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mardi, 13 juin 2006

Les chiens à roulettes

Lorsque j'étais adolescente et puis étudiante, j'avais une correspondante allemande avec laquelle je suis restée en relation. Ma correspondante  était allergique à tout, et en particulier encore plus que moi aux piqûres de moustique. Lorsque nous étions jeunes elle habitait avec ses parents dans un appartement qui était presque en centre-ville. Ils n'avaient pas d'animaux. Puis, elle se maria et habitait juste près de la gare de cette ville de 300 000 habitants. Ils n'avaient pas d'animaux. Ses deux filles grandissaient et il fallu trouver une maison plus grande que l'on acheta dans un Orststeil, un village englobé dans la ville. A la périphérie de celle-ci. Le village englobé dans la ville était séparé de celle-ci par un bois.

Ses filles voulurent des animaux. On acheta deux grandes perruches qui étaient presque de la taille de perroquets et dont j'ai oublié le nom, et ces bêtes-là que ses filles adoraient, étaient, aux dires de ma correspondante bruyantes et salissantes (pas les filles qui étaient très sérieuses, mais les deux oiseaux). Non contentes d'avoir chacune dans leur chambre ces deux animaux bruyants qui s'appelaient sans cesse l'un l'autre sans se voir, ses filles voulurent avoir un chien. On prit un petit modèle, pas un Yorkshire, mais un petit caniche blanc qui aboyait bien et gardait bien la maison. Finalement, le fait que la maison de ma correspondante avait été cambriolée une fois, hâta l'acceptation d'un chien dans la maison.

Mais c'est alors que je fis la connaissance du petit bois qui se trouve entre le village englobé dans la ville et le centre-ville. En effet, la promenade du Dimanche est une tradition en Allemagne, mais ici il s'agissait de la promenade du Dimanche matin et cette promenade était plus particulièrement destinée aux chiens. Non pas seulement au chien de ma correspondante, mais à tous les chiens de la ville. Dans ce bois avaient lieu également les rassemblements de chiens d'une même race. Et c'est ainsi que faisant la promenade du Dimanche matin avec ma correspondante, l'une de ses filles si mes souvenirs sont bons, et leur petit caniche blanc, nous fûmes les témoins des moeurs canines de ce bois.

Voilà une premier type de promeneur de chien. C'est tout simplement le propriétaire de 1 à 4 chiens,  tenant ses chiens en laisse (et oui, pas de liberté pour ces heureux toutous dans ce bois, il ne faudrait pas qu'ils s'étripent les uns les autres). Les chiens à bout de laisse se saluent, se reniflent et les propriétaires des chiens font un brin de causette.

Voici le deuxième type de promeneur de chien. Il s'agît de celui qui va à un rassemblement de race canine. Tous les chiens de la même race arrivent dans le bois. Mais attention ! Il y a autant de chiots qui ne savent pas encore marcher assez vite, et de vieux chiens handicapés, que des dames et  messieux âgés qui marchent en s'aidant d'une canne. Les chiots sont assis trois par trois dans des espèces de petites charettes qui ressemblent à des autobus, et les chiens qui sont  trop âgés pour marcher sont également traînés dans des charettes, tandis que les chiens qui savent gambader, toujours tenus en laisse parfois à 5 ou 6 chiens identiques au bout d'une laisse, gambadent  autour de leur maître.

Voici une troisième type de promeneur de chien. Celui-ci tout essouflé  court derrière son chien. Alors que son chien le devance de beaucoup, puis à un moment arrête de courir et batifole dans l'herbe. C'est alors que le propriétaire du chien, vraiment très essouflé, aux muscles de mollets bien  sculptés nous explique : "Ja, ja, das ist nun mal so... Le vétérinaire m'a dit que ce type de chien là doit pour être en forme courir deux heures par jour, donc  je cours devant lui pour l'entraîner". "Et vous courez deux heures par jour ?" "Oui, oui, il le faut bien, c'est pour la santé du chien !".

Alors que j'avais concocté des petites scénettes pour mes élèves du comité de jumelage ayant trait à cette ville, je leur parlais de ce bois phénoménal. Lorsqu'un de mes élèves me répondit : "Ah oui, il y a une voisin de ma fille" (Sa fille habite en Allemagne) "qui a un chien paralysé des deux pattes de derrière. On lui a trouvé quelque chose pour qu'il puisse continuer à marcher. On lui a accroché une espèce d'attelage à l'arrière train avec des roulettes. Ils appellent cela des chaises roulantes pour chien." 

Quelle ne fut pas ma stupéfaction en rentrant chez moi, alors que je feuilletais une revue allemande que mon élève avait aussi, de voir un article sur les chiens à roulettes. Avec une superbe photo d'un chien qui peut continuer à batifoler sur sa pelouse ou du moins sur celle de ses maîtres, grâce à l'attelage muni de deux roulettes qui soutient son arrière-train. Une belle histoire !

Les allemands qui sont autant aux petits soins pour leurs animaux qu'ils le seraient pour leurs enfants, n'arrêtent pas le progrès en matière de médecine vétérinaire.

(Notes ajoutées :

- le nom allemand des oiseaux, qui vient de me revenir en tête,  est Nymphensittich, je ne connais pas le nom français.

- renseignement pris, mon élève n'avait pas lu la revue avant de parler de chiens à roulettes, la présence de ces chiens dans une revue ce jour là et la concordance avec ses dires sont un hasard.)

domino

 

Commentaires

Merci d'être passée, domino!
Célèbre? non!
J'écris tous les jours. Je noircis des cahiers à couverture bleue tous les jours puis je transcris sur mon ordi au fur et à mesure...Ecrire c'est comme une détente après une journée à l'atelier.
Cordialement.

Écrit par : Bona | mardi, 13 juin 2006

Tu sais, si je pouvais faire de mes loisirs (jouer de la musique, chanter, écrire, photographier), un second métier, je serais heureuse.
domino

Écrit par : domino | mardi, 13 juin 2006

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