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vendredi, 07 octobre 2011

Droit de retrait : pas pour Bêtie, pestiférée de l'enseignement...

Roman-théâtre

Je viens de vous avoir parlé des aventures de Doofie et Schnelly, en rade dans une petite gare de province, pas pris en charge pour leur retour chez eux, hier soir...

L'absence de train hier soir, c'était à cause du droit de retrait qu'ont les cheminots, lorsque l'un d'entre eux est agressé dans une région, ils peuvent se mettre en grêve sur tout le territoire de la Sarpénie pour défendre leur collègue agressé, en signe de protestation.

Mais en fait, qu'est ce ça va changer? Les agresseurs éventuels en repousseront que du nombre de jours de la grève, leurs méfaits contre les contrôleurs, car chez eux, rien ne changera. Mis à part pour l'agresseur arrêté.., mais par contre, les passagers eux, surtout ceux de province qui n'ont pas de tranports en commun pour doubler les trains, et n'ont pas pris la voiture le matin en ne pensant pas à une grêve le soir..; et en plus Doofie qui avait déjà la crêve, a eu une aggravation de son rhume qui est maintenant beaucoup plus fort qu'hier, suite au temps humide et froid de la soirée d'hier, pendant laquelle ele a attendu des heures à l'extérieur après un train d'abord, puis après un taxi. Avec Schnelly, heureusement pas toute seule, mais imaginez un peu qu'un plan pareil lui arrive quand son mari sera en Allemagne avec ses élèves. Elle serait restée seule sur le quai derrière la gare toute la nuit dans le froid et n'aurait pris que le train ou le bus le lendemain matin pour rentrer, à moins qu'elle ait cours le lendemain, auquel cas, elle seait retourné faire cours après avoir passé une mauvaise nuit.

Bon, que dire encore?

Que lorsque Bêtie a reçu plusieurs boulettes qui faisaient mal sur elle (de grosses boules de papier froissé lancées avec force), dans la figure, sur la tête, sur le ventre, de côté sur des endroits fragiles lorsqu'elle avait les bras levés pour écrire au tableau.. lorsqu'elle a reçu un marron qui a rebondi au plafond sur la tête, ce qui lui fait encore une légère bosse invisible sous les cheveux, lorsqu'elle a reçu quelque chose d'assez lourd dans l'oeuil, ce qui a fait pleuré son oeuil pendant trois heures, personne n'a songé à faire une enquêtre pour savoir qui dans la classe avait lancé ces objets. Aucun collègue n'a exercé son droit de retrait pour la défendre, même pas localement; Et pourtant ceux qui commettent aujourd'hui ces incivilités alors qu'ils ont entre quatorze et seize ans, voire parfois dix-huit, seront les mêms qui prendront peut-être le train l'année prochaine ou dans deux ans et commetront des incivilités vis à vis des contrôleurs; Quand ils prendront le train pour aller au lycée professionnel  industriel d'abord, puis quand ils prendront le train  quand ils seront plus égés en tant que chômeurs peut-être.

(D'ailleus Doofie doit en vouloir à Bêtie, de ne pas avoir incité ses collègues à exercer leur droit de retrait pour elle... car c'est à cause de profs comme elle (qui reste parmi ses copines quand même) qu'elle s'est retrouvée en rade hier.)

Les collègues, mettre Bêtie dans leurs revendications lors de la grève nationale? Pour aider Bêtie, cette pestiférée de l'enseignement???

Avec Bêtie, on a fait le contraire, au lieu de souligner son courage de rester dans cette classe (un remplaçant éventuel ne ferait peut-être pas mieux qu'elle...), au lieu de souligner son mérite de ne pas se metre en congé maladie dans ce type de classe, ce que ferait beaucoup de ses collègues, déjà au bout de deux jours passés avec eux, se bat qutidiennement pour améliorer la situation. Evidememnt Bêtie ne prendra pas de congé maladie, même si on la met à la porte.
Bien sûr on lui a donné des conseils : "Si tu leur donne des punitions impossibles à farie ou trop longues ou des colles, tu vas les braquer contre toit, il vaut mieux leur parler, être gentille avec eux.. "d'ailleurs Bêtie a toujours été considérée par ses collègues comme une prof "trop gentille", ce qui veut dire  en langage d"élève "très gentille, mais si gentille qu'on a envie de lui marcher sur les pieds". Et ses collèges de SEGPA dont el drecteur disent qu'il ne faut pas punir.
Alors,l'an dernier après le premier des trois remplacements de l'année (les deux suivants sur trois collèges s'étaient bien passés et aucun reproche ne lui avait été fait, sauf l'hirtoire que son collège du remplacement d'avant lui réclamait les clefs de l'armore qu'elle lui avait déjà rendues, Bêtie a reçu une lettre de la rectrice, lui enjoignant d'avoir plus d'autorité, sinon, elle risquait la mse à la retraite. Alors, lui donner ce genre de classe, c'est vraiment tout farie, pour qu'elle ait de nouveau des problèmes d'autorité et qu'elle soit mise à la retraite sans réussir avant son agrégation, râtée de peu l'an dernier l'externe).

Alors, pour avoir plus d'autorité , Bêtie a sévi... et maintenant, ce n'est pas bon de sévir, il faudrait savoir... c'est vrai que ce système d'observations, de colles, etc.. c'est tout le rituel de l'enseignement, dont on n'a pas besoin quand on fait de l'enseignement aux adultes en association. Ce qu'il faudrait, c'est enlever le chahut de l'enseigenement, en cassant la tradition du chahut. Et comment casser la tradition du chahut. Déjà que les parents comprennent leur rôle d'éducateur, en arrêtant de dire à leurs enfants : "Oh, de toute façon, si tu chahutes, tu auras le chômage" ou bien "J'ai chahuté et j'ai eu un bon métier quand même! et je gagne maintenant plus que mes profs n'ont jamais gagné." De tels propos sont tenus pas des parents irresponsables.

Leur mauvaise éducation vient généralement des parents qui sont leurs premiers éducateurs et s'ils éduquaient leurs enfants dans le respect de l'adulte, les enseignants pourraient exercer le service pour lequel ils sont payés,  l'enseignement et non  l'éducation, qu'on leur demande de plus en plus souvent et qui est mis dans leurs nouveaux statuts. Alors comment être à la foir surveillant et prof? D'où cette épreuve de CAPES et d'agrégation : "Comment agir en fonctionnaire de l'Etat de façon éthique et responsable?" et Bêtie a eu une bonne note l'an dernier : 3,5/5 en agrégation externe ce qui est l'équivalent de 14/20.Coef 3 avec la traduction, coef 3 de la note /5 ce qui donne 10,5/15.

Qu'elle est la différence entre les deux? L'enseignement, c'est expliquer sa matière, la rendre accessible aux élèves et faire en sorte qu'ils en retiennent les contenus pour que cela leur soit utile dans la vie, l'éducation, c'est apprendre aux élèves à vivre de façon civilisée, ne pas gêner les autres par le bruit, même dans les couloirs, entendre les élèves crier à chaque intercours et aux descentes en récréation et aux remontées de récréation, n'est pas forcément agréable pour toutes les oreilles. Encoer les cours de récréations de primaire sont agréables parce que les élèves ont des petites voix pas très fortes, les cours des lycées sont presque silencieuses, mais les cours des collèges, ce sont des  cris très forts, et les couloirs des collèges, pareil! Et Betie a remarqué que dans ce collège là les élèves crient toujours au lieu de parler. Dans le collège où Bêtie a fait un remplacement en juin, collège de ZEP pourtant, les élèves arrivaient calmement dans le couloir, ils ne paralaient même pas entre eux et attendaient gentiment. Différence de mentatlité. Peut-être que la ZEP et les actions éducatives qui y sont liées ont fait leur effet??!! 5finalement, Bêtie a vu sur son bulletin de salaire l'idemnité ZEP pour ce remplacement là et l'un des deux collèges du mois de Mai. Quand même! Et des rappels années antérieures... (Des rappels ce sont des sommes dûs par l'organisme payeur mais qui n'ont pas été versées en temps et en heure, mais le fonctionnaire ne reçoit pas pour autant, les intérêts que ça lui aurait rapporté s'il avait pu faire fructifier cet argent plus tôt..ou les agios en moins qu'il aurait eu).

Ce jeudi, la classe était propre en fin d'apès-midi, et Bêtie n'a rien reçu de la journée dans la figure ou sur elle. Mais elle n'a pas les quatrième, le Jeudi.

Bon, Bêtie pour son oeuil au beurre noir et sa bosse sur la tête, personne n'a fait grêve pour elle. Maintenant la situation en classe s'améliore, car l'administration s'en est mélée. Mais grâce à ses SEGPA, Bêtie s'est encore pris un rapport sur son manque d'adaptation de sa pédagogie aux SEGPAS, Pourtant Bêtie n'est pas de ceux qui donnent des choses trop difficiles aux élèves. Quand elle était au lycée, sa collègue agrégée trouvait que ce qu'elle donnait était trop facile et qu'elle notati trop large, alors qu'y comprendre??? Les avis sur Bêtie sont diamétralement oppsosés. Des admisstrations disent : "Vous en sévissez pas assez!. D'autres disent "Vous sévissez de trop et les élèves se révoltent contre vous". Des admisnsitations disent "Vous ne faites pas de chosees assez compliquées." D'autres "Vous faites des choses trop compliquées..." Mais là, Bêite a bien vu que ses SEGPA ne savaient rien et dès le début elle a tout repris à zéro : l'alphabet, les chiffres, les nombres, les jours, les mois, je me présente ich bin.. ich wohne in...), je présente quelqu'un. On ne peut pas faire plus simple que ce que fait Bêite et on lui dit encore que c'est trop compliqué...

Elle fait la conjugaison du présent au singulier, et on lui dit : "C'est trop compliqué de leur apprendre les différents temps..." et pourtant, elle n'a fait jusqu'ici que le présent! elle va faire les couleurs, et des choses comem cela, vraiment des trucs simples et c'est toujours trop compliqué, alors que faire? Ou que croire des personnes qui disent que c'est trop compliqué.

Au début de l'année, elle avait remarqué que des feuiles polycopiées disparaissaient de son armoire fermée, et que parfois elle ne trouvait plus ce qu'elle voulait donner aux élèves à l'heure suivante ou bien il manquait des exemplaires...parfois avec des fautes d'inatatention que Bêtie a corrigé elle-même ensutie sur les feuilles distribuées aux élèves, par exemple elle avait écrit par disatraction "Nombres oridaiux" au lieu de cardinaux en haut d'une feuille où elle voulait écrire les deux.. mais elle n'avait pas eu le temps de metre les nombrs ordinaux, cette feuille, prise dans son armoire sans le rectificatif de la coquille, risque de lui poser des problèmes si elle a été envoyée telle quelle à l'inspection ou mise dans son dossier.

On lui a dit, ces pauvres petits 5ème SEGPA, vous leur dites prenez une feuille et écrivez les nombres jusqu'à 10.. mais c'est trop dur pour eux. Une fois l'interrogation corrigée, un élève avait 5,5/10, un 7,5/10 et les autres tous entre 9/10 et 10/10. Avec la date il y a même deux bonus à 10,5/10 et 11/10! et cette interro les a encouragé, et elle aurait aimé leur faire une interrogation sur les jours de la semaine, et elle ne l'a pas fatie, car on lui a fait ce reproche, mais je suis sûre que les élèves auraient aimé faire cette interrogation.

Tout cela pour vous expliquer que Bêtie ne sait plus sur quel pied danser, et en fin de carrière (elle enseigne depuis bien 35 ans et a encore 4 ans et 11 mois à faire..) on lui donne encore des leçons...

Le problème des enseignants, c'est qu'ils doivent faire deux choses à la fois... enseigner et éduquer, bon, il y a des matières où l'on peut faire les deux, des matières en français, par exemple. Quand on a des élèves avancés en allemand, on peut leur donner des textes dont la morale est bonne ou qui sont éducatifs et pas seulement de la pure culture. Mais quand on leur apprend le BA Ba d'une langue, comment leur faire des textes éducatifs? Et c'est plus difficile de les débuter quand on a eu une autre professeur avant, car ils disent toujours, la prof de l'an dernier était mieux que vous. C'est la chanson habituelle.

Bêtie téléphone à Dummie qui l'écoute plus que Doofie aujourd'hui, car elle ne la rend pas responsables des problèmes de train, et Bêite continuer à raconter :

Autre chose : On m'a dit au bureau "La professeure des écoles qui a les SEGPA (dans des matières comme le français) n'a que 25 ans et elle est mieux que vous. Tous les matins elle arrive à 7 heures et demi pour préparer son tableau. J'avais un rétroprojecteur, mais on l'a enlevé de la classe, il aurait pu servir de tableau préparé. Bêtie arrvie à 7 heures 45 le seul jour où elle a cours à 8 heures, sinon, elle arrive vers 9 heures et demi ou 10 heures du matin quand elle a cours à 13 heures 30, soit plus de 3 heures avant ses cours....

Un collègue s'est plaint qu'il y avait du bruit dans sa classe, encore hier matin.. alors qu'hier matin, elle était toute seule dans la classe et ne faisait pas de bruit. Au moment de la récréation de 10 heures il y a bien eu  5 ou 6 élèves que je ne connais pas qui regardaient par ma porte sans entrer, ce que je faisais.. j'étais en train de ranger mes affaires dans l'armoire, bien classées par cours pour cours de la journée. Et çà faisait tant de bruit? 

Bon, la professeur des écoles serait mieux que Bêtie, à 25 ans..;

A 22 ans, Bêtie était auxiliaire, elle avait son premier poste avec une licence et un C2 de maîtrise (maîtrise qu'elle a complété dans les années 2000). Elle dormait dans l'établissement où elle travaillait, les élèves la dérangeaient à tout bout de champ dans la journée (elle avait coupé sa chambre en deux, avec une partie bureau en face de la porte et le lit caché derrière des armoires, faisait une second epièce où les élèves, parfois aussi agés qu'elle, même plus vieux,  n'allaient pas, heureusement! et ele n'était tranquile que le dimanche. Ils venaient par exemple leur apporter leurs copies, leurs classeurs... jamais rien n'a disparu de sa chambre, ils étaient honnêtes.

Plusieurs professeurs avaient leur chambre dans le lycée collège et c'était une belel ambiance jeune entre eux.

Elle avait pour ses classes les plus basses, des 3ème, des effectifs de 32 à 35 élèves. Epoque des méthodes audio-visuelles. Participation très active, ça marchait impeccablement bien, eles cahiers étaient bien tenus, tous les exercices refaits, ils avaient un classeur pour le cours, qui leur servait en même temps de dictionnaire illustré classé par type de mots et un cahier d'exercice.

A 23 ans, elle était mariée avec son Rapidy, qu'elle avait recontré 5 ans auparavant en fac,  elle avait 22 heures par semaine avec 7 classes dont les deux 3ème toujours à 32 ou 33, des Terminales à une trentaine aussi.; des premières et des secondes...

Elle a eu son CAPES a 25 ans et a fait son stage en trois trimestres à 3 ou 4 co-stagiaires selon les trimestres dans la classe des conseillers pédagogiques (3 sur l'année, 1 par établissement). L'un d'eux a été inspecteur depuis.

A 26 ans en collège, elle avait 5 classes de 24, avec les déboublements de soutien, cela ne faisait que 5 classes. méthodes audio-visuelles, Bêtie ramassait tous les cahiers d'exercices et les corrigeaient toutes les semaines, faisait faire les corections des devoris dans un cahire de correction, les élèves aveaient trois cahiers et un livre et débarassaient leurs tables completement quand on faisait de l'oral, pour ne pas bricoler avec leurs affaires, ils lui obéissaient au doigt et à l'oeuil. Elle avait trois TB dans sa note adminsitative dès la deuxième année, elle faisait le jumelage.. à 26 ans. Elle faisait trois heures de club d'allemand par semaine, gratuitement, une chorale pour les 6ème et un goupe choral et instrumental pour les 5ème à 3ème, dont le répertoire était uniquement allemand  (et autrichien bien sûr, des élèves à la voix d'argent ont chanté  le canon "Alles schweiget, Nachtigallen" de Mozart à deux par voix; Elle était très appréciée de sa collègue de musique. Et jouait des flûtes à bec et de la gutare dans sonn orchestre.

Ses collègues plus âgés (à peine plus âgés, ceux qui lui reprochaient cela, n'avaient que environ 37 à 39 ans), lui reprochaient "d'en faire de trop". Et l'une de ses collègues est allée raconter des histoires fausses sur elle au nouveau principal lors d'un changement de principal. Et c'est là qu'ont commencé tous ses ennuis car alors sa noter administrative n'a plus été trois TB et elle a demandé sa mutation. 

Remontée spéctablularie lorsqu'elle a été enfin nommée en lycée, et descente aux enfers depuis 6 ou 7 ans qu'elle est en zone de remplacement. Soit on lui donne des remplacements qui ne corespondent pas à sa matière comme l'année et le mois en doc, soit on lui donne des remplacements biens, mais éloignés de chez elle, soit on lui donne des remplacements avec des élèves pénibles.

Et son mari en bon prof la traite encore hier soir de "Pénible!", car il la prend pour une élève...

Bon, sa collègue, prof des écoles de 25 ans, est mieux qu'elle parce qu'elle prépare son tableau à 7 heures 45 le matin. Si Bêtie préparait son tableau, le premier qui lui demanderait "Darf ich das Datum an die Tafel schreiben?", se chargerait avant qu'elle ait eu le temps d'intervenir, d'effacer ce tableau chèrement préparé en 30 minutes pour les 3 classes qu'elle a d'affilée, et s'il pouvait tenir pendant une heure, un élève beinveillant à la fin de l'heure lui effacerait le tableau des deux heures suivantes en demandant "Darf ich die Tafel abwischen?", joignant le geste à la parole. Car ces deux phrases font partie des rituels de la classe d'allemand.

Pour Bêtie,

domino

 

Les transports en commun : la galère!

Roman-théâtre

(Doofie et Schnelly sont mes personnages de théâtre, professeurs tous les deux, ils intègrenet les transports en commun dans leur vie quotidienne).

Hier matin , comme Schnelly devait prendre son train à 8 heures et quelques minutes du matin, Schnelly et Doofie vont à la gare; Ils prennent le même train, pas de problème jusque là. Doofie est même un train plutôt que d'habitude et se dit : "Tiens, je vais voir s'il n'y a pas de car pour monter au collège (sinon, cela fait 40 minutes à une heure à pied selon son chargement et sa forme, un peu enrhumée depuis hier, Doofie à la belle voix, se remet à se moucher et à tousser). Doofie regarde sus ses horaires, et si... il y a un car à 8 h 39 précise (en fait, les horaires sont difficiles à consulter, car la ligne gare-collège est répartie sur 8 plus grandes lignes différentes, et presque tous les cars qui font ce bout de parcours, au début, à la fin, ou au milieu de leur parcours passent vers 7 h 30 à la gare d'arrivée de Doofie, heure où ils s'arrêtent, car plusieurs personnes les prennent.

Mais à 8 heures 30 et des, c'est la galère... Un premier car passe, le nom de la ville de son collège est en lettre de lumière sur son panneau avant, il s'arrête  à 20 mètres de Doofie (les arrêts sont à peine matéiralisé, deux arrêts en tout sur la place de la gare, mais les bus ne s'arrêtent pas forcément aux arrêts. Pas de passager juste devant sa porte, Doofie court tant bien que mal pour le prendre, il redémarre avant qu'elle arrive au bus. Elle court derrière, fait des signes, rien à faire, il est parti...

Doofie décide donc d'aller à pied, elle a à peine tourné les talons qu'un deuxième car arrive avec le nom de la ville où est son collège en lettres de lumières sur le devant, Doofie fait demi-tour fait signe au chauffeur qui la voit ou ne la voit pas, change son pannonceau en Dépot, écrit en lettres de lumière. Doofie traverse la rue en face de la gare, voit une troisième car arriver avec toujours le nom de le ville où est son collège en letres de lumière, elle se retourne, fait signe à la conductrice qui se trouve à ce moment juste en face d'elle, qui la voit ou ne la voit  pas... elle redémarre aussi sec après le signe de Doofie et houp là là, le car s'en va... sans Doofie.

Doofie se pose une question : Est-ce que cette compagnie affrêtée par le Conseil Régional pour les transports régionaux par car, est aus service du client ou est-ce le client qui est à son service?

Bon, ce n'est pas grave, Bêtite ne travaille que cet après-midi, mais elle a encore un tas de travail à faire d'iici-là!

Le soir, Doofie reste à une réunion, puis descend vers la gare, avec Schnelly qui est venu à sa rencontre...  à pieds, il n'y a plus de bus à cette heure là, mais comme mis à part la côte initiale, ça descend (on peut même descendre par des escaliers),

Schnelly lui montre un message sur son portable sur la route, il y a quelques chose de très grave, dit en même temps Schnelly. De très grave? S'exclame Doofie en retour en regardant le message, mais dans les secondes qui précèdent plein de malheurs possibles défilent dans sa tête, Maison sinsitrée? Proche décédé? Et elle lit "ter" En raison des sérieuses perturbations causées par l'agression d'un contrôleur..; Doofie se demande : C'est grave? Donc, Schnelly a agressé un controleur et a semé la perturbation dans le train? Moi, ce matin, j'ai dû sortir ma carte, juste au moment où j'allais descendre, et je n'ai pas râlé, alors que j'ai faillie à cause d ela controleuse qui me controle juste avant que je descende, râter mon arrêt. Parfois Schnelly s'énerve sur les contrôleurs, surtout les contrôleuse, par exemple quand il est contrôlé deux fois sur le même parcours. Une fois, il avait lié conversation avec la permière contrôleuse, tout juste s'il ne la draguait pas, et devant moi! Et la deuxième qui éait plus mingnonne que la première d'ailleurs, selon le goût d'une femme, mais les hommes n'ont pas forcément le même goût, s'est prise un discours de morale pace qu'elle contrôlait une deuxième fois et que Monsieur Schnelly avait été contrôlé deux fois.  Doofie a dit alors : "Mais Schnelly, tu exagères, laisse cette dame faire son travail!" Doofie n'a pas envie d'être mise dans le même sac que Schnelly.

En l'espace de quelques secondes, des scénarios montent à la tête de Doofie, peut-être qu'après sa descente du train ce matin, Schnelly aurait râlé parce que la contrôleuse encore une... Schnelly es un rien mysogyne lorqu'il s'agit de cotnôleuses... parce qu'elle m'aurait contrôlée juste avant la descente. Ou bien, elle la contrôlé lui, et il a râlé pour autre chose.. Bon, je ne sais pas...

Puis en lisant la suite du mesage, je comprends que c'est  une grêve générale des trains et pas seulement sur ma ligne et Schnelly a précise qu'un contrôleur a été agressé quelque part en France, mais ce n'est pas lui l'agresseur, alors je me demande ce que ça fait sur son téléphone, sur le moment, j'ai cru que c'était mois et lui qui sommes interdits de transpots en commun... vraiment, ce message est mal rédigé, et puis, pourquoi sur son téléphone à lui? Parce qu'il était écrit qu'on devait choisir d'autres moyens de locomotion. Bon, alors, ce n'est pas si grave que cela.. on aura peut-être un train quand même, si c'est "quelque part en France,, pardon, en Sarpénie, car dans le roman de Doofie et Dummie, elles habitent la Sarpénie, pays imaginaire..

Doofie mange son pique-nique en route sur un banc, car avec les cahiers qu'elle a corrigé entre midi, elle n'a pas eu le temps de manger... de toute façon le tain, on l'aura bien, d'ici 20 heures et des, il y a le temps. On arrive, je ne sais plus si c'est 19 h ou 19 h 30 sur le quai, c'est plutôt 19 heures.  Il commence à faire frisquet, car depuis hier, les grosses chaleurs sont passées, et d'ailleurs dès le premier rafraîchissement, le nez de Doofie qui n'aime pas le temps frais, s'est enrhumé; elle est même comme un peu grippée, car à certain moment, elle a comme des nausées. Surtout quand elle est debout ou quand elle se lève de sa chaise.

Bon, arrivés à la gare, le train est marqué et figure en vert, donc, il roule s'exclame Doofie. ça métonnerait, dit Schnelly. Prophète de malheur, pessimiste! lui rétorque Doofie. Doofie qui assise sur un banc face au quai, car à cette heure la gare est déjà fermée, commence à trouver le temps frisquet. Une famille attend des gens qui doivent arriver dans l'autre sens, ils ont des bébés, ça passe le temps de les observer. Et puis, un élève de troisième SEGPA de Doofie vient faire des tours à vélo sur le quai e fait meme des numérois d'équilibriste pour la frime, il roule sur la roue arrière, en passant plusieurs fois devant Doofie. ça veut dire : "Moi, je ne sais pas faire d'allemand, mais je suis fort à vélo!!" Il ne regarde pas Doofie, ne dit pas bonsoir, mais son petit frère qu'il a emmené avec lui (sans vélo, il est à pieds), est plus poli que lui. Doofie est emmitouflée dans sa capuche en laine, il ne l'a peut-être pas reconnue!

Un train aux vitres toutes noires passe dans l'autre sens. Sans passagers. Un deuixème train dans l'autre sens s'arrête, il amène une famille complète qui ressort de la gare avec la famille aux bébés. Ils ont aussi des bébés. Dans le sens de Doofie et Schnelly, rien, quelques passagers attendent.  A l'affichage, le pannonceau électronique met en rouge les trains ayant du retard ou étant supprimé, déjà deux trains supprimés dans l'autre sens, plus le train qui s'est arrêté, un autre dans l'autre sens voti son retard augmenter..; 50 minutes, 60 minutes, 70 minutes...

Shnelly et Doofie attendent .. Pas la peine d'attendre, dit Schnelly, j'appelle un taxi.

Non, il est encore affiché! dit Doofie, on ne va pas encore payer 50 € de taxi, alors qu'on a déjà payé notre place (avec le billet mensuel). Le train est encore affiché en bleu. L'un des trains rouges de l'autre sens disparait, on attend, le train, toujours affiché en bleu sans retard, est visiblement en retard, un train sans passagers, avec des cabines passagers noires est d'ailleurs passé à grand vitesses et sans s'arrêter dans l'autre sens, les trains roulent sans passagers et sans s'arrêter.

Soudaine le train affiché en bleu devient rouge et hop, la ligne du train disparait, il y en a un autre à 21 heurs 40 et des... Bon, on attend celui-là se dit Doofie, coup de vent, la pluie se met à tomber, ça devient franchement humide ici, le rhume de Doofie, ne va pas en s'améliorant..son dos devient froid, malgré la veste en polaire et la capuche de laine qui s'étend un peu sur ses épaules, Doofie sent le froid gagner son dos d'enrhumée, de quoi faire bientôt une pneumonie, ce qui par les temps qui courent lui arrive souvent ces dernières années. Ou une laryngite, et la belle voix disparaîtra pour quelques semaines vore un mois ou deux, pendant lesquels Doofie ne pourra ni chanter, ni faire de voix aigues dans ses compositions improvisations vocales..

Trois ou quatre trains de marchandises sont passés, des trains louches pour au moins deux d'entre eux, wagons blindés tous identiques, sans marque de société, les trains atomiques ne doivent pas toujours être annoncés, en plus, je suis en train de prendre plein de radiations atomiques, pense Doofie. Ces  tains presque fantômes passent à vive allure.

Doofie a été élevée avec les trains.. les trains à vapeur qui passaient dans le fond de son jardin.... quand elle était petite; Celui qui, à trois heures du matin, l'avait réveillée, en lui faisant si peur. Jusqu'à l'âge de sept ans, elle et son frère dormaient dans la chambre derrière. Après, ils ont changé de chambre avec leurs parents, en même temps qu'ils ont changé de médecin, je pense que c'est à cause de la cheminée du feu continu qui traversait la chambre devant, ele était plus chaude et ils étaient moins enrhumés, car petits, ils avaient dormi dans une chambre sans chauffage. C'était dans les années 50. Quand on était malade on dormait dans le salon près du feu continu, et Doofie a un souvenir agréable de ces journées passées allongées sous une couverture avec les serviettes éponge sur l'oreiller en cas de catastrophe venant de la bouche, et du goût des badigonnages de la gorge, meilleurs que certains autres médicaments au goût atroce.

Bon, les trains à vapeur passaient derrière la chambre de derrière avec leur panache de fumée polluante mais on ne savait pas que ça polluait), et leur bruit parfois infernal surtout le bruit des bièles quand ils passaient lentement; dans les toilettes dans la cour, se cachait "Petit loup" qui était sensé défendre Doofie des grands loups qui étaient dans les locomotives et dans les trains de machandises... "Petit loup", bien sûr était tout à fait imaginaire. Doofie animait dans son imagiantion d'enfant les objets : Dans la chambre devant, c'était la lampe du plafond, le lustre qui avait acquis une vie propre et était tantôt amical, tantôt menacçant. Ce lustre prenait vie lorqu'on éteignait la lumière... dans la demi-ombre des lampadaires de la rue.

Les trains passent ce soir, soit pleins et lours comme ces lourds trains de marchandise aux wagons tous identiques au contenu mystérieux et peut-être dangereux, ou les trains de voyageur, fantômes;, sans  leurs lumières le dernier train a fait comme le premier : le panneau bleu devient soudainement rouge et c'est écrit "Supprimé"; un monsieur qui travaille à la carrière et ne prend plus sa voiture depuis quelques temps, peste. Comment va-t-il farie maintenant, il habite à bien 90 km de train ligne directe), et revient demain pour travailler. Il dit qu'il va retourner sur son lieur de travail s'abriter dans le local, mais s'il dort mal il ne pourra pas travailler demain, et tant pis, il perdra sa journée! A cause des trains...

Un autre monsieur vient d'arriver, car le train supprimé a été cette fois affiché 10 mn avant l'heure de départ. Quoi? Supprimé? Et moi qui sort de ma journée de travail, s'exclame le monsieur! Pas content non plus. Il n'avait même pas de message sur son portable pour le prévenir.

L'heure du train est passé, dernier espoir perdu. Schnelly téléphone a plusieurs taxis, le réponse est toujours la même : "Taxi réquisitionné par la SNCF", finalement l'une de leurs compagnies habtuelles leur annonce qu'un collègue va conduire quelqu'un au bout de la ligne et revient vers 11 heures et demi. C'est la seule possibilité.

QUand il passe, ils est dans l'autre sens, et comme il fait froid, il les prend quand même, dans les deux sens... Doofie est compressée  à l'arrière gauche ... Ils sont 4 passagers, en plus de Schnelly et du chauffeur, il y a deux hommes... l'un d'eux sent le vin, ça sent l'homme et le vin.; un peu écoeurant. On fait le parcours jusqu'au bout de la ligne, le chauffeur connait la route moins bien que Doofie. Doofie regarde le ciel qui s'est dégagé, la lune brille fort, au Sud,mais l'horizon nord est tout aussi éclairé par une lueur blanche dont on ne peut distinguer la source, une aurore boréale lointaine.. Rien de bizarre dans le ciel, aujourd'hui! Doofie regarde les étoiles... le cel clair, les contours des arbres, le ciel devient plus sombre dans le département voisin et la région voisine, moins peuplé. L'homme qui sentait le vin descend. L'autre homme reste jusq'au terminus. ça ne sent plus le vin et l'homme; Il descend aussi. On est sur la chemin du retour, Doofie aura bien fait 80 km gratuitement en plus des 15 km payants du parcours officiel qui coûteront 30 €. Sur le chemin, le taxi prend un jeune homme qui insitse pour être pris, il était à pied sur la bord de la route; il est déposé en pleine campagne à seulement 800 mètres de chez lui... 20 €, jeune homme. Lui, ce jeune homme sentait le tabac. Doofie déteste cette odeur là. "Si, si, je vais payer, monsieur, dit le jeune homme qui s'installe devant, tandis que Doofie et  Schnelly  prennet leurs aises derrièrre. Et le jeune homme  paie, 20 €.

Schnelly et Doofie sont seuls sur le retour. Doofie regarde les étoiles. En passant devant la gare où ils auraient dû prendre le train, le conducteur remet son compteur à zéro et il comence à tourner pour Schnelly et Doofie.  Elle regarde les contours du paysage, qu'elle ne peut pas observer d'habitude. Cherche les sources de lumière trompeuses.

Bon, Schnelly et Doofie, sont  reconduits à leur gare de départ, ils n'ont pas de prise en charge SNCF comme les deux premiers passagers. Schnelly  paie 30 € à la descente. Pour eux deux.

Quelle soirée!!!

Pour Doofie et Schnelly

domino