère.

Ma mère n'aura pas de messe, pourtant elle était très chrétienne, je dirais même que la dernière fois que je l'ai vue, c'était presque du bigottisme. Elle n'a rien fait de mal pour ne pas avoir de messe, il n'y a plus de curé! Ce sera un laïc qui fera une bénédiction.

Quand on allait au cimetière voir mon père, elle tapotait le dessus et le dos de la partie verticale du monument, en disant : "Ah, mon cher mari, Je te rejoindrais un jour." Elle était restée très amoureuse de mon père, et lui a toujours gardé durant ses 28 ans de veuvage une fidélité irréprochable.

Ma mère était l'ainée des soeurs, elle est partie avant-dernière (elle avait aussi deux frères dont l'un est décédé à 16 ans d'un accident de football (je ne l'ai jamais connu) et un autre frère qui est mort assez jeune (il travaillait encore) et que j'ai bien connu et chez lequel j'allais encore souvent étant mariée, car il habitait avec sa femme et ses enfants par très loin de chez moi (à 20 km). Il était lui du même caractère que ma mère, très gentil et aimable et souriait toujours, même dans la maladie.

Ma mère qui par son caractère ressemblait à son frère, elle s'était beaucoup occupée de ses frères et soeurs, car elle était l'aînée, surtout pendant la  guerre, car ses parents n'étaient pas toujours là. Avant de se marier après la guerre avec mon père.

Je ne sais pas pourquoi, mais ma mère était très différente de ses soeurs, déjà par son aspect physique, ma mère a toujours été mince, ces derniers temps, elle était même devenue maigre. Elle était beaucoup plus douce, parlait moins fort que ses soeurs, ses yeux étaient très bleus. Mes tantes ont tjoujours lutté contre leur embonpoint. Se teignaient les cheveux en auburn ou en blond (ma mère les teignait en châtain clair, sa couleur naturelle). Ma mère aimait les chats (elle nourrissait dans son garage les chats perdus qui vivaient dehors), et les oiseaux, nous avons toujours eu des canaris, mais elle n'en avait plus depuis un moment, et elle donnait à manger aux oiseaux du ciel!

domino

Ce n'est pas moi...

Non, ce n'est pas moi qui suis morte, pas domino, la journaliste alternative (avis pour mes détracteurs), mais ma mère.

Quand j'étais petite, une voyante était passée devant la maison, je devais avoir 7 ans, ma mère m'avait dit de rester dans le fond de la maison, toutes les femmes du quartier relativement populaire où j'habitais (on était dans les années 50) étaient sorties des maisons sur le pas de leur porte et se faisaient dire la bonne aventure par des bohémiennes qui passaient par là.

L'une d'entre elle avait prédit à ma mère qu'elle vivrait très vieille, qu'elle mourrait à 95 ans, et moi, j'ai toujours été persuadée qu'elle ne pourrait par mourir avant 95 ans. C'est pourquoi je ne m'attendais pas, même si sa santé déclinait ces derniers temps (elle n'articulait plus bien les mots, mais semblait encore tout comprendre quand je lui ai téléphoné récemment). J'étais persuadée qu'elle ne mourrait qu'à 95 ans.

La voyante avait dit aussi que ma mère aurait beaucoup de chagrin à cause d'un enfant blond (ma mère m'a dit que c'etait sa première petite fille  que ma belle-soeur ne voulait pas lui donner dans les bras).

La voyante avait dit que l'un de ses enfants deviendrait célèbre dans sa grande vieillesse. Dans le domaine artistique. Elle a dit au début que c'était mon frère parce que quand il était petit et adolescent, il dessinait bien, mais mon frère n'a plus dessiné ensuite. Elle n'a jamais rien sur de mes vidéos et de mes blogs, sauf un peu de mes blogs de photos, mais elle ne comprenait rien à Internet, et ne savait pas que comme la télé on le voyait dans le monde entier. Il lui a manqué ces 6 années et demi entre l'âge de 88 ans et demi et celui de 95 ans pour le vivre.

Alors, je regrette de ne lui avoir rien expliqué des vidéos qu'on voit dans le monde entier, et où on entend la belle voix de la fille qu'elle a faite, cette voix qui a été portée par son corps, qu'elle a jamais rien su ou rien réalisé de tout cela. De ne pas lui avoir dit qu'on me faisait des compliments sur cette voix, dont elle aurait été fière, tant sa voisine jalouse avait dit que sa fille chantait mieux que moi.

Je sais qu'on ne me demandera jamais de chanter à l'enterrement ou de jouer de la guitare, je suis le vilain petit canard de ma famille en somme relativement bourgeoise.

Ma mère m'a raconté beaucoup de choses sur sa jeunesse, je me souviens de beaucoup de choses, mais je ne peux pas doner de dates exactes, car ma mère ne donnait jamais de dates exactes quand elle racontait, et puis un jour, elle a commencé à raconter les histoires qu'elle avait déjà raconté 20 fois, différemment, et je ne sais plus où est la véritable histoire. Elle ne racontait jamais ces histoires à mes frère et soeur parce qu' il allaient plus souvent que moi, parce qu'ils habitaient plus prêts, mais ne restaient jamais longtemps. Alors que mon mari et moi nous dormions chez elle et restions plusieurs jours pendant lesquels elle nous racontait le passé et le présent, nous savions beaucoup de choses sur sa vie, que les autres ne savaient pas.

Puis, elle a été classée Alzheimer, et alors, on nous l'a enlevée pour la mettre dans une maison de retraite BCBG, où je ne m'y retrouvais pas, et où je ne retrouvais pllus ma mère telle qu'elle avait été.

Je me souviens des longs instants passés avec elle, à une période de Noël où elle était triste : dans son jardin, elle avait toujours donné à manger aux oiseaux. Elle gardait les croutons de pain du repas dans les poches de sa robe, pour les donner aux oiseaux du petit balcon qu'elle avait sur une rue passante, mais elle s'était fait 'attrapée"  parce que ça salissait le balcon. Elle m'a dit "Tu as déjà vu ça, toi, qu'on a pas le droit de donner à manger aux oiseaux."

J'avais l'impression que dans cette vaste maison qui ressemblait à un hôtel, elle n'avait pas d'amis. Alors ses anciennes voisines et ses soeurs venaient lui rendre visite (l'une de ses soeurs est décédée depuis, alors qu'elle avait poussé pour mettre ma mère en maison de retraite, elle est partie avant elle, chez elle, après avoir été malade durant un mois.

Puis, maman a ecore été malade plusieurs fois, malgré les sorties peu nombreuses, elle avait souvent des bronchites, alors qu'elle n'en avait pas eu beaucoup dans sa maison. J'avais prévenu que dans les endroits collectifs on a plus souvent des maladies microbiennes, mais on ne m'a pas écoutée.

Je savais qu'elle pouvait avoir des infirmières qui se seraient occupées d'elle à dominicle. Je savais qu'on pouvait monter des fauteuils ascenseurs sur ses deux escaliers (pusique mon frère avait peur qu'elle tombe, alors qu'elle marchait avant son départ à la maison de retraite encore mieux que moi, elle était toute minde et très souple et savait faire un tas de mouvements que 30 ans plus jeune, je ne sais plus faire, je savais même que cela reviendrait moins cher que la maison de retraite.

Mon frère disait qu'elle donnait de l'argent aux mendiantes, mais elle en dépensait trois fois moins que ce qu'a coûté la maison de retraite.

Et puis, si elle était restée chez elle, je serais venue la voir plus souvent... comme je le faisais avant.

Mais même quand je faisais plusieurs centaines de kilomètres par semaine, on m'a reproché ne ne pas y aller assez souvent alors que je n'avais même plus le temps de faire le ménage chez moi. Alors j'ai dit 'Ils verront ce que c'est ne pas venir souvent".

Et elle est partie avant que je n'ai eu le temps d'u retourner, alors que je disais plusieurs fois par semaine à mon mari "Il faudrait aller voir maman".

Elle ne m'a pas attendue.

Elle s'endormait souvent dans le fauteuil en regardant la télé. Elle est partie comme ça; elle s'est endormie dans le fauteuil, peut-être qu'elle  regardait la télé. Quand elle me parlait des gens qui mouraient dans son quartier, elle disait quelquefois, celui-là, celle-là, il /elle a eu une belle mort, il/elle est mort(e) en dormant. C'est comme cela qu'elle est partie aussi. Elle disait toujours que quand elle mourrait, elle voulait mourir en dormant.

Je n'ai jamais compris pourquoi mon frère, qui a délaissé ma mère pendant 25 ans de son veuvage, s'est intéressé à elle durant les trois dernières années. Il va être cité en exemple, moi pas (on a même pas voulu que j'aille la voir tout de suite, on m'a dit  : "tu viendras demain"). Il s'est intéressé à elle en faisant des fautes psychologiques énormes, comme l'arrachement brutal de sa maison. Sans qu'elle ait le temsp de préparer le départ de chez elle.

Je me souviens de la dernire fois que je l'ai vue, une nuit de janvier avant la nouvelle année, il faisait froid et noir dehoirs, il y avait un sapin,des éclairages de Noël. Elle m'a prise dans ses bras, m'a câlinée, m'a appelée son pettt bébé, et je pensais la revoir bientôt tout en pensant, c'est peut-être  la dernière fois, mais je pensais toujours cela en la quittant, même quand elle habitait encore chez elle, passé un certain âge, on peut mourir à tout moment.  Alors je me souviens de ses doux bisous, de ses quatre smacks sur mes joues accompagnée de 'mhh... mhh' et j'ai gardé ce souvenir de son affection pour toujours.

domino

Nouvelle note

Test

18:27 Publié dans bug | Lien permanent | Commentaires (0)

Maman

Maman s'est endormie ce midi... elle est partie pour le grand voyage... Elle allait avoir 89 ans en avril, j'avais pensé qu'elle irait jusqu'à 90, 100 ans....

Je pleure et je m'en veux, de ne pas l'avoir vue récemment, et j'en veux au monde entier qui a emmené ma maman...

Mais ma maman savait que je l'aimais bien.

Papa est mort depuis longtemps.  Depuis presque 28 ans. 

Elle est morte aujourd'hui à midi et demi, dans sa maison de retraite. Vers cette heure-là, j'étais assise dans ma salle de séjour et en fermant les yeux je l'ai vue devant moi, jeune. Puis son visage s'est estompé. 

Cela faisait plusieurs jours qu'en fermant les yeux, je voyais ma mère, triste,  et je disais à mon mari : j'ai un préssentiment, il faudrait aller la voir.

domino

I-grimoire d'écriture

Après y avoir réfléchi, j'ai pensé que certains avaient pris cet i-grimoire pour ce qu'il n'est pas, un blog d'enseignement. Or, il n'en est rien, cet i-grimoire a toujours été un i-grimoire perso.

Je compte le faire redevenir ce qu'il était à ses débuts, un i-grimoire d'écriture.

domino

Peur....

Aujourd'hui c'est le seul jour de la semaine où je ne suis ni à l'université, ni en stage de PAF....

 

La lumière de l'entrée est allumée, mais à 8 heures du matin, je suis encore en pyjama et je n'ouvre jamais dans cette tenue-là, 

 

Je suis bien tranquillement assise devant mon ordinateur en train de monter une petite vidéo musicale de mon cru (ceux qui me connaissent savent que je joue de la guitare, et que je chante, que je compose, que j'écris des textes chantés, etc...), quand soudain, juste à coté de moi, car j'ai mon ordinateur dans l'entrée à cause de la prise de téléphone (il y a aussi le WiFi, mais je ne sais pas trop comment ça se connecte...),.la lumière de l'entrée est allumée, mais à 8 heures du matin, je suis encore en pyjama et je n'ouvre jamais dans cette tenue-là,  quand soudain :

 

On frappe trois grand coup sur la persienne qui recouvre la porte (déjà pour arriver jusque là il faut monter un escalier qui est dans notre propriété, pas bien grande me direz-vous, c'est une maison de cité), ce sont plus des coups de poing rageurs que des toc, toc normaux. Ce n'est pas mon mari, il est parti travailler, et il téléphone plutôt que de frapper, quand je n'entends pas qu'il est derrière la porte, car un simple raclement de gorge suffit à faire reconnaître sa voix.

On refrappe trois grand coup sur la persienne qui recouvre la porte.

Ce n'est pas le facteur, il est trop tôt et d'abord c'est une factrice.

Ce n'est pas l'eau, le gaz ou l'électricité, car à l'heure actuelle, ils doivent prévenir de leur passage, par une lettre, et n'ont plus le droit de soulever les persiennes.

Ce ne sont pas les pompiers, ils feraient du bruit avec leur sirène, et parleraient ensemble, s'appeleraient les uns les autres.

Ce n'est pas la police, leur voiture ferait du bruit, les badauds accoureraient, ils pareleraient ensemble, s'appeleraient les uns les autres.

Ce n'est pas un colis, je n'attends pas de colis, je n'ai plus commandé par correspondance depuis belle lurette, et je ne commande jamais par Internet. Et mon mari a horreur des ordinateurs, en particulier en ce qui concerne l'argent.

Je n'ai pas de dettes. Notre compte en banque est en équilibre. Nous ne devons d'argent à personne. On ne m'a prêté aucun objet, je n'ai rien à rendre. Nous n'avons aucun crédit en cours.

Ce n'est pas le rectorat qui vient me chercher pour un remplacement, pour les remplacements, ils envoient des lettres non recommandées que l'on doit recevoir avec au moins deux jours d'avance pour les préparations, à la rigueur un chef d'établissement téléphone, ou sa secrétaire, alors que les recrutements de remplaçants par téléphone sont interdits (je suis TZR).

Ce n'est rien de tout cela, je n'attends personne, et je n'ouvre pas aux inconnus.

La porte est verrouillée (mais pas la persienne), la persienne est soulevée sauvagement, j'ai eu le temps de penser tout ce qui est écrit au dessus, mais pas d'éteindre la lumière, seule pièce où je peux me cacher, car la porte a une vitre et même si le verre armé est brouillé, on voit au travers s'il y a quelqu'un, je me précipite dans les toilettes pour me cacher.

L'homme atteint la sonnerie qui est entre la persienne et la porte, sonne trois fois sauvagement, avec insistance, comme un enfant à qui les parents n'ouvrent pas, il sonne une seconde fois trois fois avec insistance.  J'entends des râles, des jurons rageurs qui n'appartiennent à personne que je connaisse personnellement.

Au bout d'un moment, j'entends des pas dans l'escalier extérieur (qui est dans ma propriété pas bien grande, il y a 9 marches de l'entrée à la rue, mais cet escalier est dans notre jardinet. La boîte aux lettres est en bas, personne ne doit monter l'escalier.

Je suis encore dans les toilettes, j'y reste bien 1/4 d'heure en tremblant, avant de passer ma tête ma tête par la porte. D'avancer tout doucement vers la porte d'entrée qui laisse passer maintenant le grand jour, et devant laquelle se trouve le tabouret sur lequel est posé mon travail et un grand chien de bois que l'on m'a offert récememnt, la gueule grande ouverte posée sur le rideau transparent qui est suspendu derrière la vitre. Il aboie  en sielnce contre cet inconnu qui a troublé  ma transquillité matinale. Ma seule journée de repos après 4 jours de centaines de kilomètres en train.

Tout en tremblant j'inspecte de la fenêtre de la cuisine les environs : La rue est vide, pas de voiture en attente, de moteur qui tourne.

Je me souviens d'un autre fait similaire, j'étais assise au même endroit, il y a environ deux ans, lorsque un homme que je ne connais pas a soulevé la persienne brusquement, cogné de son poing sur la porte et poussé en même temps celle-ci, et me voyant a dit : "Oh, pardon, Madame! Je me suis trompé de maison." Il était reparti dans une voiture "S......y". Je ne commande jamais de pièce détachée de voiture. Mon mari n'a pas de voiture. J'ai un garagiste.

Tout en tremblant, j'éteins les lumières. Il y en avait deux allumées, celle de l'entrée et celle de la cuisine.

Je débarasse ce que j'ai mis devant la porte, je la dévérouille, je descends doucement la persienne, en regardant si un ogre n'est pas tapi à l'extérieur. Je replace mon tabouret et mon chien en bois chargé de me protéger derrière la porte. Je me réinstalle à mon ordinateur, qui branché sur ses batteries pendant que je fais mes montages (quand je suis sur le courant, je branche Internet en même temps et quelqu'un contrecarre les montages que je fais, pourtant l'anti-espion indique : pas d'espion).

L'ours blanc en peluche, lui, n'a pas bougé de l'endroit où il est perché et observe la porte d'un oeuil scrutateur.

(C'était peut-être un paparazzi...)

Et j'écris ma peur... 

Ceci etait la vraie version.

Autre scénario possible (fictif) :

Dummie  et sa petite nièce, imaginons qu'elle a 10 ans. Dummie sait que quand elle avait 7 ans, ses parents la laissait parfois seule pendant une heure, et qu'elle était très sage, on lui disait, faisant mille recommendations avant de partir : "Surtout n'ouvre la porte à personne". Parfois, ça sonnait au bout du long couloir sombre qui reliait l'entrée à la salle de séjour dans l'ancienne maison. Dummie, petite, tremblait... mais n'ouvait pas. Puis, ses parents une fois rentrés, une voisine arrivait, l'air jovial, "Ah, tiens, je suis venue tout à l'heure, et vous n'étiez pas là..."

Dans le jardin , on n'entend pas si on frappe ou si on sonne devant, on n'entend pas non plus le téléphone.

Dummie : Bon, je vais au jardin de derrière, préparer le printemps, je ne serai pas longtemps dehors, un quart d'heure, vingt minutes, reste bien sage, tiens tu peux jouer dans l'entrée sur l'ordinateur. Surtout n'ouvre à personne.

La petite nièce : N'aie crainte!

Dummie (armée de quelques sécateurs, rateaux, pelles, des chaussures en caoutchouc vert aux pieds) : Bon, alors je vais dehors. Si quelqu'un frappe, viens me le dire.

Soudain, on frappe trois grands coups à la porte, la petite fille sursaute, elle tremble, trois autres grands coups, elle tremble encore plus, on soulève la persienne, elle se précipite sans bruit dans les toilettes, on sonne trois fois, elle tremble, on sonne trois autres fois sauvagement, on secoue la pote, la petite fille tremble encore plus, elle est pâle de frayeur, elle tombe dans les pommes.

Dix minutes plus tard, Dummie revient, qu'est ce que tu fais par terre? L'inconscient de la petite nièce se réveille : "Là, là, derrière la porte, il  y avait un homme méchant qui a soulevé la persienne et a secoué la porte" Et la petite se met à pleurer, pleurer comme elle n'a jamais pleuré...

Il était comment ?

Assez fort, pas très grand, il avait un bleu de travail.

Je n'attends pas d'ouvrier, ça fait des lustres que l'on a pas fait faire de travaux dans la maison, pense Dummie.

 

____

Pendant que j'écrivais on a encore frappé trois coups brutaux sur la persienne, je me suis sauvée aux toilettes, la persienne est retée close, j'ai entendu une voiture démarrer, si j'avais été en haut, je n'aurais même pas eu le temps de descendre entre les coups sur la porte et le démarrage de la voiture, pas plus que je n'aurais eu le temps d'enlever mon tabouret et mon chien en bois qui aboie en silence. J'ai regardé par la fenêtre de la cuisine, la factrice arrivait dans la rue en face avec son scooter qui fait un bruit de taille-haie, elle s'est arrêtée à trois maisons, est passée devant chez moi sans s'arrêter, pour arrêter son scooter trois maisons plus loin... et repartir.

Si je ferme la persinne, c'est qu'auparavant, quand on laissait la persinne ouverte, on était dérangé toutes les demi-heure dans la journée par des marchands ambulants et bonimenteurs en tout genre, et le soir toutes les cinq minutes par les enfants des écoles et collèges alentours vendant des "cases" pour le voyage en Angleterre (je suis prof d'allemand!), ou pour telle ou telle action humanitaire.

Parfois, il y a chez moi des choses qui disparaissent, les dernières disparitions :

Ma partition de Bach, Suite BWV 995, collection Oscar Cacéres, je voulais apprendre le prélude à fond, et elle a disparue, c'est une partition du commece à couverture rouge et lettres blanches.

Un livre de rondes enfantines en allemand, fac-similé d'un livre écrit en écriture gothique, intitulé Ringel, Ringel, Reihe et que j'avais acheté en Allemagne il y a quelques années. C'est le fac similé d'un livre qui date de la République de Weimar (1932, je crois).  A l'époque, si je ne me trompe tous les livres allemands étaient en écriture gothique.

 ______________

J'ai téléphoné à mon mari, il m'a répondu une heure plus tard que c'était le relevé de gaz.  Il aurait reçu la lettre prévenant du relevé il y a quelques jours et aurait oublié de me le dire.

Il y a deux hics :

1) L'armoire du  compteur à gaz est à l'extérieur, en bas du jardinet et il n'y a que Gaz de France qui a la clef de cette armoire et pas nous. Les relevés peuvent se faire sans que les propriétaires soient là.

2) La deuxième fois, j'ai entendu la voiture avant et après l'arrivée du "releveur de compteur". Pourquoi n'aurait-t-il relevé que chez moi, et pas chez les voisins?

Normalement les releveurs de gaz, d'électricité et d'eau ne soulèvent pas les persiennes fermées. Pour l'eau et l'électricité dont les compteurs sont à l'interieur, ils mettent un petit carton dans la boîte aux lettres. Les relevés de gaz se font directement dans les armoires extérieures sans que les habitants n'aient à intervenir.

 domino