samedi, 12 janvier 2013
Fiers sicambres !
Roman-théâtre
Nos amies, qui sont dans l'académie de Sottie, dont on a parlé, dans notre épisode d' hier,de ses nombreuses périgrinations de TZR, sont réunies autour d'un bon bol de café et de divers mets de petit déjeuner servis par Blödie qui les a invitées, chose non coutumière, à prendre le petit déjeuner avec elle, bien que ce soit devenu coutumier chez elle.
L'heure est grave, car Doofie fait part de ses découvertes généalogiques mensuelles :
Voilà, pour Dummie, j'ai trouvé pas mal de choses, car Dummie descendant des Rois et des Empereurs, c'est facile de lui faire des lignées qu remontent très loin.
Encore moi! se dt Dummie, faisant la moue..
Pas tout -à-fait, Dummie, mes découvertes actuelles sont historiques, plus que généalogiques, ou plutôt, je confirme ceraines découvertes faites précédemment.
Ah! dit Dummie, d'un air peu intéressé qu'on lui découvre encore quelque sanglant ancêtre.
Tiens, savez-vous pourquoi, on prend souvent Dummie pour une chinoise... Parfois, cela remonte loin... vous savez...
C'est vrai que des élèves m'ont déjà demandé si j'étais chinoise. Je trouve que je n'ai pas l'air si chinoise que cela..., mais enfin...
Une chinoise aux cheveux clairs, dit Foolie..
Mais aux yeux noirs et de braise, dit Blödie...
Exactement.. dit Doofie... comme sont ancêtre Attila...
Attila, dit Dummie, mais il était sanglant... Tu penses vraiment que je descends d'Attila...
Pas si sanglant que cela... Tu descends d'Attila qui était marié, pour l'une de ses femmes, car comme beaucoup de rois de l'époque, il était polygamme, avec une princesse romaine qui est ton ancêtre.
Une princesse romaine, voilà qui est mieux, se dit Dummie.
Mais Attila était un être très civilisé, rétorque Doofie, d'ailleurs il avait été élevé à la cour wisigothe, où son père avait été fait prisonnier, parce que en fait, ce n'est pas Attila qui avait envahi l'Europe de l'Ouest, mais son père; et pour moi, la cour wisigothe s'étant quelque peu romanisée en Hispanie, car les mariages entre chefs barbares et princesses romaines étaient monnaie courante, c'était une façon de s'allier aux Romains et d'éviter de se battre avec eux. Attila, donc élévé à la cour wisigothe, aurait selon certains sources de l'époque été "le jumeau", "'l'ami d'enfance d' Aetius", le général romain qui se serait battu contre lui aux Champs Catalauniques, en Champagne, le 20 juin 451.
Pourquoi se sont-ils battus l'un contre l'autre, s'ils étaient amis? demande Dummie...
Ou, justement, dit Doofie, c'est là qu'il y a un hic! Tiens moi, je pense que les Huns
1) Primo, ne se seraient pas arrêtés à Poitiers, ce sont les Maures qui ont été repussés à Poitiers en 732, en fait, le père d'Attila aurait été beaucoup plus loin, il a été fait prisonnier des Wisigoths qui étaient en Espagne (Hispanie), et le gros de ses troupes serait resté au Pays Basque, avec femmes et enfants, puisque les Barbares n'envahissaint pas, mais s'installaient sur des terres plus clémentes. Pour l'agriculture. Il y a dû y avoir une famine à l'Est qui a poussé les Barbares vers l'Ouest. D'ailleurs en allemand on n'utilise pas le mot "Invasions Barbares", mais Völkerwanderung, ce qui veut dire "Migrations des Peuples".
2) Secondo, ils étaient peut-être chassés aussi par un autre peuple, plus nombreux qu'eux et qu'on aurait confondu avec eux, par exemple les Turcs, qui les aurait pourchassés jusqu'à l'Ouest. Dans ce cas, ce ne serait pas contre Attila que Aetieus se serait battu, mais contre les Turcs qui auraient déjà fait une incursion en Gaule, 250 ans, environ avant d'être repoussé par Charles Martel à Poitiers.
Les deux noms de Aetius et de Attila se ressemblent.
Oui, justement, dit Doofie, Attila n'était peut-être pas le camarade de jeux de Aetius,mais tout simplement lui-même. Attila aurait pu, comme beaucoup de Barbares ( par exemple Julius Sacrovir, un chef gaulois latinisé en Julius), latiniser son nom, lors du mariage avec la princesse romaine.
Et la bataille des Champs Catalauniques, alors...
Et bien, tout simplement Aetius-Attila aurait aidé à repousser un peuple qui a essayé d'envahir l'Europe de nombreuses fois... les Turcs.
C'est pour cela que l'Union Européenne, fait des histoires pour faire entrer les Turcs en Union Européenne! s'exclame Blödie...
Peut-être une rivalité histtorique, dit Foolie.. Ce sont surtout les allemands qui se sont alliés aux Turcs actuellement.
Mais ne m'interrompez pas à tout bout de champ, se fâche Doofie... Pour dire de telles bêtises. Voilà... Aetius Attila, alliés aux Francs, ces fiers Sicambres, repousse les Turcs à la bataille des Champs Catalauniques.
Mais on dit que les Hongrois descendraient des Huns...
Encore une idée reçue, les Hongrois descendent des Magyars, un autre peuple venu de l'Est, apparemment de l'Oural, beaucoup plus tard. Les Magyars ne seraient donc pas des Asiatiques. Ils se seraient ensuite mélangés à quelques peuplaces turques, revenues de l'Ouest et installées "près du Danube". Maintenant, il se peut que les Basques descendraient des Huns et seraient des cousins des Magyars, car il seraient venu aussi des mêmes régions de l'Oural. Mais on ne trouve entre les deux langues que des ressemblances grammaticales, par exemple le pluriel des noms en -k. J'ai appris un peu de basque quand jétais en vacances là-bas dans ma jeunesse : les pottok, petits chevaux de montagne qui pourraient descendre des petits chevaux d'Attila, se disent au pluriel pottokak. Les espadrilles basques sont des espartsiniak...
Ah, et tu en as mis des espartsiniak, demande Blödie..;
Oui, pendant presque tout ma jeunesse, dit Doofie... Je continue, ou plutôt je résume...
Vers 400 arrivent de l'Est le père d'Attila qui à cheval sur ses solides petits pottokak, avance vite vers le Sud-Ouest jusqu'à l'Hispanie où se sont installé les wisigoths. Ceux-ci font prisonniers le père d'Attila et laisse son peuple dans les montagnes. Le petit Attila qui porte le nom romain d'Aetius,descendant quand même d'un roi Barbare (respect à l'époque!) est élevé royalement à la cour des wisigoths car il est enfant de chef ou roi, et il devient général. Et il est roi puisque son père est Roi, il vise même de devenir Empereur Romain. Mais il avait de la concurrence... J'ai déjà évoqué dans cet i-grimoire de domino..
On va y relater notre conversation? , s'inquiète Dummie...
Tu sais bien que domino est notre auteure, l'auteure de nos jours et de nos conversations, et qu'elle fait ce qu'elle veut..
Bref, on n'existe même pas, pleure soudain Blödie...
Bon, arrêtez de geindre, dit Doofie, écoutez-moi... Aetius-Attila, avait de l'ambition, c'était un chef, un roi... il aurait pu être le roi Arthur,car il s'est retiré à Avallon, en France, une ville perchée sur un promontoire et qui ressemble à une île en plein ciel, par temps de brume. Certains chevaliers de la table ronde portent d'ailleurs le nom de chefs barbares de l'époque;
Mais voilà, quand j'en viens au Roi Arthur, je ne peux qu'évoquer une autre histoire qui touche tes ancêtres.
Un siècle après les aventures d'Aetius/Attila, Clothaire 1er partage son royaume entre ses 5 fils. Deux d'entre eux vont devenir rivaux à cause des femmes....
En effet c'et Frédégonde, la 3ème femme de Chilpéric 1er, petit fils de Clovis, dont tu descends aussi.. ainsi que de Chilpéric 1er et de Frédégonde et de Galswinthe... et de Audovère, tu as des ancêtres qui descendent de chacune de ses femmes..
Consanguinité! dit Sottie.
Mais cela ne joue plus de rôle aujourd'hui, les ancêtres de Dummie ne sont plus consanguins depuis plusieurs siècles. défend quand même Doofie... mais Quicky, le mari de Dummie, descend lui des Austrasiens, de Gunter et Brunnhilde qui n'est autre que la Reine Brunehaut, dont beaucoup de routes "romaines" portent son nom.
Mais Brunehaut/Brunhilde était sanglante, elle fit assassiner Chilpéric pour le punir d'avoir répudié Adovère qui était sa soeur et d'avoir permis l'assassinat de Galswinthe, une aure soeur à elle.
Quiccky et Dumme sont consaguins, s'ils descendent de deux soeurs...
Mais ceci ne joue plus aucun rôle après tant de siècles, dit Doofie... nous descendons toutes de Charlemagne qui est postérieur à toutes ces reines; bon, toujours est-il qu'il existait aussi un Sigebert et que Frédégonde s'appelle en allemand Fredegunde pas Kriemhilde. Alors comment distribuer les rôeles dans le Nibelungenlied... Brunehaut est bien Brunhilde, son époux Gunter est bien Gunter d'Austrasie, Chilpéric 1er est assassiné dans un bois par un homme au service d'une femme vengeresse, qui veut venger sa soeur, cette femme vengeresse Brunnhilde/Brunehaut. Qui n'était donc pas une si bonne reine qu'il y paraît!
Un détail : L'Austrasie était beaucoup plus à l'Ouest de ce que l'on pense : elle était au Nord de la Burgondie et avait pour capitale Metz, et c'est Gunter qui a conquis Worms, et a déplacé sa cour là-bas. Donc, l'Austrasie couvrait en fait la Moselle/Rhénanie, tandis que la Burgondie se situait autour de Dijon, la Neustrie et future France Paris, Soissons et son ancienne capitale d'zavant Clovis : Tournai;
Voilà, je m'arrête pour aujourd'hui, car le petite déjeuner est fini..
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Bon, je laisse mes amies, personnages de théâtre débarrasser leur table et faire la vaisselle... sans prendre partie sur ce qu'elles disent. Car vouloir refaire l'histoire, il faut le faire quand-même...
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Ce n'est que Doofie avec ses 232 de QI qui réforme l'histoire, nous, on ne dit rien proteste Dummie... On n'est que des QI 132!
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Bon,vais-je reprendre le dessus sur mes personnags?
domino
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Téléphérique
Roman-théâtre
Bêtie vient de téléphoner à Sottie; tiens Sottie, comment se déroule ton remplacement? C'est vrai que tu prends le téléphérique pour aller travailler?
Oui, dit Sottie, tiens je vais t'envoyer un e-mail pour te le raconter.
Bêtie lit maintenant l'e-mail de Sottie :
Lundi, on m'a téléphoné que je devais faire un remplacement. Comme cela se doit, j'ai d'abord regardé où se trouvait les collèges en question.. car il s'agit de deux collèges... A vol d'oiseau, ils ne sont pas loin, si je prends un fil pour mesurer la distance d'après l'échelle de la carte, je trouve : 28 km pour le collège le plus éloigné et 11 km pour le plus proche, seulement voilà, il y a un hic.. aucune route ne suit le chemin du vol d'oiseau sauf quelques hautes routes de randonnée, dont une partie dans le pays voisin se nomme "via ferrata".
Tu sais qu'avec la conformation des montagnes, les vallées ne se touchent pas forcément, quelquefois, deux rivières coulent parallèlement vers le grand fleuve de plaine et ne sont éloignées l'une de l'autre que de 30 km, mais leurs vallées et celles de leurs affluents, ne se touchent jamais.... Et ici, on est dans des montagnes particulièrement hautes, car les sommets les plus bas sont à 3400 mètres et les cols intermédiaires, uniquement destinés aux randonneurs (les éléphants d'Hannibal ne les auraient pas empruntés),
- Tiens, se dit Bêtie, les éléphants venaient en Europe, à cette époque...??? Vivaient-ils en Afrique du Nord... Bizarre, ce que les climats ont changé..
Puis Bêtie reprend sa lecture :
... ne les auraient pas empruntés), (les cols) sont bien à 2800 m minimum.
J'ai alors étudié sur la carte les parcours possible, d'ici (je vis à Pont-sur-Torrent), il faut d'abord prendre le train jusqu'à Dentellière, qui se trouve à 50 km d'ici, puis jusqu'à L'île-en-Vallée qui se trouve à 100km dans la vallée du grand fleuve, et ensute, reprendre un train jusqu'à Carillon, situé à 50 km à l'intérieur de la vallée parallèle à celle du Torrent, c'est la vallée de la Durambre, et enfin continuer avec un petit train à crémaillère jusqu'à Voie-aux-Loups, qui est sur un affluent de la Durambre, situé à 15 km de là. Pour aller au deuxième établissement , à Montaujeux, il faut redescendre jusqu'à Carillon, avec le train à crémaillère et ensuite.... remonter avec un autre train à crémaillère sur 25 km (à vol d'oiseau sur la carte, les deux établissements ne se trouvent qu'à 15 km l'un de l'autre, car la rivière fait un coude juste avant le confluent et ne s'éloigne que progressivement de la vallée de la Durambre, mais il y a de hautes montagnes à 2500 m entre les deux, sur le chemin de 15 km à vol d'oiseau .
.. et bien, ça à l'air compliqué, se dit Bêtie...quelle géographe cette Sottie, depuis qu'elle habite en montagne elle est devenue imbattable en matière de vallées et de montagnes de bassins hydrogrphiques, et de crêtes montagneuses... puis soudain, pensant au vol d'oiseau, Bêtie se dit, mais le rectorat, lui, il pense sûrement que les TZR savent tous faire du parapente et de l'ULM!...
Bêtie poursuit sa lecture :
Bon, le calcul fait que pour un parcours qui devrait ne faite qu'une trentaine de km pour l'aller (à vol d'oiseau), je fais en fait 215 km pour le premier établissement où je travaille le matin et 40 km de plus pour celui de l'après-midi. Cela fait 430 km par jour.
Soudain le principal du premier établissement me téléphone... bon, alors quand arrivez-vous, je vous attends dans une heure.. Madame Sottie.
Mais, monsieur, lui ai-je répondu,,comment voulez-vous, rien que pour venir dans votre établssement, il me faut faire 430 km aller-retour.
Je regrette, Madame, mais vous avez reçu votre affectation, vous ne pouvez pas faire autrement que de venir;
Je suis en train d'étudier le parcours, ai-je dit.
Bon, alors, dans ce cas, venez demain...
Dans la soirée, Sottie pense à une autre solution... finalement les trains s'arrêtent dans beaucoup de gares, et les téléphonriques destinés aux sports d'hiver qui passent par les crêtes, ne sont pas si mauvais que cela. Tiens, si je pouvais emprunter les téléphériques jusqu'à Carillon, se dit Sottie, cela m'épargnerait 150 km sur le parcours de Voie-aux-Loups... 150 km d'épargnés, cela fait 300 km par jour... voilà une bonne affaire, en plus, cela me revient moins cher...
ça alors, se dit Bêtie, elle n'a même pas besoin de l'ULM!
L'e-mail se poursuit ainsi. ... :
Je prends le premier téléphérique à Pont-sur-Torrent, il me mène à 10 km d'ici, sur le sommet du col d' Aulnaye-sur-Noye, à 2400 mètres d'altitude, là je prends sur 5 km le télésiège qui suit la crête d'Améries, puis de là, je prends le téléphérique qui descend dans la vallée de Carillon-sur-Durambre. A 15 km.
De Carillon, j'ai le choix entre le télésiège du ramassage scolaire ou le téléphérique ouvert à tous les passagers. Seulement,à cet heure le ramassage scolaire se fait dans l'autre ses, puisque les anciens collégiens de Voie-aux-Loups, vont au lycée de Carillon. Pour redescndre dans la vallée où se trouve Lavoix-aux-lLoups, je dois juste prendre la correspondance de téléphérique qui se trouvent dans la même station. Ces deux téléphériques raccourcissent mon parcours de 35 km, vu que par téléphérique Carillon et Voie-aux-Loups ne sont qu'à 10 km l'une de l'autre.
Donc, je ne fais plus que 40 km jusqu'à Voie-aux-Loups.. De plus, presque tous les téléphérques sont de la compagnie de Téléneige. Il existe aussi des autres téléphériques de la Compagnie Soleil de Montagne, mais ils sont pour les plus grands parcours. Mais ils ont des stations dans chaque ville ou villages d'une certaine importance.
Pour aller au deuxième établissement, apès maintes recherches sur l'Internet, car les moyens de transports en commun trouvés précédemment ne circulent qu'avant midi et après 14 heures, alors que je dois faire la route entre midi, j'ai trouvé un autre train à crémaillère de la compagnie Téléneige, qui rejoint sur le Col d'Arpente, un télésiège, qui descend jusque près de la gare de Montaujeux, de là, je dois reprendre un téléphérique qui passe par un col situé en Lombardie, contourne une montagne et après avoir fait une mannoeuvre autour d'un pilone, remonte jusqu'au plateau sur lequel se trouve le collège de Montaujeux qui est à 2000 mètres d'altitude. On y sent, sur ces hauteurs, d'ailleurs que le vent est frais et la bise souffle encore plus fort qu'à Pont-sur-Torrent et à Voie-aux-Loups.
Le lendemain donc, j'ai pris le téléphérique et me voici après un parcours bien enchaîné d'environ 2 heures au collège de Voix-aux-Loups, après avoir rencontré le principal qui m'a donné les listes d'élèves et mon emploi du temps -je ne travaille à Voix-aux-Loups que 4 matinées par semaine et trois après-midi à Montaujeux. Mais mon horaire est quand même réparti sur 5 jours par semaine. Un parcours bien enchaîné, non, car je n'ai pas trouvé l'arrêt du télésiège du ramassage scolaire qui monte après Carillon, car à cette heure les lycéens font le parcours dans l'autre sens et de plus le téléphérique ne fonctionnait que 20 minutes plus tard, le temps de monter la pente à pied. Comme, elle était raide, j'ai mis 45 minutes au lieu des 10 minutes que l'on m'avait annoncées. J'étais bien fatiguée déjà quand je suis allée à Voix-aux-Loups.
Pour rentrer sur Carillon, j'ai fait toute la route à pieds, car il n'y avait pas de téléphérique, ni de télésiège à cette heure. Heureusement qu'il n'y avait pas trop de neige, j'avais d'ailleurs emmené mes raquettes en prévision, mais il aurait mieux valu prendre des sks, cela aurait été plus vite pour redescendre. Enfin à Carillon, le parcours s'est dérolé comme prévu jusqu'à Montajeux. Là, j'ai rencontré le principal, puis la principale adjointe qui m'a tenu un discours de morale comme si j'étais une débutante, et voulait que je commence de suite mon remplacement, alors qu'une minute avant, je ne savais même pas quelle classe j'allais avoir (je n'ai qu'une classe dans ce collège qui est un complément d'horaire). Puis, elle a changé d'avis, pensant que j'avais vraiment de bonnes intentions et disant qu'elle avait bien compris que j'avais besoin de faire une préparation solide pour me rassurer avant d'aborder ma classe. Un aide-éducateur m'a fait les honneurs de l'établissement en me faisant faire le tour du propriétaire.
Sur ce, je suis rentrée chez moi, par le chemin inverse, mais sans passer par Voix-aux-Loups, j'ai commencé à préparer les 4 heures que j'avais le mercredi à Voix aux Loups et le lendemain, je repars pour Voix-aux-lLoups, et là miragle je trouve un téléphérique "Spécial Scolaire" qui m'accélère un peu mon aller, et j'arrive à l'heure; comme je n'ai pas cours l'après-midi, le parcours du retour, se déroule bien, sauf que j'ai fait encore une partie à pied. Les mollets commencent à me faire mal.
Jeudi matin, stupeur, en arrivant à Carillon, voici que je me rends compte que la compagnie Téléneige, vient de commencer une grève sauvage. Un accompagnateur de téléphérique a été menacé à Carillon même hier soir et la compagnie rétorque à cette agression en faisant une grève de trois jours, brr.. comment vais-je faire? Je téléphone au collège de Voie-aux-Loups où je commence à 8 heues du matin que j'ai un problème à cause d'une grève soudaine de Téléneige. Heureusement vers 8 heures, un Téléphérique de la Compagnie Soleil de Montagne s'arrête non loin de l'endroit où je fais le pied-de-grue attendant vainement un téléphérique de la compagnie Téléneige. Il s'arrête au même arrêt que ce téléphérique et est plus rapide, puisqu'il ne s'arrête pas aux stations itermédiaires, et arrive à 8 heures 10, 5 minutes à pied jusqu'au collège et je n'ai qu'1/4 d'heure de retard.
A midi le problème se repose : Je mets presqu'une heure cette fois-ci pour rejoindre Carillon-sur-Durambre. Là, pas un télésiège, pas un téléphérique pour Montaujeux. La ville semble déserte, sans le va-et-vient des téléphériques au abords de la Grande Station des Transports de Neige. Je questionne les gens qui atendent vainement dans les arrêts. Si Madame, il y a un autocar à 13 h 35, il arrive à 14 heures 28 à la Grande Station de Montaujeux. A 14 h 28, mais c'est presqu'à la fin de mon cours! Et de la Grande Station de Montaujeux il faut prendre encore un téléphérique qui ne fonctionne pas aujourd'hui ves le plateau où est le collège... il y a encore plusieurs kilomètres, brr... je suis épuisée...
A un moment, je téléphone à un TAXI-Neige, ce sont des espèces de télécabines dont on loue les cabines individuellement ou en petit groupe de 2 à 4 personnes. Ils vous conduisent directement à votre but sans s'arrêter pour la descente ou montée d'auters passagers, ils sont donc plus rapides. Mis ils sont en grève, à cause d'un chauffeur qui a été agressé dans la ville de Carillon. Pendant trois jours.
Il y a aussi le train à crémaillère qui part à 14 h 02 et arrive à la Grande Station de Montaujeux à 14 heures 12. Oui, mais de là, il faut encore monter au collège à plusieurs kilomètres. Et les téléphériques Télénege sont en grève. Je prends quand même le train pour Montaujeux, arriéve à Station de Montaujeux, je commence à aller vers le collège tout en téléphonant, mais le secrétaire me dit que tant pis, je ne viendrais pas aujourd'hui (j'avais déjà téléphoné avant le cours).
A un moment, je me repose sur le chemin de la Grande station de Montaujeux. Dans une halte du téléphérique Téléneige, et un bobsleigh qui contient deux employés de Téléneige s'arrête devant moi pour me signaler qu'il n'y a pas de service de Téléneige aujourd'hui. Je leur réponds, "Oui, je le sais!". Et je leur explique ma façon de voir, sur le fait qu'ils gênent tout le monde et qu'à cause deux 22 élèves n'ont pas eu de cours d'allemand aujourd'hui.
N.B. Ce n'est pas une classe nombreuse, j'avais 28 cinquième au remplacement de Mâche-en-Plaine.
Bon, je suis retournée à Carillon-sur-Durambre. Je suis bien allée à Montaujeux, mais pour rien, puisque lorsque j'ai téléphoné au secrétaire, tout en marchant entre la gare et le collège de Montaujeux, il m'a dit que ce n'était pas la peine de monter jusqu'au collège... que c'était des circonstances exceptionnelles.
Et je rentre donc à Pont-sur-Torrent, avec de la gare de Montaujeux, quelques trains à crémaillère et un train direct pour Dentellière et un autre train pour Pont-sur-Torrent; sur 200 km et des poussières.
Vendredi Matin : Je n'ai cours, comme le Mercredi qu'à Voix-aux-Loups. Arrivée à Carillon la Compagnie Téléneige fait toujours grève, mais jai trouvé quand même un Téléneige Spécial Scolaire qui m'a amené presque jusqu'au collège de la Voix aux Loups. Au retour, j'ai trouvé une halte gare à la Voix-aux-Loups et de là, je suis rentrée, après un moment d'attente dans le froid qui tombait sur cette haute vallée industrielle, par le train direct vers Aulnaye- sous-Noix. Puis de là, à Pont-sur-Tbrrent. Ca je ne pouvais emprunter les téléphériques de Téléneige qui sont en grève.
Bon, ce que j'ai oublié de te dire, c'est que j'ai pris des skis, car parfois à cause de ces grèves, j'ai des tronçons de route à faire à pied. Tiens, je suis descendue à skis de la Nationale qui passe non loin du collège à la station de Voix-aux-Loups. Assez bizarre cette station : On descend en slalomnant sur une route entre des usines qui semblent fantômatiques dans la brume de la tombée de la nuit; On passe sur l'afflluent de la Durambre entre deux hautes usines. L'une d'enre elle crache une fumée qui a fait parler d'elle il y a quelques années car il parait qu'elle aurait été inciminée dans une épidémie de légionellose. C'est un endroit vraiment lugubre, on ne se douterait pas qu'il puisse y avoir des endroits pareils dans cette verte montagne. Puis on contnue à descendre vers la halte en suivant une rue de maions ouvrières, puis en se demandant comment accéder aux quais, sur lesquels à part un léger préau, il n'y a aucun siège et rien pour s'abriter du froid.
Quand un téléphérique est en panne quelque part, je crapahute avec mes skis, même dans les montées.
- Qu'elle est sportive, Sottie pense Bêtie -
Bon, je vais arrêer là cette description, j'espère que tu ne t'es pas ennoyée en le lisant.
Sottie
Oh, là, là, ma pauvre Sottie, se dit Bêtie, mais moi aussi, j'ai été gênée par une grève de bus qui m'a valu 1/4 d'heure de moins ce jeudi matin et une heure en moins dans l'autre collège l'après-midi. Pas moyen de trouver, ni bus, ni taxi et pas de trains entre midi!
Pour Bêtie et Sottie :
domino
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