mercredi, 04 juillet 2007
Les cadeaux....
Seule chose avec laquelle je suis d'accord concernant le rapport qu'elle a fait sur moi... La principale demande un changement de rattachement administratif pour moi. Pourquoi pas ? Ne plus la voir, quelle aubaine ! Bien que j'aimais bien les élèves de ce collège. Et les petits bouts de choux de sixième...
Bon, quand même si on me change de rattachement, je dois dire une chose... Comme cela a été vrai la plupart du temps durant toute ma carrière, on ne m'aura pas fait de cadeau pour mon départ, dans les deux sens du terme.
Si j'aurai un cadeau quand je partirai en retraite, mystère.... Sans doute moins que ce prof d'anglais qui avait passé toute sa carrière dans Lycée Où J'ai Travaillé Dix Ans, car même en partant à 65 ans et surtout en tant que TZR, il est évident que je ne pourrai rester plus de neuf ans quelque part à partir de maintenant. Puisque j'aurai 65 ans dans 9 ans. Mon collègue, très sympa du reste (je l'ai renconré l'autre jour dans le train en allant à l'université), a eu un vélo, une guitare et que sais-je encore. J'avais même chanté des chansons en anglais pour lui avec ma guitare.
De toute ma carrière, alors que j'ai changé de multiples fois d'établissement, je n'ai eu qu'une fois un bouquet de fleurs, c'est le seul cadeau de fin d'année et de mutation que j'ai eu. Il m'avait été offert par une CPE qui m'avait dit après m'avoir donné le bouquet, on sait qui on perd, mais on ne sait pas qui on gagne; avec l'air de dire qu'on perdait beaucoup avec moi, c'était dans le lycée où je suis revenue deux ans plus tard (j'étais en délégation rectorale pour un an et mon poste ministériel -c'est comme cela qu'on les appelait à l'époque - était ailleurs, dans un collège).
73/76 : J'ai fait trois ans dans l'enseignement privé, sachant qu'à l'issue de ma réussite au CAPES, je partais dans le public, je n'ai pas eu de cadeau. Allait-t-on me féliciter alors que je partais dans le public ? On n'était peut-être pas tres content de me perdre.
76/77 : J'ai eu mon stage. Que réclamer de plus comme cadeau?
82 : Je quitte mon premier poste du public, en CLD, pas de cadeau.... on m'avait au bout de cinq mois de congé, oubliée...
84 : J'ai quitté encore un collège. Je n'ai pas eu de cadeau.
90 : Je quitte un collège pour partir en délégation rectorale, j'avais encore mon poste ministériel dans ce collège, on ne savait pas si j'aurais la délégation que j'avais demandée en lycée ou non, donc, on ne savait pas que je partais, pas de cadeau.
91 : Le bouquet de fleurs dont j'ai parlé plus haut, offert par l'amicale.
93 : Je suis depuis deux ans sur poste ministériel lycée, tout se passe bien, j'ai en note administative "Donne toute satisfaction", je n'ai pas de cadeaux, on ne donnait que pour les départs en retraite.
96 à 03 : Dix ans dans le même lycée. Tous les ans, on fait de beaux cadeaux à tous ceux qui partent, même s'ils ne sont restés qu'un an. Je me souviens d'un prof d'espagnol, resté trois ans qui reçoit un bel objet décoratif pour sa maison. Du prof d'anglais parti avec une guitare et un vélo, de la documetaliste à laquelle on a offert un beau collier de perles, mais c'était des départs en retraite, cependant généralement le cadeau était en valeur proportionnel au nombre d'anées passées dans l'établissement,
O3 : Et bien, pour moi, mutée alors que j'étais en CLM, au bout de dix ans passés là, je n'ai rien eu, pas un cadeau. Mon collègue d'alors Monsieur-je-sais-tout-ce-qui-se-passe-dans-le-lycée-et-dans-l'académie a bien insisté au début de l'année suivante, en me téléphonant, qu'on avait offert un magnifique lecteur de DVD à une collègue d'anglais en poste depuis environ deux ans dans le lycée, parce qu'elle s'occupait du thé dans la petite salle des langues qu'elle avait contribué à aménager. Il a bien insisté comme pour retourner le couteau dans la plaie, car la prof d'anglais était toujours là; pour les dix années passées là-bas, j'aurais du avoir comme les autres collègues qui quittait ce lycée au bout de cinq à dix ans un beau cadeau, mais je n'ai rien eu. En CLM, on m'avait déjà oubliée. Tant pis... de toute façon, maintenant je peux regarder les DVD sur mon ordinateur.
03-06 : Alors qu'on fait toujours un beau cadeau à un/une assistante de langue qui reste six mois dans un établissement, je fais diverses suppléances dont une dure presque six mois, sans cadeau de départ. Je quitte mon premier rattachement au bout de trois ans, sans cadeau, alors que j'étais bien connue par les profs et en général appréciée et alors que j'avais participé en solo à deux concerts du lycée en fin d'année.
07 : Je vais encore quitter un rattachement , sur lequel j'ai travaillé toute l'année, en aidant beaucoup profs et élèves, sans tambour ni trompette et avec en cadeau des rapports faits sur moi ,même par des collègues, par le grossissement de cette affaire du paperboard, au lieu de ce que j'aurais mérité pour une année de bons et loyaux services. Ma collègue TZR de français, qui était conviée expressément au pot de sortie a certainement eu un très beau cadeau.
Finalement, faire fonctionner le CDI tous les Vendredi et à chaque fois que ma collègue n'était pas là, c'était pas rien quand même...
Tant pis, cela m'est égal, gardez vos fleurs et vos cadeaux, j'ai pour moi ce que la nature ma offert, je ne suis plus du tout une beauté, mais j'ai ma voix, mon jeu de guitare et mes petits talents littéraires et de photographe pour moi.
domino
01:15 Publié dans Enseignement (1) - Vie et anecdotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enseignement
Dans mon quartier....
Dans mon quartier, depuis que c'est les vacances et que je suis à la maison (on a été libérées à la fermeture du collège pour le brevet le 22 juin, puis j'avais encore quelques activités de jumelage en ville), j'entends souvent des sirènes, celles des pompiers peut-être à cause de la pluie et des orages, cela peut inonder les caves, mais on dirait plutôt la police...
La police... Il paraîtrait que la médecine du rectorat et la principale font suivre à la police les indices de la journaliste alternative qui se trouvent sur les fils d'ADSL, ces gros câbles noirs qui peu à peu envahissent nos campagnes et nos quartiers, défigurant le paysage, supportés par d'énormes pilônes neufs et hideux qui ennuient les photographes en venant se planter sur leurs photos de belle campagne et de villages anciens.
Comment la police suit ces indices? Vous connaissez tous ces lignes téléphoniques ou à haute tension qui traversent la campagne et lorsqu'on se place à proximité ou en dessous d'elles on entend un tas de conversations téléphoniques dans toutes les langues?
Et bien, pour la journaliste, c'est pareil... Sur les câbles d'ADSL circule certes de la musique et de l'image et en dessous des pilônes qui supportent les câbles d'ADSL, vous pourvez entendre vos chanteurs préférés et même voir par moment des flashs avec des morceaux de clips vidéos, mais surtout comme le web est surtout écrit, vous voyez passer sur les fils un tas de lettres noires sur fond de couleur ou de lettres couleur, et parfois vous y voyez passer les mots La- journaliste-alternative.... en noir sur fond vert.
Alors, dès qu'ils voient passer une lueur vert pomme sur un câble d'ADSL les policiers de ville voisine sont à l'affût, si, si, voilà le L qui arrive, puis le A, puis, voyons est-ce elle? le J et ensuite le O, pas de doute c'est elle, suivons le filon, vite, vite, la voiture démarre et suit les lettres noires qui se promènent sur le câble sur leur petit fanion vert. Alors la voiture de police suit le petit fanion vert jusqu'à l'entrée de mon quartier et là, pouf, le câble est collé à un paté de maison, traverse une rue pour arriver chez mes voisins et de là vient chez moi, seul câble qui n'est pas enterré dans le sol, l'ADSL est trop neuf, on n'a pas encore creusé de tranchée pour lui. Et alors là sur le mur du paté de maison en face, après que le petit fanion vert ait virevolté sur quelques maisons, pouf, ils le perdent de vue.
Leur flair leur dit, si, si, la journaliste alternative, elle doit nicher par ici, mais où....? Ils restent perplexes devant le petit fanion vert qui virevolte sur le fil d'ADSL de maison en maison.... La journaliste, elle doit être dans le quartier, mais où? Où niche-t-elle la journaliste? "O", dit un policier à son collègue, "tu crois vraiment qu'elle est dans le coin, moi je te dis, ici, c'est pas assez bien pour que loge une personne comme elle, on doit se tromper, ça ne doit pas être le sien ce petit fanion vert. Pour quelqu'un comme elle, il faut au moins une ville comme Paris, ou même New York ou Tokio, "Toute Petite Ville Voisine", c'est pas assez bien pour elle, allez, viens, rentrons, il n'y a pas plus de journaliste alternative ici qu'à Tombouctou !"
En tout cas, si après le 6 juillet vous n'entendez plus parler de moi, c'est que en s'apercevant de mon absence (pendant les grandes vacances, c'est normal) la médecine du rectorat aura tant ennuyé les policiers qu'ils m'auront trouvée et emmenée dans un asile pour hystériques et paranoïaques... où je rencontrerai ma principale arrêtée pour mythomanie.
Et en plus ils m'ont convoquée un Vendredi, mon mauvais jour....
Bon, j'espère que je continuerai à vous écrire après cette date-là !
domino
00:10 Publié dans Humour i-grimoirien. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ADSL, environnement, enseignement





