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mercredi, 13 juin 2012

On ne félicite jamais Bêtie...

Excusez les fautes de frappe qui émaillent ce roman-théâtre, elles se forment au moment de la publication.

 

Bonjour,

Du journal de Bêtie..

C'est un fait, on ne félicite jamais Bêtie pour ce qu'elle réussit. Quand elle était jeune Bêtie a eu l'habitude qu'on la félicite pour ses succès scolaires, son Brevet des Collèges qui a l'époque s'appelait "Brevet d'Etudes du Premier Cycke ou BEPC". Son bac, sa mère est arrivée avec le journal alors que Bêtie était encore au lit et a dit "Ah! Mention assez bien!" et tu pensais ne pas l'avoir! Mais, non, je savais que je l'avais, je suis passée en dernier et ils avaient déjà comméncé les délibérations quand je suis sortie des toilettes et une  jury m'a dit que j'avais une mention AB 13 de moyenne, à l'époque, ce n'était pas mal, session de juin en plus (il y avait encore la session de septembre)) . - Mais  tu n'as rien dit! tu exagères quand même! - Ô mais, je n'en étais pas sûre tant que ce n'était pas écrit noir sur blanc. Bon, ceci dit, quand je suis descendue pour le petit déjeuner, tout le monde m'a féicitée.

Sur une classe de 40 élèves dites bonnes, nous n'étions que 15 reçues à la session de juin, et il y a eu encore 15 reçues à la session de septembre. Il y a eu en juin 7 mentions, une mention TB d'une fille bilingue français-allemand qui avait pris allemand LV1 avec un gros coefficient. J'avais une bonne note en allemand, mais comme LV2 cela comptait moins. Alors que je n'ai eu qu'un petit onze en anglais LV1, ma moins bonne note au bac.  Avec les gros coefficients en français et en philo (à égalité douze dans chaque), j'ai râté la mention Bien. Il faut replacer les notes dans le contexte de l'époque où jamais on n'aurait vu des moyennes de plus de 20/20 comme actuellement. Je n'avais d'ailleurs pas de matière faculattive, comme certaines autres qui avaient pris le dessin, pourtant je dessinais bien. Et cela ne faisait que 6 mois que j'avais repris la musique. Donc je n'ai pas pu passer musique.

Bon, et puis... voilà..Il n'y avait que deux mentions B, nomales, celles qui avaient toujours été aux premières places de la classe. L'une était la fille de notre prof d'histoire-géo, elle a eu son agrégation d'histoire vite fait bien fait, du premier coup.

Et nous étions 4 mentions AB parmi nous il y avait trois options maths. La seule qui a eu une mention TB était celle qui avait trois langues vivantes et était bilingue de naisance en LV1. Les deux mentions B avaient gardé le latin au bac et ne faisaient pas de maths. Parmi les  quatre menttions AB, trois étaient matheuses dont moi et une avait pris le latin. Presque toutes les autres dont celles qui avaient râté avaient pris le latin au bac. Comme nous n'étions pas beaucoup d'option maths, on peut dire que les matheuses tenaient le haut du panier.

Parmi les 7 mentions, j'étais la seule à avoir un an d'avance...  16 ans durant toute l'année de terminale et 17 ans le mois précédent. 17 ans durant toute la première année de fac et 18 ans en mai à la fin de la première année.

Bon, enfin bref, on m'a félicitée.... Du moins, mes parents.. Les voisins... La famille... Les copains et les copines... avec deux gros smacks à chaque fois sur les joures.

Si vous êtes parents je suis sûre que vous félicitez tous votre enfant, s'il réusssit le brevet, le bac, sa licence, son diplôme d'ingéneiur.

Mon frère et ma belle-soeur en ont fait une histoire pour le diplôme d'ingénieur de leur fils : remise de diplôme à son école et tout et tout... et pastouche à notre fils, premier de promotion à l'IUT (qui était trop facile pour lui...) Et leur fille, la plus jeune, était un génie. PArce qu'elle travaillait bien en classe, elle a eu mention AB à l'âge normal tout comme leurs deux autres enfants.

Bon... continuons..

Lorsque j'ai eu mon DUEL (Diplôme universitaire d'études littéraires), ma licence, mon  C2 de linguistique avec mention B. personne ne m'a félicitée ou presque, juste quelques amis. Il faut dire que j'ai eu ma licence une année ou ma mère était malade (elle avait failli mourir d'une perforation de l'estomac pendant les grandes vacances),.. Et quand j'ai passé ma maîtrise et mon CAPES en même temps, elle était encore malade. J'avais dû passer du temps à la remplacer pendant une bonen partie de l'année : lessive, repassage, vaisselle, 3 repas différents : un pour les hommes dont mon père qui mettait les pieds sous la table de la cuisine à 12 heures 10 et l'heure, c'est l'heure. Un pour ma petite soeur alors âgée de 12/13 ans et qui en mangeait pas comme les autres et surtout ni soupe, ni légumes, car ils avaient des "fils", c'était une phobie chez elle. Et un troisème repas pour ma mère quand elle est rentrée de clinique, car elle ne pouvait pas manger ni agrumes, ni choses acides. (Ma mère est morte à près de 90 ans, elle est toujours restée mince..) Et les chemises blanches de mon père à repasser. Je finissais par connaître par coeur toutes ses cravates et les dessins discrets de rayures en blanc sur blanc de ses chemises. A défaut de connaître le programme du CAPES par coeur. Je me suis fiancée avec mon copain d'université à la fin de cette année-là et mariée un an après et j'ai réussi le CAPES une fosi mariée.

La petite soeur encore... l'année de la réussite  CAPES, juste à la fin de l'année scolaire ma petite soeur n'avait plus cours et on me l'a fourguée. Elle a fait un rallye vélo avec mes élèves (parce que j'étais mariée et en plus je travaillais..), mais en bonne citadine, elle a vite abandonné.  Elle est restée encore une semaine au début des vacances alors que je venais d'apprendre que je passais l'oral mi-juillet. Elle a invité deux de ses copains motards dont son futur époux (mais on ne le savait pas à l'époque) qu'elle avait connu par moto-revue. Ma soeur rêvait de faire de la moto et mes parents ne voulaient pas. Elle a écrit à moto-revue qui a publié sa letre, dans un bel article sur deux pages.! La gloire, quoi! Elle avait mis l'adresse de sa meilleure copine pour recevoir le courrier réponse qu'elle recevait en secret! (Si c'était un secret de polichinelle, je n'en sais rien, mais je n'ai jamais trahi le secret tout comme elle n'a jamais trahi le secret avec mon copain d'université, c'est une tante qui m'a vue un jour "en bonne compagnie", dans la ville universitaire. Il parait même que sans le savoir, on passait tous les jours devant le bureau de mon oncle, bras dessus, bras dessous.

Bref, pendant les 15 jours qui ont précédé l'oral du CAPES réussi, je me suis d'abord occupé de ma soeur une deuxième semaine, elle a invité ses deux copains, je leur ai donné à manger, et on a fait de la moto pendant deux jours, sur les petites routes de campagne autour de chez moi, même moi, j'ai fait de la moto, comme passagère, je faisais beaucoup de vélo à l'époque et j'avais même envisagé de passer le permis moto, mais j'ai abanconné cette idée, je n'avais d'ailleurs pas encore mon permis voitrue. ! A un moment je voulais même passer mon permis poirds lours et transports en commun, juste comme çà, parce qu'à l'auto-école, j'aais une fois été prise dans un camion-école, mais j'ai abandonné cette idée. Imaginez un peu ce qui se serait passé si ma soeur avait eu un accident! La responsabilité face à mes parents...

Bon, une semaine avant le CAPES, Rapidy et moi, on est parti camper une semaine en Rhénanie-Palatinat, dans un bled au dessus d'une base américaine, au bord d'un peit lac où il y avait plein de moustiques. Mon sac à dois était chargé de livres, come j'avais encore une  taille mannequin, mes vêtemetns d'été ne prenaient pas de place. Et comparé à maintenant, il faisait beau et pas trop chaud. Mais pas froid non plus. On est allés à Paris directement, rue du Docteur Blanche au foyer des lycéennes,. On avait un hôetel où descendaient presque tous les candidats, au dessus d'un feu rouge, vroum, vroum, je n'ai pratiquement pas dormi la vieille de l'oral! Je connasisais déjà le foyer des Lycéenenes car Rapidy avait dejà passé deux fois l'oral sans succès malgré son bilinguisme de naissance. Chacun son tour, cette fois-ci c'était moi, et je l'ai eu, un prof me l'a dit avant que je rentre chez moi, qu'avec les notes que j'avais, je ne pouvais pas avoir râté l'oral. Mais quand on réussissait on n'avait pas les notes, contrairement à maintenant.

Puis on est parti en vacances, j'ai fait le stage l'année suivante. Dans ma famille, on ne m'a pas félicitée. Personne d'aileurs ne savait ce qu'était le CAPES, dans ma famille. Rien avoir avec le CAP le CAPES se passait un an après la licence (un an après la maîtrise maintenant), et veut dire Certificat d'Aptitude au Professorat de l'Enseignement Secondaire).

On ne m'a pas félicitée pour ma maîtrise non plus, mis à part les deux professeurs qui me l'ont fait passer, et mon mari llégèrement.

Quand je réussis un CLES ou un Diplôme de langue débutant dans d'autres langues, personne ne me félicite... pas plus que pour le C2i 1er niveau, car c'est d'un niveau inféreiur à ce que j'ai déjà.

Ma première admissibilité d'agrégation, je l'ai eue beaucoup plus tard, à l'interne. J'allais en fac, j'avais fait beaucoup d'exposés, et les camarades d'université, surtout les Capétitifs, m'ont félicitée. Et les profs aussi.

Ma deuxième admissibilité est passée plus discrètement, on a eu les résultats un jour de stage de préparation à l'épreuve de didactaique  de l'oral. Sur les 3 candidats admissibles dans l'académie, j'étais la seule à avoir suivi le stage. Les autres me regardaient avec envie, mais ne m'ont pas félicitée. (Cette année, le formateur a félicité globalement mes camarades et moi, mais individuellement les autres, il ne connaissait mon nom de jeune fille, et au début il ne savait pas que c'était moi qui était admissible (avec trois autres).

L'an dernier quand j'ai été admissible à l'externe, j'étais dans un collège de la zone limitrophe, et là, visiblement plus gentils que par ici, les collègues m'ont félicitée et la principale adjointe aussi (la principale qui préparait des élections et faisait de la politique, n'était pratiquement jamais là). Bon, il faut dire qu'il y avait quand même des problèmes entre collègues dans ce collège, car un jour j'ai trouvé une prof en larmes assise sur la pierre au seuil de la salle des profs, c'était durant un conseil d'enseignement (qui avait lieu dans la salle des profs) où elle reprochait à un collègue de toujours prendre les meilleurs classes.

Cette année quand j'ai eu l'écrit de l'interne, ils m'ont tous regardé en chien de faïence, quand je leur ai dit que j'étais contente d'être admissible. Seul le fait que l'oral  se passait dans une villel lointaine  les a intéressés.

Pas un mot de félicitations du principal ou de l'adjoint. La collègue d'allemand a juste dit avec un petit sourire "C'est bien!" et la collègue d'anglais à qui j'en ai parlé, avait l'air incrédule.  Tous ceux à qui j'en ai parlé avaient l'air de ne pas me croire. C'est vrai que mon nom marital ne figurait pas sur les listes et que tout le monde me connait sous mon nom marital assez cocasse, car je m'appelle Bêite Rapidy de nom marital.

Ils sont incrédules parce qu'ils me trouvent trop vielle, mais depuis un BO de 2003 déjà : "Aucune limite d'âge ne peut être opposable à un candidat d'agréation". Tout comme c'est écrit depuis lors que tout candidat peut passer deux agrégations. D'ailleurs cette année, la première de l'interne du public est admissible à l'externe.

J'ai passé l'oral pendant les vacances de printemps

Allez, moi, quand j'apprends qu'un collègue ou une collègue a une admissiblité à un concours ou une admission, je le félicite tout de suite.

En tout cas, j'en ai pris ombrage par rapport à mes collègues, parce quand Monsieur JeSaisTout avait été bi-admissible, puis admis, on en avait fait tout un fromage! Monsieur JeSaisTout porte toujours cravatte et complet vestion. Il part en retraite en janvier et aura 2400 € de retraite par moi, et moi si je partais en janvier, en tant que bi-admissible, je n'aurais que 1300€ par mois, alors que déjà quand il a eu son agrégation, j'étais meilleure que lui en allemand, tout au moins, je parlais mieux que lui...et on a eu notre CAPES la même année, et j'étais 100 places devant lui... d'ailleurs les allemands des jumelages se demandent toujours comment il se fait qu'il a l'agrégation et moi pas... on est à ce propos fortement critiqués par les étrangers, qui toruvent nos concours de langue un peu injustes.

Pour la retraite de M JeSaisTout il y a aussi ses anées de pion (mes parents n'ont pas voulu que je sois pionne), son année de service miltaire et son année d'assistant qui comptent aussi.

Je trouve aussi que pour l'agrégation externe, dans la mesure où des étudiants qui n'ont jamais enseigné la passent, j'estime que les dossiers de carrière de ceux qui sont déjà  professeurs ne devraient pas entrer en ligne de compte et que tout le monde soit mis sur un pied d'égalité. Au contraire, l'agrégation peut permettre à un professeur de collège qui n'a pas de bons élèves, d'évoluer et d'aller en lycée ou en classes supérieures, et d'avoir de bons éléments et de redonner un nouvel élan positif à sa carrière. Bien sûr, le proviseur recevant le dossier n'a alors pas à dire "Tiens, vous avez eu des problèmes en collège et en SEGPA, car enfin, une bonne classe de terminale qui prépare le bac, n'a rien à voir avec une classe de SEGPA ou une classe de cinquième.

Bêtie

Pour ma pauvre Bêtie, toute triste, domino

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